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Tome quatorzième.
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4io FIE

quelconque qui affecte quelque partie ducorps de f animal , est dite fievre secondaireOU symptomatique.

Tout c fievre qui forme principalement lamaladie , & qui ne peut en être regardéecomme une dépendance, un accident, ouune fuite , est appellée fievre ahsolue ou fievreidiopathique , ou fievre essentielle.

Celle ci est intermittente ou continue.

On nomme fievres intermittentes celles quicessent par intervalles, & qui reprennent paraccès, soit que leurs périodes soient réglées,soit qu’elles fe montrent erratiques ou con-fuses.

Dans la distinction que M. de la Guéri-niere a faite des /íevreVonsidérées par rapportà f animal , il admet la fievre tierce ÔC lafievre quarte. La définition triviale qu’il nousen donne , &c à laquelle il fe borne , ne dis-pose point à croire quil les ait réellementapperçues dans le cheval : son témoignagenepeut donc être de quelque poids qu autantquil fe trouve appuyé de l'autorité de Ruini.Ce dernier est de tous les auteurs qui mé-ritent quelque confiance & que j'ai consul-tés , le seul qui en fasse mention : il parlemême d’une forte de fievre intermittente fub-intrante qu’il appelle, d’a près les médecins ,fievre quarte continue. Je ne nie point, relati-vement à l'animal dom il s’agit, la possibilité«Je leur existence , de leur retour , & de leurredoublements périodiques ; mais je me fuisimpose la loi de ne rien avancer qui ne soitgénéralement avoué , ou qui ne soit établifur mes observations particulières ; ik cettemême loi m'interdit toute discussion à cetégard.

Il n’en est pas ainsi des fievres continues,je veux dire de celles qui sont fans intermif-sion ; l’expérience ma appris qu il en est quine lui font que trop souvent funestes.

Les unes mont paru simples, & les autrescomposées.

Celles ci diffèrent essentiellement de cellesqui font simples, par les accès, les invasions,les redoublemens, 1 augmentation des symp-tômes qui pendant leur durée , prouvent &annoncent de plus grands efforts de la part.de la cauíè morbifique : j’ajoutcrai que cesparoxysmes ou ces redoublemens n’ont ja-•xnais à mes yeux évidemment gardé aucun,ordre. i

FIE

De toutes les fievres continues, l’éphémereest la plus simple ; elle fe termine ordinaire-ment dans l’eípace de vingt-quatre heures,quelquefois dans l’efpace de trente- six. Si ladurée s etend au-delà de ce temps, elle estdite fievre éphémère étendue , ou , pour meservir du langage de l'école, fievre fynoquefimple : c'est cette mêm cfievre dont le coursest plus ou moins long , que Ion ne supposepoint fomentée par l’amas & la corruptiondes humeurs, qui est égale depuis son com-mencement jusques à fa fin , & qui tantquelle subsiste , ne laisse entrevoir aucunediminution & aucune augmentation sen-sibles.

On peut encore envisager les sevrer con-tinues par leur violence , par leur qualité,par leur constance, par leurs causes, &c parleurs symptômes.

i°. Selon la rapidité de leurs progrès &selon la promptitude avec laquelle elles feterminent, elles font ou simplement aiguës,ou fort aiguës, ou extrêmement aiguës.

z p . La difficulté avec laquelle elles cedentaux remedes, leur constance , la lenteur dcleurs mouvemens , dénotent des fievres chro-niques , semblables à celles que suscitent desdépôts internes , & telles, par exemple ,que la fievre colliquative qui accompagne lamorve, quand elle est parvenue à un certaindegré. Ces fievres lentes font toujours fymp-tomatiques : on ne peut conséquemment entriompher qu’en attaquant &c en domptantla maladie qui les occasionne. Il arrive aussi, dans le cheval, comme dans l'homme, quedes fievres aiguës dégénèrent en fievres de cecaractère.

3 P . Dès qu’on fe croit en droit d'accusirde la maladie présente une matière fébrileconsidérable, & que l’on suppose cachéedans le sang ou dans les premieres voies , lafievre continue ou fynoque putride ; & si laperversion prétendue des humeurs est exces-sive ou entiere , elle est ardente ou maligne.Les maréchaux la nomment alors feu > malde feu , mal d’Espagne ; & elle est directe-ment opposée par fa qualité au x fievres íync*ques simples , & aux fievres éphémères , quisont des fievres bénignes.

4°. Enfin fi à tous les signes de la fievremaligne fe joignent une grande prostrationdes forces, des exanthèmes, des bubon? ,