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ticulier pour ía désigner ; on l’appella hom-mage lige.
Le continuateur d’Aymoin , dont l’ou-vrage sut parachevé en n6y , rapportel'in vestiture lìgedu duché de Normandie, ac-cordée par Louis VII, dit le Jeune , à Henrifils de GeofFroi comte d’Anjou ; ce quiarriva vers lan 1150. Il dit en propres ter-mes , & eum pro eâdcm terra in hominemligium accepit.
L’usage des fiefs liges fut introduit à peuprès dans le même temps dans le patrimoinedu saint siège , en Angleterre & en Ecosse ,& dans les autres souverainetés qui avoientle plus de liaison avec la France.
On voit pour l'Italie , que l’anti-papePierre de Léon étant mort en 1138, sesfrétés reprirent d’Innocent II, les fiefs qu’ilstenoient de l’églife, Sc lui en firent l’hom-mage lige , & facli homines ejus ligii ju-raverunt ei ligiam fidelitatem : c’est ainsi queS. Bernard le rapporte dans son épître z2.0,adreísee à GeofFroi lors prieur de Clairvaux.
Le même pape Innocent II, ayant enî 139 investi le comte Roger du royaumede Sicile Sc autres terres, la charte d’invesititure fait mention que Roger lui fit hom-mage lige, qui nobis & fucccjforibus nofirisligium homagium fecerint ; termes qui ne sotrouvent point dans ^investiture des mêmesterres, accordée en 1130: ce qui suppose quel’usage des fiefs liges n avoir été introduit enItalie qu'entre l’année 1130 Sc l’année 1 r 37.
. On trouve aussi dans le Feptieme tomedes conciles, part. II, la sentence d’excom-munication fulminée Tan 1145 F ar Inno-cent VI, au concile de Lyon, contre f em-pereur Frédéric second, qui fait mentionexpresse d 'hommage lige. Une partie de cettesentence est rapportée dans le sexte. Un descrimes dont Frédéric étoit prévenu , étoitqu’en persécutant l’église il avoir violé leserment solemnel dont il s’étoir lié enverselle , loríqu’en recevant du pape Inno-cent III l’investiture du royaume de Sicile,il s’étoit reconnu vassal lige du saint siège.
bes fiefs liges sont de deux sortes ; les unsprimitifs Sc immédiats ; les autres subordi-nés , médiats 6c subalternes.
Les premiers, qui sont les plus anciens,relevent nuement du roi ; les autres releventdes vasiaux de la couronne ou autres sei-
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gneurs particuliers, lesquels eurent aussi l’am-bition d'avoir des vassaux liges, ce qui n’ap-partenoit pourtant régulièrement qu’aux sou-verains : aussi les fiefs liges médiats Sc su-balternes ne furent-ils point d’abord reçusen Italie , Sc c'est fans doute la raison pourlaquelle les auteurs des livres des fiefs n’enont point parlé.
L origine des fiefs liges , médiats Sc sobor-dinés , n’est que de la fin du régné de LouisVII , dit le Jeune , Sc voici à quelle occa-sion l’ufage en sot introduit. Henri II roid’Angleterre, prétendoit, du chef d'Eléo-nore de Guienne fa femme, que le comté deToulouse lui appartenoit. Après de longuesguerres, Raymond, comte de Toulouse ,s’accorda avec Henri, roi d’Angleterre,ense rendant son vassal lige pour le duchéde Guienne. Louis-le-Jeune ne put sup-porter qu’un duc de Guienne eût des vas-saux liges , ce qu’il savoir n’appartenir qu’auxsouverains. On apprend ces faits par 1 J épîtretgg de Pierre de Blois. Le tempéramentque l’on trouva pour terminer ce différent,sot que le comte de Toulouse demeurctoitvassal lige du roi d’Anglcterre , comme ducde Guienne, sauf & excepté néánmoinsl’hommage lige qu’il devoir au roi de France.Voye^ Catel, hijl. de Toulouse , liv. II , c. v.
Deux choses sont requises , solvant Du-molin , pour donner à un fief le caractèrede fies lige ; savoir que dans la premiere in-vestiture le fief soit qualifié lige ; Sc que leserment de fidélité soit fait au seigneur , pourle servir envers & contre tous > fans excep-tion d'aucune personne.
Cette définition de Dumolin n’est pour-tant pas bien exacte ; car \es fiefs tenus im-médiatement de la couronne , n’ont pas étéd’abord qualifiés de fiefs liges par les* pre-miers actes d’investiture ; Sc à l’égard desfiefs liges médiats Sc sobordinés, le vassalne doit pas y promettre au seigneur dele servir contre tous fans exception, le sou-verain doit toujours être excepté.
L’obligation personnelle du vastal de ser-vir son seigneur envers Sc contre tous , nefut pas l’effet de l’hommage lige à l’égarddes fiefs liges immédiats : car les vassaux dela couronne avoient toujours été obligés ta-citement à servir leur souverain , avant quela formule de l'hommage lige fût introduite 3