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Tome quatorzième.
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F I E

de déjection? glaireuses Sc sanguinolentes,de soif, de dégoût, de langueur ,de défail-lances , de sueurs froides, & de l’exolutiondes forces.

Pronostics. Les pellicules d’intestins qu’ontrouve dans les selles , inflammation a lalangue , les aphthes dans la gorge, les éva-cuations qu’on fait fans s’en appercevoir , ledélire , les convulsions, le froid des extré-mités , & le hoquet qui -survient alors,annoncent une fin prochaine de cette fievre,par la destruction de la machine.

Cure. La méthode curative doit tendre àdiminuer l’inflammation, corriger l’acrimo-nie de la matière caustique , évacuer les hu-meurs morbifiques, adoucir les entrailles ,consolider l’exulcération , & arrêter le fluxde ventre invétéré.

On remplit ces indications par la saignée,les vomitif,, les purgatifs , entre lesquelsl’ipécacuanha , 1 arhubarbe, Sc le simaroubafont les principaux ; il faut lesdonner à petitesdoses , & en calmer les effets par des paré-goriques. Les lavemens feront composés dechoses grasses Sc onctueuses , comme dedécoctions de mauve , de guimauve , ou debouillons de tripes : on se servira des mêmesdécoctions en fomentations fur le bas - ventre;on usera pour boissons & alimens d'eau depoulet, de riz , d’orge, ou de lait de chevrecoupé; k-s tisonnes seront émulíìonnées , &quelquefois acidulées. Enfin fi les astritigensdeviennent nécessaires, on les emploieraprudemment, graduellement, & on y join-dra le laudanum liquide. Consul t ici l’articleDysenterie , & fur la dysenterie , confuites Degnerus.

La medleure cure prophylactique dans lesépidémies qui produisent cette fievre d’unemaniéré fatale, est de fuir la contagion , setenir le ventre libre , user de régime Sc dkli-mons adoucissons , éviter de respirer lesexhalaisons des excr miens.

Obstt r vation. La fievre dysentérique est unedes plus fréquentes Sc des plus cruelles épidé-mies des camps; on en trouvera la dia gnose,la prognose , Sc le traitement dans l’ouvrageanglois du docteur Pringle , sur ks maladiesd’armées. Je remarquerai seulement > que lesprincipaux moyens pour en arrêter le pro-grès , sont de décharger les hôpitaux autant«ju’ilest possible, de renouveller continuelle-

ment î'aîr des infirmeries par un ventilateur

d en balayer toutes îles ordures avec granitsoin , de rémettreí lés malades dans deséglises , dans des baraques , des maisonsruinées, où ils ne communiquent point en-semble , de ne point confiner au lit ceuxqui en peuvent sortir, de tenir très-propresleurs chambres, leurs bardes, leurs bassins,Sc tous les ustensiles-dont ils se servent;enfin sur toutes choses , de couvrir chaquejour les privés d’une nouvelle terre ; car c’estprincipalement de l'exhalaison putride deslatrines publiques des camps, que dépend íacontagion Si la propagation de ce mal fu-neste.

Fievre endémique , ainsi dite de sV,&C dîfits , peuple. Les fievres endémiques sontcelles qui règnent tous les ans avec dessymptômes assez semblables dans un mêmepays , & qui y sont plus fréquentes quedans un autre, à cause du climat, de l’air,de l’eau , de la situation du lieu , de lamaniéré de vivre des habitans. Voy. Endé-mies. Consulte^ Hippocrate de aëre , locis ,ct aquis ; & fi vous voulez parmi les mo-dernes , Wintringbam’s (Clifron) a treatisteof endémie difeafis. London , 1718, in-8°.

Fievre Éphémère , ephemera , la plussimple des fievres continues , dont le com-mencement , l’état Sc le déclin , se sontordinair-ment dans l’espace de 1 1 , 14 , ouau plus de ;6 heures. V. Ephémère.

Fievre éphémère britannique, nomvulgaire qu’on a donné à la luette , especede peste qui passa en Angleterre en 1485 ,Sc qui emportoit les malades en 14 heures.Voyt £ Suette.

Fievre Épiale , epìalis febris , >

, fievre, dit Galien, dans laquellele malade ressent une chaleur extraordi-naire, & frissonne en même temps. Lesanciens latins lui donnent le nom de quer-cera, c’est-à-dire qui produit de violens frissons.

C’est, suivant nous, cette affection mor-bisique de la fievre qui consiste dans lefrisson , lequel persiste avec le sentiment dechaleur. On en peut indiquer pour causegénérale une acrimonie irritante que lesforces vitales ne peuvent pas chaster.

L’acrimonie de la cause de la fievre pro-duit souvent un genre de chaleur , ou plutôtune sensation de chaleur, qu’il ne faut pas