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Tome quatorzième.
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blâme, avec raison , la témérité de l’entre-preneur , Sc encore plus celle du peuple ro-main qui osa se placer sur íes édifices mou-vans. Fidenes est aujourd’hui CastroGiubileo.Tac. ann. I. IF, n. 6 %. Plin. L XXXFI,ch. 5. (C)

FIDES, Sc au génitif Fidis , J Mufiq.trist. des anc. ) suivant Pestais , c’étoit uneespece de cythare ainsi nommée, parce quetantum inter se chordce ejus, quantum inter deshomines , concordabant. S il faut juger destemps reculés par les nôtres , cet instrumentdevoir être bien discordant. (F. D. C.)

FIDICULA , (Mufiq. inst. des anc.) petit,instrument à cordes semblable au fides. Voy.ci-deíTus Fides. (F. D. C.)

FIDIUS , ( littér. & Mythol. ) dieu dela bonne foi ou de la fidélité, par lequelon juroit chez les Romains, en disant medius Fidius , Sc en sous-entendant adjuvet :que le dieu Fidius me soit favorable !

J’ai lu avec grand plaisir dans une disser-tation de M. l’abbé Massieu ( Mém. deVacad. des belles-lettres , tom. I) , quelquesdétails instructifs fur le dieu Fidius , dontje vais profiter , parce que personne ne s’estencore donné la peine d'éclaircir bien deschoses qui concernent ce dieu. Tout cequ on fait de plus fur, c’est qu’il présidoità la religion des contrats & des sermens :du reste on ignore fa véritable généalogie,la force de ces différois noms, & mêmela maniéré dont ils doivent être lus.

Denys d’Halycarnasse semble confondrele dieu Fidius avec Jupiter ; car en plu-sieurs endroits où il est obligé de traduirele dieu Fidius des Romains, il le rend parle ft* t/Wos- des Grecs. Mais il est aban-donné sor ce point par tout ce qu’il y ade meilleurs critiques.

La plupart croient que ce dieu étoit le mê-me qu’Hercule , & que ces deux mots diusFidius ne signifient autre chose que Jovis fi-lins. Nos anciens , dit Festus , le servoientsouvent de la lettre d au lieu de la lettre /,6 c difoicntfidius au lieu de filiusi c’étoit aussile sentiment d’Elius, au rapport de Varron.

Quelques-uns prennent ce dieu pour Ja-nus , d’autres pour Syîvanus, dieu des forêts :ceux qui prétendent avoir le plus appro-fondi cette matière , soutiennent après Lac-kance, que cetoit un dieu étranger, Lc,

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que les Romains l’avoient emprunté desSabins. Ils lui donnent une naissance mira-culeuse , qui dès ce temps même de supers-tition , parut fort équivoque & sort suspecte.

Les íëntimens ne font pas moins partagésfur les noms de ce dieu que fur son origine.'Les trois noms qu’011 lui donnoit le pluscommunément, étoient ceux de Sancus , deFidius , Sc de Semi-patcr.

C’est encore un nouveau sujet de disputeentre les savans , que de déterminer la ma-niéré dont on doit lire ces trois noms, carils ne s’accordent que touchant fidius , Scfont très - divisés au sujet de sancus Sc desemi-pater. En effet, à l’égard du premiernom , les uns tiennent pour sancus, lez ■autres pour sangus , d’autres pour fimclus ,Sc ceux-ci concluent que ce dieu étoit lemême qu’Hercùle. Quant au dernier nom,les uns lisent semi-pater, & par ce motn’enrendent autre chose que demi-dieu ; lezautres fimi-caper , dans la persuasion où ilssont que dius fidius étoit le même que Syl—vanus, qui comme toutes les divinités cham-pêtres j avoit des piés de chevre : enfin laplupart lisent femo-pater ; c’est-à-dire , dieumitoyen , dieu qui faisoit son séjour dansl’air, n’étant pas affez éminent pour êtredieu du ciel, & letant trop pour être sim-ple dieu de la terre.

Mais ce qui rend le choix difficile entretant d’opinions , c’est que chacun des au-teurs qui les soutiennent, a ses autorités ;Sc que dans ce grand nombre de diversesleçons, il n’y en a point qui ne soit son-dée sor de vieux manuscrits Sc sor d’ancien-nes inscriptions.

Au reste, si nous en croyons des criti-ques dignes de foi, la ressemblance qui sotrouve entre ces mots semo Sc fimo , fietomber S. Justin le martyr dans une grandeerreur ; ce pere grec, mal instruit de cequi regardoit la langue Sc les usages desRomains, s’imagina sor quelques inscrip-tions de semo-sancus , qu’il s’agistoit de cessortes de monumens de Simon le magicien .-de sorte que dans cette idée il chargea lesRomains de n’avoir point de honte d’ad-mettre parmi leurs dieux un imposteur avéré pSc cette méprise de Justin martyr passa dansles écrits de plusieurs autres peres de l’égliso j,dit M» l’abbé Maífietu