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milieu ; ses deux extrémités détendent éga-lement fur ch. que portion de l’ongle dis-joint Sc séparé. Fbye:[ Seyme.
Je ne peux me refuser ici à l’obligationde ne pas omettre quelques maximes quiont rapport au manuel de la cautérisation.
La nécelTité de s’assurer parfaitement ducheval sur lequel on doit opérer , ne peutêtre révoqqée en doute. Les uns le renver-sent 5c le couchent à terre, les autres l’assu-jettissent dans le travail ; il en est qui secontentent de se mettre , par le moyen desentraves & des longes, à l’abri des atteintesqu’ils pourroient en recevoir. Toutes cesprécautions différentes dépendent du plusou du moins, de sensibilité &c de docilité delaminai, du temps que demande l’opéra-tion, & des douleurs plus ou moins vivesquelle peut susciter. Cést auiTì par la gran-deur , la figure, la nature &c le siège du mal,que nous devons nous régler Sc nous déci-der fur le choix des cautères , qui d’ailleurs»e doivent point être chauffés au feu de la.forge, mais à un feu de charbon de bois,toujours moins acre que celui des charbonsfossiles. S’il s’agit de cautériser à l’effet deprocurer une exsoliation , il faut garantiravec soin les parties qui avoisinent lorsquenous nous disposons à brûler : nous médi-tons , par exemple, de porter un boutonde feu fur l’os angulaire , voye^ Fistulelacrymale ; alors par le moyen de l’en-tonnoir ou de la cannule, instrumens acces-soires au cautère , nous remplissons cette in-tention. Dans d’autres cas où ces instrumensne sauroient être d’usage, nous garnissons leschairs de compresses ou plumaceaux imbi-bés de quelque liqueur froide , & nous lespréservons ainsi de l’impreíïìon de la cha-leur & du Jeu. Il doit être en un degré plusou moins considérable dans le cautère , &cle cautère doit être plus ou moins fortement& long-temps appliqué, selon 1 effet quenous en attendons , selon la profondeurde la carie , selon que l’os est spongieux oucompact , selon enfin que l’animal est plusou moins avancé en âge ; on peut direnéanmoins en général, que relativement àla cautérisation des parties dures , l’instru-ment brûlant doit être plus chaud que re-lativement à la cautérisation des parties mol-les. Est-il question, eu égard à celles-ci,
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de remédier à une endure accidentelle œdé-mateuse , ou à un engorgement des jam-bes de la nature de celui qui tend auskirrhe ? Le maréchal doit s’armer ducautère cutellaire chauffé , & tracer dehaut en bas fur les faces latérales de lapartie engorgée , une ligne verticale direc-tement posée fur l’intervalle qui sépare l’osSc le tendon , Sc des lignes obliques quipartent de la premiere qui a été imprimée,Sc qui se répondent par leurs extrémitéssupérieures. Ici le cautère ne doit point ou-tre-percer le cuir, la main qui opéré doitêtre extrêmement légere ; il suffit d abordd’indiquer seulement par une premiere ap-plication la direction de ces lignes ou deces raies ; on y introduit ensuite d’autrescouteaux de la même forme Sc de la mêmeépaisseur , disposés exprès dans le feu Scrougis de maniéré qu’ils n’enflamment pointle bois fur lequel on les passe, soit pour ju-ger du degré de chaleur , soit pour en en-lever la crasse ou les especes de scories quel’on y observe ; Sc la cautérisation doit êtreréitérée jusqu’à ce que le fond des raiesmarquées ait acquis Sc présente une couleurvive , qui approche de celle que nous nom-mons couleur de cerise. Une des conditionsde cette opération, est d’appuyer fans force,mais également , le cautère dans toute Dé-tendue qu’il parcourt; les couteaux dont seservent ordinairement les maréchaux, sontmoins commodes Sc moins propres à ceteffet que les couteaux à roulette, avec les-quels je pratique. Ceux-ci sont formés d’uneplaque circulaire d’environ un pouce Sc demide diamètre, Sc de trois quarts de ligne d'é-paisseur, percée dans son centre pour re-cevoir un clou rond qui l’assemble mobi-lement dans fa tige refendue par le bout,Sc en chappe. L’impreíïìon de cette plaquerougie Sc qui roulent fur la partie que jecautérise , par le seul mouvement Sc par laseule action de ma main & de mon poi-gnet , est toujours plus douce , moins viveSc plus égale. Les cicatrices sont encore très-apparentes lorsque l’opérateur n’a pas eu at-tention à la direction des poils , il ne peutdonc se dispenser de la suivre, pour nepas détruire entièrement ceux qui bordentl’endroit cautérisé , Sc qui peuvent le re-couvrir après la réunion de la plaie. J’en