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qui entrent dans la composition des partieldu corps humain, & ensuite, que le décrois-sement des vaisseaux va à l’infini : mais quoi-que l’on accorde ìa premiere proposition,parce qu’il paroît en esset, que la sciencede l’anatomie n’est pas portée à fa perfec-tion , ôc qu’il est probable qu’elle n’y at-teindra jamais, bien qu’elle puisie en ac-quérir de plus en plus de nouvelles connoislances ; on ne peut pas, fur une simple con-jecture, se déterminer à admettre que lapetitesse des vaisseaux n’ait point de bornes;pendant que la raison indique au contrairequ'il y a des derniers vaisseaux, des vais-seaux au-delà desquels il n’y a pas de di-vision extérieure en plus petites parties con-tenantes : ce qui fuit peut servir de démonstration pour cette assertion.
Les forces méchanìques, dans quelquemachine que ce soif, & par conséquent dansle corps humain , ne-font pas infinies; l’ex-périence prouve toujours quelles ont un ter-me : la division des parties , dont íbnt com-posés les fluides, doit auílì conséquemmentavoir des bornes ; il y a donc des molécu-les de ces fluides, qui toutes petites qu’ellesfont, doivent cependant être conçues d’unvolume déterminé , & non pas diminué àl’infini : elles retiennent auílì un certain de-gré de cohésion entr’elles ; ensorte que levaisseau destiné à les recevoir doit avoir unecapacité déterminée , proportionnée à cha-cune de ces molécules, & non pas d’undiamètre infiniment petit : d’après cetteidée , on est fondé à conclure , stvec justeraison : donc il existe un dernier vaisseaud’une petitesse indéfinie , mais bornée.
Mais, puisque l’existence de ce derniervaisseau est établie , on ne peut se le repré-senter que très-lìmple ; donc la tunique oumembrane qui le compose , de la maniéréqui sera bientôt décrite, ne doit pas êtrefaite d’autres vaisseaux : on doit donc laconcevoir construite de filamens simples ,c’est-à-dire de fibres premières , telles quel’idée en a été donnée dans cet article : ilexiste donc une fibre, qui n’est point vascu-leuse , qui n’a point de cavité ; par consé-quent ce n’est qu’un filet, sans largeur niépaisseur divisibles , mais étendu en lon-gueur par une fuite des parties élementai-ics, unies les unes aux autres, selon cette
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derniere dimension ; c’est ce qu’il falloirétablir , pour ne laitier aucun doute sur l’e-xistence de la fibre élémentaire ; avant deconsidérer comment elle est la base de lastructure du corps humain.
Ce n’est que par les yeux de la raison ,que l’on peut suivre la composition de cecouvrage admirable , comme il vient detrepratiqué pour en faire l’analyse physique :on peut donc se représenter ainsi cette com-position des parties, qui réíulce de l’unicndifféremment combinée des fibres simples.
Un certain nombre de ces fibres similai-res appliquées les unes à côté des autres parleurs surfaces longitudinales, selon touteleur étendue , adhérentes les unes aux autrespar le contact auquel est attachée la forcede cohésion , & par quelque, forte de collequ’on a dit avoir raison de croire de natureglutineuse, forme ainsi une espece d'étoffelans qu’il soit beíbin d’entrelacement pourses filamens : & la preuve que cet entre-lacement n’existe pas dans l'assemblage desfibres , se trouve dans la différence que l’onobserve à l’égard des effets de l’humidité furles tissus de filets simples ou de fil de quel-que nature que ce soit, comme les toiles ,les cordes, & fur les organes composés defibres animales : elle donne une forte de ri-gidité à ceux-là, tandis qu’elle ramollitceux-ci : les anatomistes donnent à ce com-posé ainsi conçu le nom de membrane ; nomqu’ils donnent à toute substance fibreuse ouvasculeuse , très mince, à proportion de sonétendue en longueur & en largeur. Celledont on vient de dire qu’elle est formée defibres élémentaires, est elle-même la mem-brane la plus simple. Si on se la représentefigurée en parallélogramme ou approchant,repliée sur elle - même, & soudée par lesdeux bords longitudinaux ; elle a sous cetteforme le nom de tunique , & elle est dès-lors tournée en canal fermé de tous côtés,par des parois, excepté par tes deux extré-mités : c’est un véritable vaisseau, propre àcontenir un fluide ; mais c’est un vaisseautrès-simple, donc la tunique n’est forméeque de parties élémentaires, unies entr’elles,sous la forme de fibres ëc de membranes.Si l’on se représente après cela plusieurs vais-seaux de cette espece unis ensemble , selonleur. longueur, pour ne former qu’un corps
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