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Tome quatorzième.
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moindre encore dans les membranes, leschairs , que dans ces dernieres : elle acquiertmême des degrés différens dans les différen-tes parties molles , selon que le sage auteurde l’édifice l’a jugé nécessaire pour les usa-ges auxquels elles font destinées, pour le rap-port qu’elles ont entre elles, en un mot pourla direction Sc la conservation de l’économieanimale. Cette difference remarquable, ilfaut l’attribuer toujours à la cause générale,ci-devant assignée , c’est-à-dire à l’inégalitéde pression entre les vaiffeaux des uns sur lesautres , des plus forts fur les plus foibles :cette cause agit par conséquent plus oumo-ins, selon la différence des parties ; ainsidans celles où il se trouve un très-grand nom-bre de petits vaisseaux contigus, exposéstout à la fois à la compression d’un nombresuffisant de grands vaisseaux ambians ; ceux-là font également changés en fibres grossiè-res , c’est-à-dire formées de vaisteaux oblité-rés , qui unis les uns aux autres, forment desmalles de fibres toujours plus égailles, finscavité ; d’où résulte la dureté des substancesosseuses , cartilagineuses, ce qui ne se faitque veu à peu , & à proportion que les petitsvaisseaux font ainsi convertis en fibres com-posées : car, comme nous l’enseigne la for-mation des os , l'os dur a été d’abord uncomposé de plusieurs membranes vasculeufestrès-sines , disposées en lames appliquées lesunes aux autres , qui ayant perdu peu àpeu de fa flexibilité , a acquis la consistanced’un cartilage avant de parvenir à l’état dedureté , propre à la substance osseuse : ils’ensuit donc que les parties de l’embryon ,destinées à former les os, font composées demaniéré qu’elles ont, fous un volume donné,un plus grand nombre de petits vaisteauxque les autres parties , lesquelles soient sus-ceptibles de se laisser comprimer librementpar les vaisseaux qui les environnent : con-séquemment , la solidité ne discontinuantd’augmenter dans toutes les parties pendanttoute la vie, est cependant différente quantaux effets , par ladifférence de proportion quiexiste dans les différentes parties entre "lesvaisseaux qui compriment Sc ceux qui fontcomprimés au point d’en perdre leur cavité ;ensorte que cette solidescencc, qui s’operepar le changement des petits vaisseaux-enfibres composées, ne peut être attribuée qu’à

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l’inégalité de pression dss vaisseaux entr’eux.

C’est pourquoi , puisque le cerveau esttoujours une partie ii molle, même dans1 âge avancé , il y a lieu de croire que cetteégalité de consistance dans toutes les par-ties de ce viscère, subsiste ainsi la même àpeu près , parce qu’il n’y a point ou presquepoint d’inégalité de pression dans les vais-teaux dont il est composé, qu’ils se dilatentavec une égale force , Sc qu’aucun ne ce de■ allez à d’autres pour être comprimé , per-. dre fa cavité , & être changé en fibre com-posée. Cette égalité de consistance étoit ab-solument nécessaire à un organe , dont lesfonctions exigent une flexibilité constante ,Sc respectivement égale dans les parties aux-quelles il appartient de les opérer.

Différences des composés dt la fi>re. Aprèsavoir vu en quoi consiste la différence entrela fibre simple Sc hi fibre composée , il reste àdésigner les différentes especes de celle-ci :on la divise orJinairem iit en osseuse, encharnue, & en nerveuse.

La premiere eípece est celle qui concourtà former les parties les plus dures , ies pluscompactes du corps h imam , c’est-à-direles os : les fibres osseuses font disposées enlong dans les os figurés selon cette dimen-sion , & du centre à la circonférence dans lesos plats ; elles forment dans les uns Sc lesautres des lames, des couches appliquées lesunes aux autres , Sc différemment graduées,contournées selon la destination des os ( voy.OsJ ; elles font unies entr’elles en beaucoupplus grand nombre, fous un volume donné,que celles des autres especes ; elles se touchentpar conséquent par un plus grand nombrede points ; d’où résulte dans les substancesosseuses plus de densité , de force , de cohé-sion , de solidité , de dureté , que dans tou-tes les autres parties du corps ; cepenstantces qualités varient encore du plus au moinspar rapport aux os composés entre eux :on peut comprendre fous cette eípece lessubstances cornées comme les ongles, dontles qualités approchent beaucoup de celledes os. Voye^ Ongle , Corne.

La fibre charnue est un assemblage deplusieurs fascicules ou petits paquets d c fibressimples , ou de vaisseaux'simples dégénérésen fibres composées, qui ne font pas unisentr’eux d’une maniéré bien intime ; iis for-

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