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Tome quatorzième.
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médecins éclairés , mais trop peu fur leur 1garde, ;°. Dans les premiers temps de lagénération , les rudimens qui forment l'em-bryon , tout organisé qu il est , se présententsous forme de gelée ; ils ne prennent de laconsistance que par les suites de l'accroiflê-ment ; & cependant peu de temps avantl'exclusion naturelle du fœtus, les os mêmeressemblent encore à une substance gélati-neuse , sur-tout entre la partie la plus solide& le périoste , comme la observé dans sonojiéologie , sauteur déja cité.

Cts dernieres considérations fur la naturede b fibre , conduisent à traiter de ses pro-priétés.

Propriétés de la fibre en général. Toutefibre , telle même que nous pouvons savoirpar une division grossière (qui est bien éloi-gnée de parvenir à nous donner la fibre élé-mentaire ,' la fibre simple) , par une divi-sion qui ne peut nous fournir rien de plusfin, de plus menu , qu'un fascicule de fibressimples., dont le nombre est auíïì petit qu ilest possible , en conservant un volume suffi-sant , pour tomber fous les sens ; toute fibreost traniparente, c'est-à-dire quelle transmeten tous íens les rayons de lumière, commetous les corps homogènes réduits en filetsbien subtils ou en lames très-minces. Lorsqu’une fibre est íeche , qu'elle est par consé-quent dépouillée des parties hétérogènes desfluides dont elle étoit pénétrée, elle a en-core cette propriété plus marquée ; elle peutproduire alors les esters d'un prisme, c’est-à dire qu'elle peut décomposer un rayon delumière, & en exhiber ks couleurs primi-tives , en les séparant ; c'est une propriétéque son peut auffi observer dans un che-Ttu, dans un poil.

Toutes les fibres du corps humain ont dela flexibilité ; cette propriété est sensible danstoutes les parties molles , tans qu’elles soientdécomposées ; elle 11 'tst pas moins dans lesparties les plus dures, lorsquelles font divi-sées en petites lames , qu: font alors suscep-tibles d'êcre pliées , courbées aisément, sansqu'il s'y fasse de foliation de continuité. LeSparties élémentaires qui forment les fibresainsi flexibles, ne sont donc pas uniesentr'elles par des surfaces si étendues & sipleines, qu'ellesse touchent exactement danstous leurs postais; parce qu'il résulteroit d’un,

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tel arrangement des corps aussi solides queleurs élémens même , qui n’auroienc ni fle-xibilité ni dtvilibilité : les fibres étant suscep-tibles de l'une & de sature de ces proprié-tés, sont par conséquent composées de par-ties qui ne se touchent que par des portions desurfaces interrompues ; c'est-à-ibre , que lesélémens désirés 6c les fibres elk s mêmesunies pour former les organes , laiffi-ntdes points , des espaces entr’eux , c'est-à-dire des pores, selon sétendue desquels iln'y a point de contact ; qui sont plus oumoins petits , à proportion de la densitépropre à cts organes ; & ceux-ci sont con-séquemment plus ou moins compressibles ,ce qui contribue beaucoup à détermh erles différens degrés de dureté & de mollessequi les différencient.

Tout e fibre, dans quelque partie du corpshumain que ce soit, est douée plus ou moinsd’une force élastique : c'est ce qui est prou-vé , parce que son voit constamment arri-ver dans les parties molles coupées, dontchaque portion se retire íur elle-même, seraccourcit sensiblement vers la partie fixe :en quelque sens que soient coupées deSchairs , des membranes, des vaisseaux ,des fibres de tontes ces sortes d'organes ,la rr.ême rétraction des pondons séparées séfait toujours , &c elles restent dans crt étatjufqu'à ce qu'on les rapproche de force l'unede sature; ce qui ne se fait qu'avec beauJ-coup de peine dans les muscles , les tendons.Ce raccourcissement n'a pas lieu d'une ma-niéré sensible dans les nerfs ; mais s'ils fontsusceptibles de vibratiiité , ils doivent avoirde l’élasticité : cette force contractile ne íèmontre pas non plus dans les fibres osseusescoupées ; cependant le son qui résulte desos íorfqu'on les frappe , dénote aílez quela substance oiseuse est élastique ; mais iln’y a gutre lieu à ce qu’elle s'exerce dansle corps humain , parce qu’il ne s’y faitnaturellement aucun effort suffisant pourmettre les os dans un état d’élongation :cependant les os des enfans résistent plus àêtre callés, rompus , que ceux des vieillards :c'est parce qu’il y a plus de flexibilité dansceux-là que dans ceux-ci. Mais alors mêmeles os font absolument moins élastiques ,quoiqti’ils soient en disposition de paroìtretels moins difficilement : 1 élasticité, dans