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les élémens terreux font rares & séparés,l’animal vieillissant la proportion des élé-mens terreux est augmentée. Il est surpre-nant que son ait pu douter de f existence decette colle : un auteur estimable en a doutécependant : il a plus fait, il l’a rejetée, & il acru que f attraction feule des parties terreusessuffiíòit pour expliquer les phénomènes.
La terre reste feule dans les os qui ont étéensevelis pendant des siécles. Nous avons eudans notre collection un os frontal humain,avec le sinus très-apparent, tiré d'une collinede marne : cet os étoit réduit en terre , il sedissolvoit dans seau simple comme le feroitune marne. Cet os n'avoit plus de confis- ;tance, non qu’il eût perdu fa terre , mais
E arce qu’il avoir perdu fa colle, il étoit fina-le. C’est ainsi que le nez d’Alexandre s’af- ;faissa fous le doigt d'Auguste ; la terrey étoitbien conservée , mais la longue durée del’exhalaifon avoit dissipé toute shumidité ,qui sert de lien aux particules terreuses.
Ce que le temps fait en y employant dessiécles, le feu le fait dans un moment : ilcalcine les os, c'est-à-dire qu'il en sépare lesparties terreuses , & qu'il en détruit l'union.Ce n'est pas la terre qui fe dissipe par le feu,c’est la colle feule qui a exhalé, & dès-lors iln’y a plus d'attraction entre les parties ter-reuses.
Cette colle est composée d'huile Sc d'eauavec un peu de fer , beaucoup ef air fixe, &une disposition à fournir à l'aide du feu unsel alkali volatil. On ramasse avec facilitécette colle dans le digesteur de Papin : onl’imite par fart. Un os, qui a passé par lefeu , Sc qui a perdu fa consistance , fans ce-;pendant que les fibres fe soient quittées en-core, reprend fa solidité, quand on le trempedans seau , Sc mieux encore quand on l’en-fonce dans 1 huile. Un cheveu brûlé renaîtpar les mêmes moyens.
L'air fixe fait une partie principale decette même colle. Il /échappe sous l'appa-rence de bulles dans la dissolution des corps ;aucun d'eux ire so fond ni ne fe calcine qu'a-près avoir perdíi cet air fixe. U est très-appa-rent dans les solutions qui fe font par le feu ,&c par les acides, c’est Hais qui en a poussela découverte. Il est difficile d'expliquer fac-tion de cet air, il suffit que les expériences nepermettent pas d’en douter.
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C’est apparemment à la colle animalequ’appartient principalement la force morte *par laquelle les élémens de la fibre s’appro-chent. Naturellement la colle prête , elle felaisse étendre, & fe reprend d’elle-même;Les parties terreuses privées de leur collen'ont plus de* force morte, les os calcinés ,les fibres dont la pourriture a détruit la colle*n'ont plus de force morte.
Les fibres proprement dites so trouventplus fréquemment dans les parties où la na-ture n’a pas voulu qu’il fe répandît de lagraisse , Sc dans les intervalles des faisceauxde fibres les plusfines.C’est elle le plus souventqui forme les plis des vaisseaux, comme dantla carotide sous le crâne ; généralement pres-que toutes les courbures de vaisseaux dépen-dent de ces fibres cellulaires -, elles unissentencore les membranes les plus fines.
Les lames sont destinées à recevoir de lagraisse ; ce font elles qui, par leur entrelace-ment spongieux, forment le tissu cellulaire.Elles reçoivent l’humeur diaphane dans lecorps vitré ; elles réunissent les collines & engénéral les filets nerveux çlu cerveau ; l’al-lantoïde est un amas de lames de cette efpece.
, Elles ont la même force morte que lesfibres , mais comme elles sont plus courtes,leur mouvement est moins apparent ; il n’en; est pas moins véritable ; cette force morte faitfaire à des corps étrangers , qui ont pénétrésous la peau , un chemin souvent difficile àcomprendre. On a vu des épingles avaléessortir par une veine du bras ; & des balles deplomb faire bosse dans des parties du corpstrès : éloignéesdu coup. Les humeurs se meu-vent & so transportent par la force morte deslames cellulaires ; ce font elles qui causentles métastases de la matière purulente, &cqui renvoient quelquefois au poumon celled’un abcès au tibia. La communication uni-verselle de toutes les parties du tissu cellulairefavorise cette marche.
Il est très-probable que les rempéramensSc le ton , si célébrés dans la médecine, dé-pendent en grande partie du plus ou moins-de fermeté ôc de force morte des fibres &cdes lames. On comprend assez, qu’une plus.grande force dans ces fibres rend les vaisseaux;plus tendus, les muscles plus vigoureux , so-mouvement de la graisse plus prompt ; cette:fermeté peut étendre ses effets fur le cerveau»