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tfiï personne, pourvu qu’on justifie de Tonconsentement par une procuration signéede lui.
Toutes les exceptions réelles quipérimentl’obligation principale , fervent aussi au fidé-jujseur , comme quand l’obligation est pourune chose non licite. Il en est autrementdes exceptions personnelles au principalobligé , telles que la minorité , la cessionde biens ; ces exceptions ne profitent pas aufidéjufiseur.
Le fidéjufiseur qui a payé pour le principalobligé a un recours contre lui.
Voye £ au digejìe , au code Sc aux injl/tutesles titres de fidejufiforibus , les traités de fide-jujsoribus faits par Heringius & par Hipp. deMar. in rubr.ff. defidejujs. Guypape , quefi.t,jo ; Domat, tit. ij ; les arrêtés de M. deLamoignon , au titre des cautions , Scc.
Voye^ aux mots Caution , Caution-nement, Certificateur , Plege. (A)
FI DÉJUSSION, f. f. ( Xurifpr. ) est Ren-gagement que contracte un fidéjusseur oucaution. V. CautionS’FidÉjusseur/^J
FIDELE, adj. pris subst, f Théol. ùH fi.eccléf. ) parmi les chrétiens signifie en géné-ral celui qui a la foi en Jesus-Christ , paropposition à ceux qui professent de faussesreligions comme les idolâtres.
Dans la primitive église le nom de fidclesétoit particulièrement affecté aux laïquesbaptises, distingués des catéchumenss qui n’a-voient pas encore reçu ce sacrement, & desClercs ou consacrés par l’ordination , ou atta-chés par quelque fonction au ministère desautels Sc au service des églises. Voye[ Ca-téchumènes & Clercs. Ainsi dans lesanciennes liturgies Sc dans les canons lenom de fidèles désigne la portion du peu-ple chrétien qui étoit admise à la célébration& à la participation des SS. mystères ; cequi n'étoit point accordé aux catéchumè-nes. Aussi distinguoit-on la mclle en deuxparties, dont la premiere étoit appellée messedes catéchumènes , composée de quelquespfeaumes, de collectes, de la lecture dei épître Sc de l’évangile , Sc de l’instructionde l’évêque ou du pasteur, après laquelleon congédioit les catéchumènes. La secondequ’on appelloit mejfe des fideles , commen-çoit alors Sc consistoit dans l’oblation desdons, leur consécration , les prières litur-
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glques, & la distribution de Reucliaristie.Voye ^ Messe.
Les privilèges des fideles étoient de par-ticiper à 1 eucharistie ; d’assister à toutes lesprières de Régisse ; de réciter l’oraison domi-nicale , qu’on appelloit par cette raison l’o-raison des fidèles , 7nrâ> ; Sc enfin d’as-
sister aux discours où l’on trairait le plus àfond des mystères. Bingham , orig. ecclefiajl.tom. I, lib. I, cap. iv, §. i, z, 3, q &seq.
Mais lorsque l’église íè fût partagée endifférentes sectes, on ne comptoit fous lenom de fidcles , que les chrétiens catholi-ques, c’est-à-dire ceux qui ont la véritablefoi, la foi par excellence. Jesus-Christ adéterminé lui-même le principal caractèredu fidde ; il le fait consister dans l’intimepersuasion de sa puissance Sc de sa divinité,dans la confiance, la foi invariable en faparole Sc en fa mission. C’est ce qu’il té-moigne fans équivoque dans les divers pas-sages où il parle de la foi ; on en met ici quel-ques-uns fous les yeux du lecteur.
Jésus voyant l’extrême confiance du cen-tenier, dit en marquant fa surprise : en vérité,je n’ai point touvé une fi grande foi , mêmeen Israël. Matth. viij , zo , zj.
Dans une autre occasion, comme il se futendormi dans une barque où il étoit avecses disciples, une tempête qui s’éleva toutà coup , leur fit craindre d’être submergés ;fur quoi ils Réveillèrent en lui disant : sauveq-nous , Seigneur , nous périssons. Il leur répon-dit : pourquoi craigne^-vous , hommes de peu.de foi ? c’est-à-dire , hommes de peu de con-fiance. Matth. viij, zq , z6.
S. Pierre marchant sur les eaux , maiscraignant d’enfoncer, Sc paraissant fort alar-mé , Jésus lui tendit la main , Sc lui dit :homme de peu de foi , pourquoi ave^-vous dou-té? Matth. xiv , 9z.
Jésus dit à Rhémorrhoïsse : ma fille , aycq_confiance , votre foi vous a guérie. Matth.ix , zz.
Approche^ votre main , dit-il à Thomasmetteq-la dans mon côté , & ne fioye^ pas in-crédule , mais fidèle. Jean , xx , zj.
Ces miracles-ci font écrits afin que vouscroye £ que Jésus efi fils de Dieu , & qu’encroyant vous aye{ la vie en son nom. Jean ,xx, 31.
Voilà Ridée unique Sc simple que Jésus-
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