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S eur de Salins, lequel donna à Jean Ton:ond fils, surnommé de Châlons , son châ-teau de Montgeffon en comté, in feudum.iigium Ù arfamentum jurabilc &' redìbile ; Scquand le feudataire ne vouloit point s’assu-jettir à cela , on en faisoit une réserve ex-presse , comme on volt dans l’hommageque le Dauphin de Viennois fit à Parchevê-que de Lyon au mois de janvier ir;o, deschâteaux d'Annonai & d’Argental : il estdit que le dauphin a pris ces terres in feu-dum francum fine redditione. Hifi. de Bressepar Guichenon, ch. xij des fiefs. (A)Fief rbvancfiable, égalable, 1échéant & levant , est ainsi appellé, par-ce que tous ceux qui le postedent en général,Sc chacun d’eux en particulier , font de lamême condition, Sc également astreintsaux mêmes devoirs Sc prestations enversleur seigneur. Dargentré , sur l ‘art. 2.77de l'ancienne coutume de Bretagne , enparlant de ces fiefs , leur donne ces quali-fications. (A)
Fief de revenue , est celui qui est fansterres Sc fans titre d’office , qui ne consistequ’en une rente ou pension , tenue à lacharge de l'hommage , & assignée sor lachambre ou trésor du roi, ou sur le fiscde quelque autre seigneur : c’est de cetteeípece de fief que parle Bracton , liv. IV,tracl. 3 , cap. ix , §. 6 : feodum efi id quodquis tenet ex quâcumque caufâ fìbi & here-dibus fuis , five fit tenementum , five fit re-dìtus ita quod reditus non accipiatur fubnomìne ejus quod venit ex camerâ alicujus. V.Loyseau , traité des offices , liv. II, ch. ij,n°. 57. V. ci-devant Fief conditionnel ,Fief df. rente. (A)
Fief-riere ; est la même choie qu’cr-riere-fief ; il est ainsi nommé dans l’ancien-ne assiette de Bourgogne , 8c en la derniere•coutume du duché. Voye^. ci-devant Arrie-re-Fief. (A)
Fief roturier , feudum ignobile , est ce-'lui qui n’a ni justice , ni censive , ni fiefmouvant de lui.
En Artois, on 110mm t fiefroturier celui quiha ni justice, ni seigneurie ; c’est-à-dire ,qui est lans mouvance. Ce fief roturier nepeut pas devenir noble ; c’est-à-dire , acqué-rir des mouvances par le bail à cens ou àíeote seigneuriale du gros domaine du fief,
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fans le consentement du seigneur dominant ;mais si le seigneur ou ses officiers y ont unefois consenti, les baux à cens ou à rentesseigneuriales subsistent, Sc de roturier quéle fief étoit auparavant, il devient fief no-ble ; de sorte qu’en Artois il est permis auxseigneur de donner la justice & la seigneu-rie au fief roturier. ■ Voye £ Maillart, furfart. ij de la coutume d*Artois.
Le fief roturier de Bretagne n’est pasproprement le fief, c’est la terre du fiefdonnée à cens, ou à rente, ou autre de-voir roturier ; il est ainsi nommé fief rotu-rier , parce que la terre du fief est possédéepar un roturier, ou du moins romfière-ment ; car le devoir retenu est toujoursnoble dans la main de celui qui le perçoit '& il se partage comme noble. Voye{ Guyor,infl. féod., ch. j , n°. 5.
On entend aussi quelquefois pu fief ro-turier. , celui qui étoit chargé de payer destailles, des corvées , Sc autres services devilain , c’est pourquoi on l’appelloit aussifief vilain. Voye[ Fief cottier , Fief no-ble, Fief non-noble , Fief rural, &l’ancienne coutume de Normandie, chap.liij â la fin. (A)
Fief royal , est celui qui a été concédépar le roi avec titre de dignité, comme■sont les principautés , duchés , marquisats,comtés , barohnies : ces sortes de fiefs don-nent tous le titre de chevalier à celui quien postede un de cette espece. Voye £ Loy-seau , en son traité des offices ; Cowel ,lib. II, injlit. tit. ij , §. 7. (A)’
Fief rural , dans quelques coutumesest la même chose que fief non noble ; il enest parlé dans la coutume de Nivernois rtit.iv,art. zy,z8, zg, dedans celle d’Acqs,tit. ij. Dans ces coutumes le fief noble estcelui auquel il y a justice ou maison fortnotable, édifice , motte , fossés , ou autressemblables signes de noblesse & d’ancien-neté ; tous autres fiefs sont réputés rurauxSc non nobles. (À)
Fief de Sergenterie , c’est un officede sergent tenu en fief , comme il y en 3.dans plusieurs provinces , Sc même au châ-telet de Paris. Voye[ Huissiers-fieffesù Sergenterie-fieffee. (A)
Fief servant, est celui qui releve d’uuautre fief qu’on appelle fief dominant , lequel