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Tome quatorzième.
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lieres à un même ordre : qui font plus parti-culières encore à une même efpece , Sc quiexaminées avec plus d’attention , font abso-lument propres Sc différentes dans chaqueindividu : on peut même pousser cette con-sidération juíqu’aux différentes parties, dontf assemblage forme l’individu , comparéesentr’elles, qui font auffi disposées, par rap-port à leur principe & à leur masse , d'unemaniéré particulière, proportionnément autout.

La différente combinaison des filtres pro-duit donc la feule différence caractéristiqueentre les animaux , entre les parties qui lesforment, & les individus qui résultent de cesparties, comparés les uns aux autres , entant que ces fibres font réunies entre ellesde différentes maniérés, forment en consé-quence des organes plus ou moins consis-tans, plus ou moins denses, plus ou moinsfermes, élastiques, distractiles, flexibles,6c en un mot plus ou moins forts, Sc dispo-sés à exercer les fonctions auxquelles ils fontdestinés : toutes ces qualités dépendent doncdu contact des fibres entr’elles , plus oumoins étendu, c'est-à-dire selon quelles sontunies par des surfaces ou par desjpoints avecdes modifications indéfinies, qui rendentplus ou moins robustes ou foibles les vais-seaux formés de ces fibres , 6c les disposentà convertir en plus ou moins grand nombre,plus ou moins promptement les petits vais-seaux en fibres , formées de celles qui ne fontque des vaisseaux simples oblitérés par lacompression des composés , par les causesde la vie , conséquemment plus puissantesdans certains sujets que dans d'autres : de-làs'ensuit, par la comparaison de ces différen-tes qualités des parties solides ôc de leurseffets dans chaque individu , la différencede ce qu on entend par tempérament , parconstitution , complexion particulière j c'estl'idiosyncrase des anciens : des auteurs dis-tinguent même encore le tempérament de laconstitution , en ce que celui-ci est tiré desprincipes physiques , des causes primordia-les de la structure du corps humain , Sc laconstitution dépend de ses principes mécha-niques, du jeu, de faction des organes.Voye^ Tempérament.

En voilà assez sor les fibres , tant simplesque composées , considérées physiologique-

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ment ; cependant quelqu'étendu que soit ledétail dans lequel on vient d'entrer à cesojet, la matière en est si abondante, qu'illaisse encore bien des choses à desirer parrapport à ce qui en a été dit : pour suppléerà ce défaut, il faut avoir recours aux diffé-rons ouvrages sor l'économie animale , dontce siecle a enrichi la médecine, tels que ceuxde Lewenhoek, de Baglivi , d'Hossman ;les commentaires de Boerhaave par MM,1 daller & van-S'X'ieten ; le mot fibre du dic-tionnaire de médecine , d'après ce dernier ;la physiologie de M. de Sauvages , 6c parti-culièrement la dissertation de M. Fizes , cé-lèbre professeur praticien de Montpellier,intitulée, conspeBus anatomìco-mechanicus par-tium corporis humani folidarum , dans laquellela physique des fibres , Sc des parties qui ensont formées, paroît être mise dans tout sonjour, Lojrç aussi les articles Fœtus , Nu-trition, Muscle , Os.

Après avoir examiné la fibre en général ,relativement à l'état naturel, à l'état de con-formation , tel que l'exige la santé de chaqueindividu , il reste à voir à quels changemenselle est exposée dans l'état que l’on appelledans les écoles contre-nature , c'est-à-diredans celui de lésion , de maladie.

Nous venons de voir ci-devant, que lecorps humain , par rapport à ses fibres Sc àleur assemblage , est un composé de partiessimilaires on simples, Sc de parties dijfimi-laires ou organiques : de cette distinctiondes parties solides en deux especes princi-pales , qui peuvent avoir chacune leurs vices,leurs maladies propres , il en résolte auffideux especes de lésions principales , dontsont susceptibles les parties solides ; ta pre-mière regarde les parties simples , l’autre lesparties composées : les anciens n’ont presquepoint fait mention de celle-là, si l'on en ex-cepte Galien, comme on le prouvera ci-après.Les méthodiques même, qui ne cherchoientles causes des maladies absolument que dansles solides , dont la doctrine est ordinaire-ment appellée de jiriclo & laxo , c’est-à-dire ,de la constriction ou roideur Sc du relâche-ment ou de la débilité des parties, n’ontpoint considéré ces vices dans les fibres pre-mières , mais seulement dans les partiesorganiques ; ils n’ont rien dit des maladiesdes fibres proprement dites : Medici sunt fin -