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ne peur aliéner plus des deux tiers de son 'fief, fans démission de foi.
Cependant les fiefs en l’air íont usités en-core dans quelques coutumes ; il y en amême plusieurs dans Paris qui ne consistentqu’en censives.
Cts fiefs ne peuvent être saisis que parmain mise fur les arriéré-fiefs. V. Peleus,ijuefi. j & Charondas, liv. II, rep. 6. (A)
Fief amete , dont il est parlé à la fin deVarticle 2 .J de la coutume de Mantes , estla même choie que le fief abonné , c est à-dire un fief pour lequel le seigneur est con-venu avec le valsai de ce que ce dernierdoit payer au seigneur pour les droits demutation. (A)
Fief d'a m i t i é , qu on appelloit aussiDruerie , étoit celui que le prince don-noit à un de ses druds ou sideles, qui étoientles grands du royaume , auxquels on don-noit aussi le nom de leudcs. Il est parlé deces dtueries ou fiefs d’amitié dar.s les anciensauteurs. Voye[ Druds & Leudes. (A)
Fief ancien ou paternel antiquum feupaternum : quelques-uns appellent ainsi unfief concédé d'ancienneté à une certainefamille, de maniéré qu’il ne puisse êtrepossédé que par les mâles , à moins que lesfemelles rfaient aussi la capacité d'y suc-céder par le titre d’inféodation , & à lacharge que la ligne des ainés venant à man-quer , les puînés y succèdent, fans que cefief puisse jamais être aliéné. Vbye^ci-aprèsFief nouveau, (A)
Fief annuel , fiudum annvum feu Jìi-pendium , étoit la jouissance d'un fonds quiétoit donnée à titre de fief pendant Fefpaced’une année pour tenir lieu de solde ôc derécompense à quelqu'un par rapport à sonoffice , dignité ou autre ministère'; ce futle second état des fiefs ; car dans le pre-mier , le seigneur pouvoir arbitrairementdépouiller son vassal de ce qu’il lui avoirdonné en fief, ensuite les fiefs devinrentarmais , comme Fêtaient toutes les commisfions. Voye^ les notes de Godefroy fur lepremier titre du livre des fiefs de Gérard leNoir, ôc le glostaire de Ducange au motfeudum annutn. (A)
Fief en argent , feudum nummorum ,c’étoit une somme d’argent assignée à titrede fief par le seigneur , fur fop trésor, en
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attendant qu’il l’eût assignée fur quelqueterre. On trouve un exemple d’un tel fiefcréé par Fempereur pour le seigneur deBeaujeu en iz4p , de ico marcs d’argentfur la chambre impériale , jufqu’à ce qu ilF tût assigné fur quelque terre. Ces fortesde fiefs étoient alors fréquens. Voye\ lesmémoires manuscrits de M. Aubert, pourservir à Vhistoire de Dornbes. (A)
Fief aroture , c’est un bien féodalque Fon a mis en roture ; cela s’appelle pro-prement commuer le fief en cenfive. (A)Fief arriéré , est un fief qui releved un autre , lequel est lui-même mouvantd’un autre fief supérieur.
Il est appelle arrierefief à Fégatd du sei-gneur suzerain , dont il ne releve pas immé-diatement, mais en arrierefief. 4Ainsi le vassal tient en plein fief du sei-gneur féodal ou dominant, dont il releveimmédiatement , ôc il tient ce même fief enarrierefief du seigneur suzerain qui est leseigneur féodal ou dominant de fon sei-gneur féodal immédiat.
Celui qui possede un arrierefief est appellearriere-vajfal, par rapport au seigneur suze-rain , c’est le vassal du vassal.
Les premiers fiefs furent érigés par lessouverains en faveur des ducs, marquis ,comtes, vicomtes, barons & autres vassauxmouvant immédiatement de la couronne.
Ceux - ci, à Fimitation du souverain ,voulurent aussi avoir des vassaux ; ôc pourcet effet, ils fous-inféodèrent une partiede leurs fiefs à ceux qui les avoient accom-pagnés à la guerre , ou qui étoient attachésà eux par quelque emploi qui les rendoitcommensaux de leur maison ; ces sous-inféodations sormerent les premiers arriéré -fiefs.
Les arriere-vassaux firent aussi des sous-inféodations, ce qui forma encore d’autresarrierefiefs , plus éloignés d’un degré queles premiers, ôc ces arriéré - fi-, f s ont étéainsi multipliés de degré en degré.
Le parage a aussi formé des arrierefiefs ,puisque par la fin du parage les portionsdes cadets deviennent fiefs tenant de laportion de Fainé , etiam invita domino.
Enfin , les fiefs de protection & les fiefsde reprise ont encore produit des arriéré -fiefs , de sorte quijs jje procèdent pas tous