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toutes les parties du corps humain compa-rées entr'elles à cet égard , paroît être enraison inverse de leur flexibilité : car leslubstances nerveuses qui sont les plus flexi-bles , semblent, comme on a dit ci-devant,n’être point du tout élalHques : mais paropposition , quelle n’est pas 1 élasticité desOs, à en juger (proportion gardée de leurplus ou moins grande dureté ) par 1 "élasti-cité de l’y voire ? on ne peut cependant entirer aucune conséquence pour le corps vi-vant ; ainsi l’élastïcité de ses fibres ne re-garde presque que les parties molles, attenduque ces feules parties font vérirablementsusceptibles d’être alongées, pliées, fléchies :cette force , en vertu de laquelle les fibresde ces parties tendent à se raccourcir , leurest tellement inhérente , que non seulementpendant la vie , de quelque maniéré qu’ellessoient tirées, elles font effort pour íe rac-courcir , en se contractant en effet dès qu’ellésceflent d’être tendues Sc qu’elles font livréesà elles-mêmes par solution de continuitéou autrement ; mais encore après la mort,elles ne font pas privées de cette force élas-tique , comme on peut en juger par les peauxdes animaux & par les cordes que l’on faitde leurs boyaux &c de différentes autres deleurs parties, qui conservent toutes beau-coup d’élasticité.
Mais cette propriété suppose dans la fibreune autre propriété , qui , bien qu’elle con-siste dans un effet opposé , en est cependantune disposition nécessaire; c’est la facultéde pouvoir être alongée , c’est la distracti-lité : car puisque l’élasticité consiste dans lafaculté qu’a un corps qui a souffert un chan-gement dans la situation intrinsèque de sisparties intégrantes fans solution de conti-nuité , de les remettre dans leur premierétat ( par une force qui lui est propre ) ; dèsque la cause dé ce changement cesse, iífautabsolument que ce corps soit susceptible dece premier effet dans ses parties ; qu’ellessoient mises dans une sorte d’éloignemenr,les unes'par rapport aux autres; en un mot,que le contact cesse entr’elles (fans quellesse séparent leS unes des autres, au pointde faire solution de continuité pour le toutqu’elles composent) avant de leur faire re-couvrer leur précédente situation respective,& de les ramener à leur premier état ; c’est
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donc , cerne semble , fort à propos que l’ondistingue deux effets bien différens, quis’opèrent toutes les fois que la faculté élasti-que est réduite en acte dans les corps quien sont susceptibles, d’autant plus que cesdeux effets dépendent l’un Sc l’autre d’unepuissance réellement aussi active pour l’unque pour l’autre : l’une sir t aurant à retenirles parties qui tendent à être écartées les unesdes autres, Sc entièrement désunies, quel’autre sert à les rapprocher Sc rétablir en-tr’elles le contact d’union, au point où ilétoit ; l’élasticité tend à raccourcir les fibresplus alongées que ne le comporte leur ten-dance naturelle ; cet effet s’opere de la mêmemaniéré qu’un piston rentre avec force dansune pompe dont il a été tiré en partie ; c’est-à-dire , fans sortir du tuyau , fans cesièr d’asipirer. La distractilité permet l’alongemencdes fibres , en faisant néanmoins continuel-lement effort pour retenir leurs parties dansla fphere de cohésion ; en empêchant quellesn en sortent ; en conservant ainsi la conti-nuité , ou au moins la contiguité entr’elles :ce qui prouve, pourl’obsorver en paflànt ,que la force de cohésion dans les corpsélastiques , ne consiste pas dans le contactimmédiat, puisqu’il peut être diminué très-considérablement , fans que cette forceperde son activité : d'où on peut tirer laconséquence , que c’est cette force uniquequi opéré pour la même fin dans la distrac-tïlité , dans l’élasticité Sc dans le repos descorps, c’est-à-dire qu’elle agit toujours dansces différens cas, pour conserver l’aflèm-blage des parties qui forment les aggrégats.
U fuit donc de ce qui vient d etre dit con-cernant la distractilité , qu’elle doit avoirlieu dans la fibre , pour que celle-ci puJlèexercer son élasticité : ce qui arrive toujours,soit que la cause qui tend la fibre la tire selonsa longueur, soit que la fibre de droite qu’elleest entre deux points fixés , soit sorcee a socourber , ou que de courbe qu’elle est, ellele devienne davantage ; soir qu'etant courbefans avoir d'attache fixe , elle soit forcée àprendre une courbure plus étendue , quoi-que de la même modification (car ce sontlà les combinaisons générales selon lesquellesla fibre peut être alongée, tirée, forcée endifférens sens) : mais puisque la fibre e ntierese laisse ainsi distendre , & qu il s'enfuit que