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Tome quatorzième.
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Premièrement, comme un des matériauxou principes de la composition des corps ;car , selon la doctrine de Srahl bien résu-mée , le principe que les chymistes ont dé-lîgné par les noms de soufre , principe ful-phureux , soufre principe , principe huileux ,principe inflammable , terre inflammable &colorante , Sc par quelques autres noms moinsconnus , que nous rapporterons ailleurs,voyeç Phlogistique ; ce principe, dis-je,n’est autre chose que le fin même, qu’unesubstance particulière, pure Sc élémentaire,la vraie matière, lette propre du feu , lefeu de Démocrite Sc de quelques physiciensmodernes.

Stahl a désigné cette matière par le motgrec phlogiflon , qui signifie combustible , in-flammable ; expression que nous avons tra-duite par celle de phlogistique , qui est de-venue technique , Sc qui n’est pour nous,malgré fa signification littérale , qu’une deces dénominations indéterminées qu’on doittoujours sagement donner aux substances,fur l’esience desquelles règnent diverses opi-nions très- opposées ; or les dogmes de Bê-cher Sc de Stahl, fur les principes du feu ,qui paraissent démontrables à quelques chy-mistes , font au contraire, pour quelquesautres & pour un certain ordre de phy-siciens , incompréhensibles Sc absolumentparadoxes, Sc par conséquent faux ; consé-quence que les premiers trouveront, pourl’obíèrver en passant, aussi peu modeste quelégitime. Quoi qu’il en soit, ce sera sousce nom de phlogistique que nous traiteronsdu principe de la composition des corps,que nous croyons être le feu. Voye[ Phlo-gistique.

Les phénomènes de la combustion, dela calcination, de la réduction , de la dé-tonation , en un mot, de tous les moyenschymiques , dans lesquels le feu combinééprouvé quelque changement chymique ;tous ces phénomènes, dis-je, appartiennentau feu , considéré fous ce premier point devue. Fl Combustion, Calcination, Dé-tonation, Réduction, Phlogistique.

Secondement, les chymistes considèrentle feu comme principe de la chaleur. Le motfeu , pris dans ce sens, est absolument syno-nyme dans le langage chymique, à celui dechakur. Ainsi nous disons indifféremment

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le degré de chaleur de F eau bouillante , ou iedegré de feu de F eau bouillante.

Nous avons dit ailleurs (article Chymie.)que le feu , considéré comme principe de lachaleur , étoit un instrument ou agent uni-versel que le chymste cmployoit dans l’opéra-tion de Fart, ou dont il contemplait les effetsdans le laboratoire de la nature. Nous allonsnous occuper dans cet article de ses effetschymiques, dirigés par l’art;

Toutes les opérations chymiques s’exécu-tent par deux agens généraux , la chaleur &les menstrues. Mais cette derniere cause elle-même , quelque générale Sc essentielle quesoit son influence dans les changemens chy-miques , est entièrement subordonnée à lachaleur, puisque le feu produit absolumentSc indépendamment du concours de toutautre agent, un grand nombre de chan-gemens chymiques, au lieu que faction desmenstrues suppose nécessairement la chaleur(voye^ Farticle Chymie, le mot Menstrue,& la fuite de cet article J ; en sorte quele feu doit être regardé comme le moyenpremier Sc universel de la chymie pratique.Aussi le feu a-t-il mérité de donner ionnom à l’art ; la chymie s’appelle dès long-temps pyrotechnie , l’art du feu.

Les chymistes ont exalté les propriétés dufeu avec un enthousiasme également digne dusujet Sc de l’art. Le passage de Vigenere, citéà l ’article Chymie ,est sur tout remarquableà cet égard.

XJn célébré chymiste de nos jours,l’illustreM. Pott, fait cet éloge magnifique du feu ,dans son traité du feu & de la lumière. " Ladignité Sc l’excellence de cet être , dit M.Pott, est publiée dans l’écriture-sainte , oùDieu même se fait appeller du nom de lalumière ou du feu , quand il y est dit , queDieu est une lumière, qu’il demeure dans la

lumière, que la lumière est son habit.

que Dieu est un feu dévorant, qu'il fait ses an-ges de flamme de feu, Sec. Le feu est appellédans la même dissertation levicaire ou le lieu-tenant de Dieu dans la nature , c’est-à-dire ,comme on l’a sagement exprimé dans latraduction françoife, le premier instrumentque Dieu met en œuvre dans la nature. Van-helmont avoit dé j a fait honneur au feu ,de l’image sublime tracée par David (pf.

, 18 ), en représentant le souverain moteur dc