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les particules élémentaires dont elle est for-mée , se séparent alors les unes des autresselon sa longueur, sans que pour cela il yait dissociation complété , attendu qu’il n'ya point de solution de continuité apparen-te ; comment cela se peut - il faire ? est-ce , selon l’idée de Bellini, parce que lesélémens Acs fibres sont disposés de maniéréque le milieu de leurs surfaces répond aujoint de deux autres contiguës , selon ceque son observe dans la construction desmurs de briques ou de pierre de taille, cequi fait dépendre la propriété dont il s’agit,non des élémens de chaque^re entr’eux ,mais de la totalité des fibres entr’elles, entant qu elles concourent à former un organequelconque ? est-ce par la raison , que sesfibres ont des parties rameuses, qui s’en-trelacent &i se lient ensemble, selon l'idéede quelques autres physiologistes ? est-ce parla force d'attraction newtonienne , qui con-serve la continuité , quoique le contact im-médiat soit diminué jusqu'à un certain point?Cette derniere opinion paroît la plus proba-ble; mais de quelque maniéré que la chosese faste , c'est tout un ; peu importe : cetterecherche appartient absolument à la phy-sique générale , ainsi que ce qui regarde1 élasticité, la distractilité ; ce n’est donc
Í >as ici le lieu d'examiner quelle peut êtrea cause de ces phénomènes : d'ailleurs,îl vaudroit mieux les admettre eux-mêmes,comme des causes dont il n’est intéressantde savoir que les loix constantes , que dese rendre le jouet de l’imagination , en tra-vaillant à donner des explications qui au-roient le sort de toutes celles qui ont parujusqu’à pré sont ; dont on peut dire qu’ellesso font détruites les unes les autres, àupoint de s’être preíque fait oublier. Voye^Attraction, Cohésion, Et asticité, &c.
Ce for quoi il importe le plus d’iníister,est l’effet des deux propriétés dont il vientd’être question , bien avérées dans toutes lesfibres animales ; d’où il résulte que tantqu’elles font entieres , de quelque maniéréqu’elles soient disposées dans le corps vi-vant , elles sont absolument dans un étatde distension ; par conséquent elles ne sontjamais laistées à elles-mêmes ; elles sont toujours dans un état violent ; elles font conti-nuellement effort pour so raccourcir selon
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! toute {'étendue de leur puissance élastique& elles ne parviennent jamais entièrementà l’état quelles affectent, même dans leplus grand relâchement que puissent pro-duire les causes morbisiques.
C’est cette tendance , cet effort conti-nuel des fibres , qui sont leá principauxmoyens par lesquels la vie íe maintient :car étant toujours distendues , elles sontdans une disposition continuelle à ag:r poursc raccourcir , dès que la force qui les alongevient à diminuer ; elles résistent à être inté-rieurement distendues, tant que leur forcede ressert est supérieure ou même égale àcelle qui tend à les alonger davantage. Il ya plusieurs raisons d’empêchement à ce queles fibres ne puissent pas sc raccourcir autantque leur élasticité le ccmporteroit : les rai-sons particulières à chaque aggrégé d efibres ,sont tirées de leurs différentes positions mé-chaniques : ainsi, par exemple, dans cellesqui sont antagonistes les unes des autres réci-proquement, quoiqu’elles paroiffnt dans cer-tains cas, comme le relâchement des muscles,n’être plus dans un état violent ; cependantsi on vient à couper un des aggrégés anta-gonistes , il se fait toujours un raccourcilsc-ment dans chacune des portions séparées ;elles s’écartent l’une de l’autre, sc retirentvers leur point fixe ; & l’antagoniste , quireste entier , sc contracte tout autant à pro-portion que celui qui a été coupé sc retire :ce qui prouve bien que toutes ces fibres depart & d’autre , n’étoient pas sens tension ;qu’elles fuioient encore effort pour sc rac-courcir davantage ; ôc par conséquent, qu'el-les ne cessoient pas d’être en action , quoi-que fans effet sensible.
Quant à l’obstacle général au relâche-ment entier des fibres , la cause en est facileà trouver ; c’est k malle des fluides conte-nus dans les vaisseaux , qui tient les fibresdont ils sont composés, dans un état dedistension continuelle , plus ou moins fortecependant, selon que le volume des fluidesaugmente ou diminue : dans le premier cas,lesfibres sont tendues ultérieurement en quelquesens qu’elles soient posées : dans le secondcas, elles sc défendent de même en toussens ; mais ce relâchement n’est jamais par-fait , tant qu’il reste des fluides dans les par-ties contenantes ; il n’est que respectif > i}