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Tome quatorzième.
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I 7 e FEU

comme leur résistance dans cette machineest presque insensible , n’ayant guere lieuqti'aux tourillons du balancier, dont le rayonest extrêmement petit par rapport au bras dulevier de la puiflance, on les regarde commenuls, pour ne point trop composer la formule.

Art. 44. L’on peut rendre la formule plussimple dans le cas ou l’on veut en faire usage.Je considéré que parmi les grandeurs quicomposent la formule ci-dessus, il y en aplusieurs qui font déterminées par la disposi-tion qu il faudra donner à la machine ; parexemple , son connoîtra toujours le bras dulevier 8c le poids de la colonne d’eau qu ilfaudra élever dans la cuvette d'injection, parla disposition des tourillons du balancier,& par conséquent le rapport des deux brasdu levier , le poids des attirails des pompesaspirantes ayant déterminé la profondeur dupuits , la pesanteur du grand piston 8c cellede la coulisse; c'est-à-dire qu'il faut suppri-mer de la formule ci-dessus la pesanteur dugrand piston , le produit du poids de la cou-lisse par son bras de levier : lì on soustraitd’abord le poids des attirails pour avantagerla puissance agissante , il est aussi naturel deplacer les tourillons dans le milieu du balan-cier, à moins qu’on ne soit contraint d'enuser autrement pour rendre le bras de levierde la puissance plus grande que celui dupoids , 8c il ne restera plus dans la formuleque les trois grandeurs D , d 8c h, qui sontsujettes à varier.

Art. 45. Connoiffant le diamètre du pijìondes pompes , & la hauteur où l’on veut enleverl’eau , c’eft-a-dire la profondeur du puits ,trouver le diamètre du cylindre. On a déter-miné le diamètre des pompes (art. 42) ,afin que la machine puisse fournir une cer-taine quantité d'eau proportionnée à la re-levée du piston , 8c au nombre des impul-sions par minute. Par le même article, on aaussi déterminé la profondeur du puits; il nes'agit, pour connoître le diamètre du cylin-dre , qu’à supposer D = x 8c D 1 = x 2 ,8c dégager cette inconnue. V. Equation.

Art. 4 6. Connoiffant la hauteur où l’ondoit élever l’eau , ou la profondeur du puits ,& le diamètre du cylindre , trouver le diamètredu piston des pompes. Pour connoître le dia-mètre du piston des pompes , 011 supposeque le diamètre du cylindre est déterminé,

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de même que la profondeur du puits ou l'onveut faire monter l'eau , ou la refoulantfur une éminence. Pour cela il faut suppo-ser d = x 8 cd 2 = x 2 , en la place de d 2 , 8 crésoudre l’équation.

Art. 47. Connoiffant le diamètre du cylin-dre & celui des pompes , trouver la haut eu ■ oùVon veut enlever Veau , ou la profondeur despuits. Pour connoître la profondeur du puits,on suppose que le diamètre du cylindre estdéterminé de même que celui du piston despompes, qui doit aspirer ou refouler l'eau ;il saut supposer h = x , 8 c en la place de h ,il faut mettre sa valeur qui est x dans la for-mule générale.

Dépense de la machine à feu , telle qu’elle efdans nos planches. La machine à feu du boisde Bossu, est la plus parfaite que nous ayonsdans les environs. Ceux qui en ont fait ladépense, m'ont dit quelle leur avoir coûté ,y compris le bâtiment dans lequel cettemachine doit être renfermée, environ trentemille livres, ci.30000 liv.

Le puits dans lequel doiventêtre montés les pompes, les boispour garnir les parois , 8 c ceuxpour soutenir 8 c entretenir lespompes , y compris la main-d'œuvre , a coûté environ vingt-cinq mille livres, ci . . . z 5000

Total.35000 liv.

On observe que la dépense d'une sem-blable machine à feu , paroît coûter envi-ron cinquante-cinq mille livres, 8 c c'est sui-vant que le puits est plus ou moins profond,8 c que la nature du terrein peut permettrede creuser le puits de la profondeur proposée.

Le jeu de cette machine est très-extraor-dinaire ; 8 c s’il falloit ajouter foi au systèmede O escarres, qui regarde les machines com-me des animaux, il faudroit convenir querhomme auroit imité de fort près le créa-teur , dans la construction de la pompe àfeu , qui doit être aux yeux de tout carté-sien conséquent, une espece d’animal vi-vant , aspirant, agissant, se mouvant de lui-même par le moyen de l’air, 8 c tant qu'ily a de la chaleur.

Feu , (Chymie.) Le chymiste, du moinsle chymiste Stahlien, considéré le feu sousdeux aspects bien différens,