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ment diamond plant , ou ice plané , Sc lesbotanistes ftcoïde d’Afrique , à fleurs deplantain ondées , argentées & brillantescomme des facettes de glace. Miller a trouvéle secret d’en perfectionner la culture, Scde faire venir en Angleterre la tige, lesbranches Lc les feuilles de cette efpecc , plusbelles quêta Afrique. Voye\ ce qu il dit àce sujet dans son dictionnaire, des plantes dejardin , & joignez-y f ouvrage de Bradley ,intitulé Hijloria plantar.succuientar. ornée defigures en taille-douce, «Sc dont les diversesdécades ont paru successivement à Londresen 1716,1717,172.5 & 172.7, Ú2-4°.(D./J
FICTIF ou FICT 1 CE , adj. (car ces deuxmots paroisl'ent l’un & 1 autre en ut âge ),se dit, en philosophie , des choses qu’on sup-pose sans fondement ; un être ficlif, unehypothèse ficlice. Ficlif paroit aujourd'huiplus usité ; ficlice est plus analogue au latinJiclitius , qui a le même tens.
Fictif, ( Jurisprud.) se dit de quelquechose qui n’est point réel, mais que l’onsuppose par fiction ; par exemple , une rente,un office , sont des immeubles ficliss , aulieu qu’un héritage est un immeuble réel.Voye-{_ Immeubles. Il y a des propres ficliss,qui sont les deniers stipulés propres. VoyeqPropres, (A)
Fictif, ( Docimafi.) Voy. Poids fictif.
FICTION , f. f. ( Belles-Lettres. ) pro-duction des arts qui n’a point de modelscomplet dans la nature.
L’imaginatíon compose 5 C ne crée point :ses tableaux les plus originaux ne font eux-mêmes que des copies en détail ; < 5 í c’est leplus ou le moins d’analogie entre les diffé-rens traits qu’elle assemble , qui constitueles quatre genres de ficlion que nous allonsdistinguer ; lavoir „ le parfait, l’exagéré, lemonstrueux & l e fantastique.
La fichort qui tend au parfait, ou la fic-tion en beau , est l’aísomblage régulier desplus belles parties dont un composé naturelest susceptible , 8 c dans ce sens étendu , laficlion est essentielle à tous les arts «Limita-tion. En peinture, les Vierges de RaphaëlSc les Hercules du Guide , n’ont point dansla nature de modele individuel ; il en est demême en sculpture ds la Vénus pudique 8 cde l'Apollon du Vatican ; en poésie deCor-nélie 8c de Didon. Qu’ont fait les artistes ìTome. XI F,
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1 ils ont recueilli les beautés éparses des mo-dèles existans , & en ont composé un routplus vu moins parfait, suivant le choix plusou moins heureux de ces beautés réunies.Foyei dans Yarticle Critique , la forma-tion du modele intellectuel, d’apiès lequellimitation doit corriger la nature.
Ce que nous disons d’un caractère oudune figure , doit s'entendre de toute com-position artificielle Sc imitatíve.
Cependant la beauté de composition n’est, pas toujours un assemblage de beautés par-ticulières. Elle est relative à l’effet qu’onfe propose , 8c consiste dans le choixdes moyens les plus capables d’émouvoirí'ame , de l’étonner , de ['attendrir , ctc.Ainsi la Furie qui poursuit lo, doit être dé-charnée ; ainsi le gardien d'un ferrail doitêtre hideux. La baílèstè 8c la noirceur con-courent de même à la beauté d'un tableauhéroïque. Dans la tragédie de la mort dePompée, la composition est belle autantpar les vices de Ptolémce , d’Achillas & deSeptime , que par les vertus de Cornélie Scde César. Un même caractère a aussi fertraits d’ombre Sc de lumière, qui s'embel-lissent par leur mélange : les sentimens bas6- lâches de Félix achevent de peindre unpolitique. Mais il faut que les traits opposéscontrastent ensemble , & ne détonnentpas. Narcysse est du même ton que Burrhus ;Thersite n’est pas du mêm'c ton qu'Achille.
C'est sur-tout dans ces compositions mo-rales , que le peintre a besoin de l’étude laplus profonde , non seulement de la natureentant que modele, pour l’imiter , maisde la nature spectatrice pour l’intéresser Scl'émouvoir.
Horace , dans la peinture des mœurs ,laisse le choix ou de suivre l’opinion , oud’observer les convenances ; mais le dernierparti a cet avantage fur le premier, quedans tous les temps les convenances suffisentà la persuasion Sc à l’inrérêr. On n a besoindc recourir ni aux mœurs ni aux préjugésdu siecle d'Homere , pour fonder les ca-ractères d’Ulysse Sc d’Achille : le premierest dissimulé , le poète lui donne pour vertula prudence : le second est colere, il lui don-ne la valeur. Ces convenances sont invaria-bles comme les essences des choses , au lienque ['autorité de l’opinion tombe avec elle ;
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