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Tome quatorzième.
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n’èft qu’un état de moindre distension ; les 1fibres iont toujours distendues en tous sens ;dans le premier cas , à st la distractilitédes fibres qui est exercée , Sc l’élasticitédans le second ; changemens qui ne cessentde se succéder tant que dure la vie, ensortequ’elle semble dépendre d’un perpétuel iné-quilibre.

Mais cet inéquilibre ne peut être connuque par rapport aux íolides comparés auxfluides, Sc réciproquement ; car pour cequi est des solides entr’eux Sc des fluides en-u'eux respectivement, on peut au contrairele les représenter comme dans un perpétueléquilibre de forces , d’action , de réactionproportionnées, au moins dans l’état desanté , qui est la vie la plus parfaite ; équi-libre dont les maladies ne font que des lé-sions. Fbyeç Equilibre , (Éconem. anim.)il se trouve sous ce mot bien des choies, quiont rapport aux fibres en général ; voye^aujjiCirculation du Sang, Santé. ,

Une autre propriété des fibres , qui dérive:bien naturellement de la force élastique ,c'est la vibratilité ; ce seroit ici le lieu d'entraiter aulsi ; mais elle appartient de tropprès au méchanisme de l’ouïe ,pour en sépa-rer ce qu il y a à dire de cette propriété con-sectaire. Voye[ Son , Ouïe , Oreille. ,

Quant à l’irritabflité observée particuliè-rement par M. Haller , dans quelques-unesdes parties du corps humain,il suffit quellene soit pas une propriété commune à toutesles fibres , pour qu’il ne doive pas en êtrefait ici mention d’une maniéré détaillée.Voyei Irritabilité.

Composés des fibres. Après avoir traité dela fibre , de fa nature Sc de ses propretés, entant qu’elle est simple Sc considérée séparé-ment des organes qui ne font qu’un com-pose de fibres , il reste à rechercher com-ment on peut concevoir que íe forme cecomposé, puisque c’est àesfibres premières,que font construites toutes ses parties con-sistantes du corps humain disposées , à con-tenir , à transférer, à distribuer, à préparer,à séparer, à évacuer les différois fluides quiíont nécessaires, utiles ou inutiles à l’écono-mie animale. Destinées à des actions pure-ment méchaniques, les fibres par leur uniondifféremment combinée, composent des so-lides , des machines Sc des iustrumen? de

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toute elpece; on trouve en effet aansTinspec-tion des parties, des filets, des cordons, descordes, des poulies, des leviers, des colon-nes , des solives, des soufflets, des canaux,des réservoirs, des sacs, des soupapes, desfiltres, Sc plusieurs autres choies diversementfigurées, qui entrent dans la constructiondu corps humain, Sc qui concourent à l’exer-cice de sis fonctions, à leur perfection Scà son ornement.

C’est squs la forme de tuyau principale-ment, que les fibres unies font employées àcontenir les fluides, qui est l’usage le plusgénéral, commun à tous les organes, àquelques fonctions qu’ils soient destinés.

Les tuyaux, qui sont aussi communémentappellés conduits , canaux , sont spécialementdésignés par les anatomistes sous le nom devaisseaux; ils les distinguent ensuite sous qua-tre genres principaux, ; fa voir, d’arteres, deveines, de lécrétoires^de d’excrétoires, quicomprennent les vaisseaux de toutes les es-peces connues; voye^ Vaisseaux. De tousces différons vaisseaux, les uns son r facile-ment apperçus par les sens, les autres le sontdifficilement, ou ne le peuvent être que parles secours de l’art, ou ue le peuvent pas êtredu tout, à cause de leur extrême petitesse ;ensorte qu’il n’en est qu’un certain nombrede ceux qui échappent à la vue , même ai-dée des microscopes, qui ont pu être démon-trés par les travaux singuliers Sc Its soins in-dustrieux de quelques célébrés anatomistes,Sc emr’autres, par l’art admirable des in-jections du grand Ruyseh ; on juge par ana-logie de ceux qui ne sont pas susceptiblesd'être rendus sensibles. Il est par conséquentreçu à présent assez généralement, que tou-tes les parties solides du corps sont chacuneformées d’un tissu de vaisseaux, depuis sur-tout qu’il a été démontré que toutes les subs-tances des parties qui n’avoient été que gros-sièrement anatomisées par les anciens, Scque l’on avoir cru én conséquence spongieu-ses , parenchymateuscs, ou de telle autrestructure aussi éloignée de la véritable, sontréellement un composé de vaisseaux, & pourla plupart de toutes les especes.

Cette multiplicité de vaisseaux extrême-ment subtils, a donné lieu à quelques auteursde penser, que l’on ri’tst pas encore par-venu à connoître tous les différeus vaisseaux