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Tome quatorzième.
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la position trop éloignée des corpuscules in-tégrans des fibres entr’eux, & des fibres elles-mêmes entr'elles : eníorte que ces différentesparties font presque hors de la fphere dela puiflance qui les retient unies les unesaux autres : ainsi, fous un volume donné,comparé à l’état naturel, il y a dans ce casmoins de corpuscules pour former les fibres,& moins de fibres pour former la partiecomposée quelconque ; ainsi la cause de lalaxité établit en même temps le défaut dedensité , puisqu'il entre moins de matièrefous forme solide dans la composition de lapartie d'un volume donné : conséquemmentdoit-il y avoir aussi défaut de ressort, puis-que c'est la multiplicité plus ou moins con-sidérable des points de contact dans les par-ties intégrantes des corps, qui rend ceux-ciplus ou moins élastiques ; plus le nombre deces points diminue, moins il y a de forcede cohésion pour remettre dans leur premierétat ces parties, lorsque la force qui les aécartées les unes des autres, vient à cesserses effets.

C'est aussi de la laxité des fibres , que pro-vient la débilité, la mollesse des parties quien font composées ; en esset, celles-ci fontdites foibles lorfqu'elles ne peuvent ni pro-duire ni soutenir les efforts nécessaires pourles actions ordinaires de la vie , auxquellesces parties concourent : mais ces efforts nepouvant fe faire fans alonger , fans disten-dre les fibres , soit que ce soit des fluides quidilatent des vaisseaux , qui en écartent lesparois, soit que ce soit un muscle tiraillépar la contraction de son antagoniste, oupar sa propre tension ; pour opérer cette con-traction , ces efforts tendent à la solutionde continuité des fibres ; dans tous ces cas,cet effet fera produit d'aucant plus aisément,qu il y aura moins de résistance de lapart de la force cohésive, ou tout aumoins la distension loríqu’elle n'est paspoussée jusqu'à causer la rupture, fait-elleperdre presque toute i'élasticité aux fibres ;parce que la force distendante tend à éloi-gner de plus en plus les parties intégrantesles unes des autres, à les tirer de la fpherede cohésion.

On appelle mous , les corps solides dontles parties font aisément déplacées par lapression, fans cesser d'êue continues ; la

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laxité ne peut qu'augmenter la flexibilitédes fibres , jusqu'à la rendre défectueuseà proportion que ce premier vice est plusconsidérablement établi ; cela fuit de toutce qui vient d'ètre dit : par conséquent lezparties composées de fibres ainsi trop flexi-bles, doivent être d'une trop grande molle sse.

Les causes qui disposent à ces différensvices provenant de la laxité des fibres , fontla disposition héréditaire dans certaines fa-milles , qui consiste dans une délicatessed'organes, dépendante du trop peu de ré-sistance àts fibres , à fe laitier distendre outremesure > l'habitude ou l'usage de se nourrird'alimens de bon suc, mais de qualité àhumecter , pris en grande quantité avec lafaculté de les bien digérer, joints à cela sur-tout le défaut d'exercice, la résidence dansun climat chaud & humide, tout ce quîpeut avoir rapport à ces circonstances, toutce qui tend à faire surabonder les fluidesdans le corps humain , qui empêche ou nefavorise pas la dissipation de leur superflu,qui fait séjourner les sucs aqueux , huileux ,dans les vaisseaux simples, ensorte qu'il s'enintroduise des molécules entre les parties inté-grantes des fibres &i entre les fibres même ; queces molécules interposées écartent celles-là, endiminuent la cohésion , s'iníinuent entrecelles - ci, empêchent qu’elles fe touchententr'elles, de maniéré que le contact quise fuioit par des surfaces linéaires, ne íêfaste plus que par des points entre ces mo-lécules sphériques & les fibres : d'où il arriveque la solidité des parties qui en font com-posées , diminue en raison directe de ladiminution du contact ,8c par conséquentde la cohésion ; c'est ce qu’on observe bienensiblement à l'égard des cuirs macérésdans l'eau, de l'effet des bains fur la peau,de la putréfaction commençante, qui nepeut jamais fe faire qu'à la faveur de l'hu-midité, &c.

Tout ce qui peut contribuer à diminuerles forces ambiantes qui fervent à prestèrtout le corps en général (comme la chaleurde l'air ou la diminution de ion poids ,ainsi qu'on l'observe sur les animaux misdans un four chaud, dans la machine duvuide) ; tout ce qui tend à affoiblir les puis-sances qui peuvent comprimer les vaisseauxsimples, susceptibles de s'oblitérer, d'êtrc

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