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Tome quatorzième.
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même, & donner plus de consistance à lamoelle qui reçoit les impressions des siens.

Nous avons montré ailleurs que la mem-brane n'est qu un tiísiu de lames rapproché ,que le vaisseau a les mêmes élémens, que lesvisiceres font composiés de vajfleaux & de jtissu cellulaire , souvent fibreux : la fibre jmusculaire paroi t être une cellulosité animée !par une plus grande portion de pulpe médul-laire nerveuse : les auteurs qui ont fait de lafibre musculaire un chapelet de vésicules,ont vu cette cellulaire même. Dans les ten-dons la nature cellulaire est plus visible ; ce-lui du plantaire sie laisse réduire dans un étatmembraneux, sc le tiílu d e fibres Sc de lamesy est visible.

La moelle du cerveau sie forme naturellement en fibres ; mais il est vraisemblableque ces fibres ne font que la moelle même ,réunie en faisceaux par les petites fibres cellu-leusies. L’exemple de la membrane pulpeusede la rétine, Sc le microscope'appliqué à lamoelle du cerveau , ne semble pas annoncerune figure déterminée à cette pulpe sentante.(H. D. G.)

Fibre , (Psychologie.) L'usage que le cé-lébré M. Bonnet a fait de la théorie desfibres Sc de leur méchanisime , dans son Essaianalytique sur l'ame , est si considérable Scsi intéressant , que nous croyons devoir enfaire la matière d’un article particulier. Lephysique de notre être a une influence perpé-tuelle fur les opérations de notre ame. Lessensations qui nous affectent à chaque instantnous instruisent de la liaison intime que lessens ont avec l'ame. Nous éprouvons demême à chaque instant, que l'ame exerceun empire très-étendu fur les organes Sc furles membres ; elle y excite un nombre pres-que infini de mouvemens divers. Nous som-mes constitués de maniéré que nous nouscroyons auteurs de nos actions ; Sc quandcela ne seroit point, quand cette force motrice,que le sentiment intérieur nous porte à attri-buer à notre ame, ne lui appartiendraitpas, il suffirait que Faction suivît constam-ment la décision de la volonté , comme lavolonté suit la décision de l’entendement,pour que rien ne changeât dans le systèmehumain. Attribuer Faction uniquement à lamachine, c'est toujours l’attribuer à nous-

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mêmes, parce que cette machine est nouL-mêmes : l’ame n'est pas tout l’homme.

La découverte de l’origine des nerfs a con-duit à placer l’ame dans le cerveau. Mais,comme il n’y a que les corps qui aient unerelation proprement dite avec le lieu, nousne disons pas que l’ame occupe un lieu dansle cerveau ; nous disons que l’ame est présente,au cerveau , Sc par le cerveau à son corpsd’une maniéré que nous ne pouvons définir.

Sans adopter la décision particulière d’au-cun anatomiste , on peut admettre qu’il estquelque part dans le cerveau une partie quipeut être appeliée le siège de l'ame , Sc regar-dée comme l’instrument immédiat du senti-ment , de la pensée Sc de Faction. Il estindifférent que ce soit le corps calleux , outout autre corps. Le cerveau nous est presqueinconnu; ses parties les plus essentielles font simolles , si fines , si repliées ; nos instrumensfont si imparfaits , nos connoiífances si bor-nées , qu’il est a présumer que nous ne décou-vrirons jamais le secret d’une méchanique quiest le chef-d’œuvre de la création terrestre.Quelque autorité qu’on attribue aux bellesexpériences de M. de la Peyronnie , on feratoujours acheminé par les faits à admettrequelque chose d’analogue à ce qu’il a admis ;tout le cerveau n’étant pas le siège de la pen-sée ; comme tout l’œil n’est pas le siège dela vision. En admettant un siège de l’ame ,ce doit être un centre où tous les nerfs aillentrayonner.

Mais les nerfs font mous ; ils ne font pointtendus comme les cordes d’un instrument.Comment les objets y excitent-ils des vibra-tions analogues à celles d’une corde pincée,Pour le concevoir , il faut admettre dansles nerfs un fluide dont la subtilité Sc la mo-bilité approchent de celles de la lumière ; Scalors, par le secours de ce fluide , on expli-que facilement la célérité avec laquelle lesimpressions se communiquent à l’ame, celleavec laquelle l’ame exécute tant d opérationsdifférentes.

Le genre nerveux étant l’organe médiatdes sensations , il s’cnsuit que du plus ou dumoins de mobilité de cet organe dépend leplus ou le moins de vivacité des impressions.Les objets réagissent pas immédiatement furl’ame ; élle n’éprouve leur action que d’une[ maniéré médiate, par le ministère des sens.

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