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Tome quatorzième.
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ravant, lan 1093 , Perdre religieux de S.Antoine de Viennois ; & l'on dit qu’on mon-tre encore aujourd'hui des membres deíïe-chés de personnes mortes de !a maladie enquestion , dans P hôpital de S. Antoine enDauphine, qui est Pabbaye chef-d’ordre dela congrégation des religieux dont nous ve-nons d’indiquer Porigine.

La seconde maladie qui porte le nom defeu S. Antoine , est d’un tout autre genre.Elle ne paroît que dans quelques pays Scdans certaines années : elle n’est point con-tagieuse , & ne régné guere que parmi lepetit peuple : elle provient d’une cause con-nue , de la nourriture de pain fait d’uneespece de seigle, qui a dégénéré par descauses particulières. Voyeg Ergot.

Pour ce qui regarde quelques maladiesérésipélateuses , auxquelles le vulgaire a don-né le nom de feu S. Antoine , voye% ces ma-ladies íous leur véritable dénomination.( M. le chevalier de Jaucourt. )

Feu Persique , ( Médecine. )espece par-ticulière d’érésipele , à laquelle les anciensont fait quelque attention. Pline Pappellescjìer ; il paroît qu elle étoit alors moinsrare qu’aujourd’hui ; mais comme elle de-mande le même traitement que Pérésipelemaligne , nous renvoyons le lecteur à P ar-ticle Érésipele.

Le feu perfique íe manifeste íbttvent au-deílus du nombril par une grande tache quis’étend ensuite , Sc forme autour du corpsune espece de ceinture, large de quelquespouces, accompagnée d’une ardeur violente& de pustules acres & corrosives , qui brû-lent comme le feu. Cette érésipele est fortdangereuse dans les vieillards cacochymes ;elle i'est encore davantage, lorsqu’elle semanifeste dans les sevrez pestilentielles fousles mamelles , les aistelles , fur le bas-ventre , le nombril, les aines , la région ducœur , & íur les autres parties glanduleusesdu corps. Si la tache ou ceinture qui carac-térise le feu perfique , au lieu d’êrre rouge ,se trouve de couleur livide Sc plombée, onremarque que cette lividité dégénéré assezpromptement en une gangrené mortelle. J’enai vu le triste exemple une seule fois, & lemalade déja sexagénaire , périt en 2.4 heu-res , fans presque aucune souffrance. Platé-rus a décrit cette maladie fous le nom de

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macula lata , mais il n’en a pas indiqué lescauses ; & par malheur les remedes ne fontque trop communément inutiles , si la na-ture ne fait par fa vigueur le principal de laguérison. ( M. le chtv. de Jaucourt.)

Feu , (terre de) Géogr. Voye £ Terrede feu , ou Terra del fuego.

Feu , ( Littérat.) Après avoir parcourules différentes acceptions de feu au physique,il faut palier au moral. Le feu , fur-tout eupoésie, signifie souvent Y amour , & on f em-ploie plus élégamment au pluriel qu’au sin-gulier. Corneille dit souvent un beau feu ,pour un amour vertueux Sc noble : unhomme a du feu dans la conversation, celane veut pas dire qu’il a des idées brillantesSc lumineuses , mais des expressions vives ,animées par les gestes. L c feu dans les écritsne supposé pas non plus nécessairement dela lumière Sc de la beauté , mais de la viva-cité , des figures multipliées, des idées pres-sées. Le feu n’est un mérite dans le discoursSc dans les ouvrages que quand il est bienconduit. On a dit que les poètes étoient ani-més d’un feu divin , quand ils étoient subli-mes : on n’a point de génie fans feu , maison peut avoir du feu fans génie. Article deM. DE VoET AI RE.

FEUCHTWANG, (Géogr.) ville d’Alle-magne, dans le cercle de Franconie, Sc dansles états du prince d’Anspach, sur la rivierede Zulz. C’est le chef lieu d’un grand bail-liage qui jadis appartenoit à l’empire, Sc quien fut aliéné dans le xiv e siecle par l’empe-reur Charles IV , en faveur du bourgravede Nuremberg qui en paya 70 mille florins.Les troupes dé Bavière la maltraitèrent beau-coup en 1645. f D.G.)

FEUDAL, ( Jurifprud.) est le même queféodal. Voye’ç ci-devant Féodal. (A)

FEUDATAIRE ,( Jurifpr. ) est celuiqui tient un héritage en fief de quelqu’un ;le vaílàl ou seigneur du fies servant est feu-dataire du seigneur dominant. Voyeg_ Fief& Vassal. (A)

FEU DE , ( Jurifpr. ) du latin feudum ,se disoit anciennement pour fief. Voye^ci-après Fief. (A)

. FEUDISTE , ( Jurìjpr. ) c’est une per-sonne versée dans la matière des fiefs : ondit quelquefois un auteur ou docleur feudifie ,ou simplement w feudifie. (A )

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