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Christ nous donne de la foi & du fidele ;tous les pa stages qu’on voir ici, & un plusgrand nombre d’autres qu’on omet, ne pré-sentent point d’autre sens ; c’est de quoi l’onpeut sulfurer en parcourant les quatre évan-gélistes.
Ces passages, dira- 1 -on, íemblent don-ner à la soi des bornes bien étroites ; à cecompte on pourroit être fidele à peu de frais,& toutes les sociétés chrétiennes pourroienrprétendre à cette qualité , puisque toutesadmettent également la médiation & lesmérites infinis du Sauveur ; mais à Dieu neplaise, qu’on tire cette conséquence ! elleíèroit absolument mauvaise 8c absolumenterronée ; en voici la raison, qui est sansrépliqué ; c’est que l’église ayant été souvent ;obligée d’exphquer & de fixer les articles •de (a croyance, qui se trouvoìt attaquée par jles hérétiques, les termes de fidele 8c de soi ;ont eu nécestairement plusd’exteníìon dansla théologie, qu’ils n’en avoient dans labouche de Jésus-Christ. En ester, puisquenous devons écouter f église comme notreim-re, nous devons une humble soumissionà ses décrets : fi autem ecclefiam non audicrit,fit tibi ficut cthnicus & publicanus, Matth,xviij , 27 . Il ne soífit donc pas d’avoir cetteconfiance essentielle en la puissance & en lamédiation du Sauveur ; le vrai fidele doitjoindre à cette foi principale 8c primitive , 1ce que lson peut appeller la foi des dogmes ,c’est-à-dire P adhésion pure 6 ' Jìmple aux décì-fions de P église catholique. Le chrétien qui;montre des dispositions contraires, étale eneffet son orgueil, & ne mérite plus le titrede fidele : fit tibi ficut ethnicus & publicanus.Article de M. Faiguet.
FIDÉLITÉ, fi fi (Morale.) c’est unevertu qui consiste à garder fermement faparole , ses promesses ou ses conventions,tn tant qu’eÛes ne renferment rien de con-traire aux loix naturelles, qui en ce cas-làrendent illicite la parole donnée , les pro- ;méfies faites 8c les engagemens contractés ;mais autrement rien ne peut dispenser de ceà quoi son s’est engagé envers quelqu’un :encore moins est-il permis en parlant,, enpromettant, en contractant, d’user d’équi-voques ou autres obscurités dans le Lngagç ;ce 11 e sont-là que des artifices odieux..
Les vices ne doiyenrpas non plus donner
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atteinte à la fidélité, 8c ne fournissent pointpar eux-mêmes un sujet suífismt de refuserà shomme vicieux saccomplistcment de cequ’on lui a promis. Lorsqu un poète, ditadmirablement Cicéron dans ses offices ,( liv. III, ch. xxix ), met dans la bouched Atree ces paroles : “ je n ai point donné &ne donne point ma foi à qui n’en a point ; ila raison de faire parler ainsi ce méchant roi,pour bien représenter son caractère : maissi son veut établir là-destus pour réglé géné-rale , que la foi donnée à un homme sonsfoi, est nulle , je crains bien que son necherche sous ce voile spécieux , une excuseau parjure & àl’infidélité.» Ainsi le serment,la promeste , la parole une fois donnée defaire quelque chose, en demande absolu-ment l’exçcution ; la bonne soi ne souffrepoint de raisonnemens 8c dlncertitude.
Elle est la source de presque tout com-merce entre les êtres raisonnables : c’est unnœud sacré qui fait f unique bien de la con-fiance dans la société de particulier à parti-culier ; car dès sinstant qu’on auroit posépour maxime qu’on peut manquer à la fidé-lité sous quelque prétexte que ce soit, parexemple , pour un grand intérêt, il n’est paspossible de se fier à un autre lorsque cet autrepourra trouver un grand avantage à violer lafoi qu’il a donnée. Mais si cette foi est in-violable dans les particuliers, elle l’est en-core plus pour les souverains, soit vis-à-visles uns des autres, soit vis-à-vis de leurssujets : quand même elle Ièroit bannie dureste du monde , disoit l’infòrtuné roi Jean,elle devroit toujours demeurer inébranlabledans la bouche des princes., ( D. J.)
Fidélité. ( Morale. J fidélité en. amourn’est pas la constance , mais c’est une vertuplus délicate , plus scrupuleuse & plus rare.Je dis que c’est une vertu plus rare. En ester,on voit beaucoup d’amans constans. Ontrouve peu d’amans fideles. C’est qu’en géné-ral les hommes sont plus aisément séduitsqu’ils ne sont véritablement touchés.
La fidélité est donc cette attention conti-nuelle par laquelle l’amant occupé des ser-meus qu’il a faits , est engagé sons cestè à nejamais devenir parjure. C’est par elle quetoujours tendre , toujours vrai, toujours lemême , il n’existe , ne pense 8c ne sent quepour sobi.ee aimé j, iLne trouve que lui d'ai-