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Tome quatorzième.
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Juales artifices , les médecins ne doivent re-chercher leur objet que dans ce qui tombefous les sens, pourroit on dire, pour approu-ver la conduite des anciens à cet égard ,mais on ne feroit pas attention , qu’il nes’agit dans cette maxime que des effets, &non pas des causés ; on ne doit raison-ner & tirer des conséquences de celles-ci,que d’après les phénomènes qui s’enfuivent.Que ces causes soient sensibles ou non , leseffets doivent toujours hêtre pour déterminerles médecins à s’y intéreflenc’est ce que Galienparoît avoir très-bien observé, même pourle sujet dont il s’agit (meth. I. II, cap. iv):il établit d’abord les deux vices dont peu-vent être principalement affectés les solides :surit autan duce prime paflìones , dit-il, altéraangustatio feu conjlriclio meatuum , altéra am-pliatio feu relaxatio. “ Les lésons radicalesdes canaux, c'est-à-dire, par conséquent dessolides en général, ne peuvent être que leurresserrement ou leur relâchement Namfi prima elemcnta fupponantur impoffìhilìa ,continue le même auteur, nullœ erunt alite ,prteterquam in compofitione , pajftones ; folaautem compofitio ea quce dicimus discriminarecipit. “ Car íi on suppose les premiers éié-mens inaltérables , il ne peut y avoir delésions que dans les parties qui en font com-posées ; ces lésions n admettent d’autre dif-férence , que celle qui vient a’être mention-née » ; quare nccejfe cftfimilarium quamlibetpartium tune fuum habere robur , ajoute-t-il ;cutn meatuum moderationem obtinet , quâmoderatione corruptâ , à naturali difpofi-tione digrediatur oportet. " C'est pourquoiil est nécessaire que chacune des partiessimilaire ait une force qui lui soit pro-pre , tant que les canaux font dans l'étatconvenable ; mais lorsque cet état vient àsouffrir quelque dérangement, il s’ensuit queles parties ne restent plus dans leur disposi-tion naturelle ». Et pour ne laisser aucundoute sur ce qu’il entend par parties fimi-laires , il finit par cette considération, donton ne peut certainement faire supplicationqu’aux fibres primitives. Scd quoniam unaqueeque mcdiacritas duplicem patitur corrup-tionetn , altcram exuperantiam , alteram defee-tum ; lìquet , quod primcc paffiones corporumfimplicium duplices erunt , quarum alterce exampliatione , altcrce ex angufiationc meatuum

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consistant. " Mais par ce que l'état moyen ,'qui est l'état naturel, est susceptible d’êtrevicié de deux maniérés , savoir par excèsou par défaut, il paroît évident qu'il nepeut y avoir d'autre maladie des corps sim-ples , que le resserrement & le relâchementdes conduits qui en font formés ».

C'est ainsi que le fameux auteur dont ils’agit, jette le fondement de la théorie desmaladies des solides, fans s’appercevoir quec’est celui de la doctrine des méthodiques,qu’il a tant combattu ; mais ils n’ont jamaissi bien posé leurs principes , que Galien lefait pour eux ; ils vouloienr réduire toutes lesmaladies à celles des solides , au lieu queGalien, reconnoifsant ces lésions primordia-les des parties consistantes, ne se bornoitpas là ; il íentoit la nécessité d’admettre desdégénérations dans les fluides , indépendan-tes des vices dans les solides : mais c'est deces vices dont il doit être question ici, &de ceux qui regardent les parties similairesfeulement, c’est-à-dire , les fibres simples ;quant à celles des parties diísimilaires ou ins-trumentales, v. Organe , Organiques,( maladies.)

Une partie élémentaire prise séparément,dit Boerhaave (d'après Galien, ainsi qu'onvient de le voir), n'éprouve aucune altérationdans fa substance, aucune maladie par con-séquent ; & quand même on en suppoíeroitquelqu'eípece , elle rtsteroit toujours incon-nue , parce qu'il n’y a pas apparence queles effets pussent tomber fous les sens; d’ail-leurs on ne pourroit pas distinguer ces effetsde ceux des vices, dont font affectées lesparties composées de corpuscules élémentai-res : mais l'élément est inaltérable de íànature, ainsi qu’il a été établi au commen-cement de cet article ; on peut décider con-séquemment , qu’il ne sautoir être affectéd'aucune façon : il ne peut non plus y avoiraucune lésion dans les parties qui font im-médiatement formées de ces corpusculesprimitifs , unis entr’eux , c’est-à-dire , dansles fibres simples, si ce n’est eu égard àleur' connexion , qui peut être ou trop forteou trop foible : la solution de continuitéregarde les parties composées : il n’est paspossible de donner ici une réglé géné-rale par laquelle on puiíîè déterminer queldoit être le degré de cohésion des parties