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Tome quatorzième.
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étendu en largeur , sans autre épaisseur quecelle de chacun de ces vaisseaux ; on al’idéede la premiere membrane vascultufe , lamoins composée de cette espece , que Ionpuisse imaginer ; cette même membrane re-pliée sur elle-même, pour former un canalcylindrique Ou conique, fait le premier vais-seau dont la tunique foít vasculeuse : plu-sieurs vaisseaux de cette espece, unis en-tr’eux , pour former des membranes tou-jours plus composées , font les matériauxdes tuniques de vaiííèaux toujours plus con-sidérables ; & ainsi en remontant de ceux-cià de plus grands encore , jufqu’aux princi-pales ramifications & aux troncs des vais-seaux sanguins qui tiennent au centre com-mun de tous les canaux du corps humain ,qui en est formé dans son tout & dans sesdifférentes parties , & d’où résulte la fabri-que de ce chef-d’œuvre de la nature.

Mais cette construction, telle qu’elle vientd’être représentée , par rapport à la forma-tion des fibres , des membranes , qui nefont qu un assemblage de fibres , des vaisseaux formés de ces membranes, simples &ccomposées, 5c de tous les organes construitsde l’union de ces vaisieaux différens entr’tuxSc différemment associés; cette construc-tion ne peut être rendue, que par parties &par opérations successives ; mais la naturetravaille différemment, elle jette , pour ainsidire , son ouvrage au moule ; tout se formeen même temps, fibres , tuniques , vais-seaux , organes de toute espece; tout fortachevé de ses mains, conformément à sonarchétype ; l’embryon est aussi parfait dansson état que l’adulte ; l’accroiffement n’estqu’une perfection respective, en tant qu’elleest une tendance au terme que se proposela nature, qui est de donner une consis-tance a 1 union des parties qui forment cetembryon ; consistance qui puisse en conser-ver 5c faire durer l'édifice , jusqu’à ce quecette cause conservatrice devienne elle-même , par une suite nécessaire de sès effets,la cause destructive de ce même édifice parle méchanisme qui commence la vie Sc quila maintient ; méchanisme dont l’expositionne sera pas déplacée ici.

Le corps humain, quelque grand & quel-que volumineux qu’il puisse être ; quelquefermes & compactes que soient la plu-Tumt XIV.

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part des organes dont il est compose, forf-qu’il a atteint le dernier degré d’increment,a été formé d’un assemblage de parties dela matière infiniment plus petit que le pluspetit grain de fable, qui n a commencé àtomber sous les sens que fous la forme d’unegoutte de liquide ; cet assemblagerensermoiccependant proportionnément le méme nom-bre d’organes , la même distribution devaisseaux & d’humeurs diversement élabo-rés que l’on trouve ensuite dans l’adulte :ce n’est pas par une addition extérieure denouvelles parties , que ces rudimens del’homme ainsi conçus détendent & grossis,sent, mais par une intus-sijseeption des flui-des , dont les parties intégrantes sont pro-pres â produire cet effet ; fluides qui nepeuvent être ainsi préparés que dans le petitindividu , tel qu’il vient d’étre représenté ,tout impuissant qu’il paroîr pour cela , toutinforme qu’il se présenté à nos sens ; ceschangemens admirables font produits parune double cause, qui ne cesse d agir tantque Ja vie subsiste , c'est-â-díre par le mé-chanifme de ['accroissement & par celui dela solideseence.

Les effets du premier consistent en ce quequelques particules des fluides qui ont étéélaborées, affinées, Sc rendues homogènesau point de pouvoir pénétrer dans les vaisseaux les plus simples, Rappliquent aux pa-rois de ces vaisseaux , s’insìnuent dans 1’:in-tervalle des élémens de la fibre dont ils sontcomposes , à mesure que les élémens fontécartés les uns des autres par la cause de ladistension, de l’alongement des solides, del’accroiísement, 5c laissent entr'eux des vusdes, des serobicules à remplir ; ensorte quel’embryon acquiert ainsi toujours plus d’é-tendue. Voye-^ Accroissement, Nutri-tion.

Quant à la force & à la fermeté de lafibre , c’est la solideseence qui les lui donnepar le méchanisme qui va être exposé : ilconsiste dans la force de pression aes vais-seaux les uns fur les autres, dans le tempsde leur diastole : il est sûr , d’après les prin-cipes d’hydrostatique , que les liquides quisont mus dans des canaux , agissent, fonteffort contre les parois.- or une pareille im-pulsion se faisant de l’axe vers les partieslatérales dans chacun des vaisseaux qui sont

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