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ment une malle très-peu compacte, aisé-ment compressible , molle ; ils contiennentdans leurs interstices des vaisseaux de disté-rens genres, sanguins, lymphatiques, ner-veux ; ils font aussi séparés par de fines mem-branes qui forment comme des cloisons :ces fascicules d t fibres charnues font de diffé-rentes longueurs & de différentes positions ;ils s’étendent d’un os à un autre os, oud’un os à un autre point fixe quelconque ;ou ils font repliés fur eux-mêmes, & sou-dés par les extrémités de maniéré à formerune fibre circulaire ; un anneau charnucomme dans les muscles sphincter ; ou ilsfont disposés en spirale différemment com-binée , comme dans la structure du cœur.Les fibres charnues font rouges, loríqu’il y adu sang dans les interstices des fascicules fi-breux , qui étant lavés ou considérés séparé-ment , sont blancs comme dans les tendonsqui ne font qu une extension d es fibres char-nues dont font formés les muscles , maisplus resserrées dans ceux-là que dans ceux-ci;de maniéré qu elles ne reçoivent point entreelles de vaisseaux sanguins : il en est de mêmedes aponévroses & des membranes qui fontcomme des lames, des toiles plus ou moinsapprochantes de la nature du tendon.
La fibre nerveuse est un composé de filetspulpeux blancs, qui entrent dans la composi-tion du cerveau , du cervelet, de la moellealongée & épiniere, des ganglions & des pro-ductions de toutes ces parties : ces produc-tions font appellées nerfs , lorsqu’elles fontdisposées en forme de cordons étendus enligne droite ou approchant, & qu elles fontrevêtues d’une gaine membraneuse, prolon-gement de la dure-mere qui accompagneleurs distributions dans toutes les parties ducorps.
On peut rapporter à ces trois efpeces defibres composées, toutes celles qui se trouventdans le corps humain : elles font toutes très-flexibles ( fans en excepter les offenses ) pri-ses séparément, mais unies en masse, ellesdiffèrent à cet égard : les os, les cornes n ont
Î irefque point de flexibilité , sur-tout danses adultes ; les ongles en ont un peu , lorf-qu’elles font en lames ; les cartilages en ontdavantage que les ongles, tout étant égal ;les chairs, les tendons, les membranes , lesniasses nerveuses ct les nerfs, sont des parties,
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toutes très-flexibles. Voye{ ce qui a été ditci-devant des propriétés des fibres.
Les efpeces de fibres , dont on vient defaire mention , quoique bien différentes en-tre elles par leurs qualités sensibles , ne fontnéanmoins qu’un composé d tt fibres simples,sous forme de vaisseaux infiniment petits ,ou de vaisseaux oblitérés, plus ou moinsfortement adhérentes les unes aux autres,qui ne différent entr’elles que par les diver-ses combinaisons de leur union : les partiesélémentaires qui forment les fibres , sont lesmemes, c’est-à-dire de même nature , demême figure, de même volume , selonLewenhoek, ct vraisemblablement elles ontauísi, à l’égard de chaque individu , lamême force de cohésion pour leur union,sous forme de fibres simples , à la composi-tion de quelque partie qu’elles puissent êtredestinées : ainsi c’est avec raison que l’on aretenu des anciens, pour les élémens desfibres, ct pour les bres mêmes en tant quesimples , le nom des parties similaires , afinde les distinguer des parties qui en font com-posées , des instrumens dont l’affémblageforme í’individu , qui fervent aux différen-tes actions de la machine animale , qui fontpar conséquent d’une grande différence en-tre eux par leur structure , & qui sont ainsiréellement diffimilaires : on a auísi conservéà ces dernieres parties leur ancienne déno-mination ; elles font encore appellées orga-niques. Il existe donc de cette maniéré deuxgenres de parties solides, dont les différencesne font que les efpeces : tous les animaux( & les végétaux même ) sont composés departies similaires primitives , & de partiesqui en sont formées, c’est-à- dire de partiessecondaires, organiques , instrumentasses :voilà ce qu’ils ont de commun ; mais parquoi ils différent, c’est par la disposition detoutes ces différentes parties, tant simples quecomposées, par le plus ou moins de forcede cohésion de celles-là, ct par l’organiíme,
, le méchaniíme de celles-ci ; non-seulementchaque dallé d’animaux poffede ces troisqualités d’une maniéré qui lui est propre,mais encore chaque ordre , chaque efpece ,chaque individu a une sorte de cohésiondans les fibres dont il est formé, une sorted’organifation , qui ne sont communes qu’à, une même classe, qui deviennent particu-