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la nature, comme ayant posé ion tabernacledans le soleil. Na.nhûmoi\i,formarum ortus,
§. 38. .
D’un autre côté, c’est principalement surles changemens opérés par le feu dans lessujets chymiques, que les détracteurs de lachymie, soit philosophes, soit médecins, ontfondé leurs déclamations contre cette ícience,Ils ont prétendu que 1 1 feu bouleversoit, con-fondoit, dénaturait la compositionintérieuredans les corps ; qu il dissipoit, détruisait,anéantissoit leurs principes naturels ou hy-pcstatiques ; que ceux qu'il manifestoitétoient ses ouvrages, ses créatures, &c. &c.&c. Ces imputations font exactement éva-luées dans plusieurs articles de ce Diction-naire , 8c nous les croyons fur-tout soli-dement réfutées par les notions claires &positives fur faction du feu , que nouscroyons avoir exposées dans les différoisarticles où il s’agit des effets de ce premieragent, voye{ Chymie & Cendre ; voye çcz^Menstrue, Menstruelle, Analyse,Substances animales , Végétal, & lesarticles de plusieurs opérations dont nousallons donner la liste fous le titre suivant, 8cparticulièrement dans celui-ci.
Usage chymique du feu ou de la chaleur.Le feu est employé par le chymiste dans lesdistillations, les sublimations, les évapo-rations , les dessiccations, Fespece de gril-lage , que nous appelions en latin difflatio ,les liquéfactions, les fusions , les précipita-tions par la fonte, les liquations, les disso-lutions , les digestions, les cémentations , &même les fermentations. Il faut remarquerque le principe igné , le phlogistique n é-prouve dans aucune de ces opérations nicombinaison , ni précipitation.
La façon d’appliquer le feu aux diffcrenssujets de toutes ces opérations , & la théo-rie de son action dans ces divers cas, fontexposées dans les articles particuliers. Voye çces articles, 8c fur-tout X article Distil-lation.
Effets généraux du feu. Les effets chymi-ques du feu dans toutes ces opérations, seréduisent à trois ; ou le feu relâche , laxat ,l'aggrégation de certaines substances jusqu’àles réduire en liqueur 8c même en vapeur ,fans altérer en aucune façon la constitutionintérieure du sujet ainsi disposé (voye j les
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articles Chymie & Distillation ) ; ou ilproduit des diacreses pures (voye ç au motDistillation ce qui ejl dit de ces effets furla seconde classe des sujets de cette opération ,ù le mot Diacrese) ; ou ensin il disposeà la combinaison chymique les substancesmissibles ; il divise , solvit , ces corps quin’agiflent qu’étant ainsi divisés , nifisoluta ;8c il favorise cette action réciproque ,soit que les principes qu’il met en jeu serencontrent dans un composé naturel, com-me dans les fermentations & dans Fanalysepar le feu seul des matières dont j’ai forméla troisième classe des sujets de la distilla-tion (voye £ Varticle Distillation , & Vart.Fermentation), soit qu'ilsse trouvent dansdes mélanges artificiels, comme dans toutesles opérations de l'analyse menstruelle s voye%_Menstrue & Menstruelle, C Analyse.)ù le mot Chymie). Remarquez pourtantque ce troisième effet ne différé pas essen-tiellement du premier ; car Faction directe& réelle de la cjialeur se borne dans lesdeux cas au relâchement de l'aggrégation ;il a été utile néanmoins de les distinguerici, parce qu'il auroit été révoltant , pourla plupart des lecteurs, de voir identifierl'effet de la chaleur considéré dans la fusionou f évaporation, 8c dans la dissolution oula fermentation ; car que la chaleur n'aitqu’une influence passive dans F exercice deFaction menstruelle, ce n'est pas une véritéreçue , mais simplement démontrable , 8cproposée dans plusieurs endroits de ce Dic-tionnaire. Voyelles articles Chymie, Mens-true & Menstruelle, (Analyse.)
Les divers effets généraux que nous ve-nons de rapporter font dus à une feule 8cmême cause, savoir à la propriété de ra-réfier du feu , exercée dans une très-grandelatitude, depuis le terme où commence laliquidité de l’eau jusqu’à celui que l’on acru suffisant pour volatiliser les métaux par-faits , selon les fameuses expériences exécu-tées au foyer de la lentille du palais-royal,8c rapportées dans les mém. de l’académieroyale des sciences , année IJ02..
Sources ù application du feu. Nous trou-vons ce principe de chaleur dans latempérature même de notre atmosphère :nous nous le procurons en exposant les su-jets dc nos opérations aux rayons directs