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spongieuse , 8c la seve est laiteuse : par la 'suppression de fes rameaux on rr.*-; !a moelleà Tait qui ia defleche : la pluie s'introduitensuite dans les petites cellules que la na-ture y a pratiquées, 8c de-là s’enfuit la pour-riture intérieure qui occasionne la morta-lité de ces branches incisées ; comme fespores sont fort ouverts , ôc fes conduitsintérieurs sort dilatés , cette seve laiteu-se s’extravase 8c flue jusqu’à évacuation to-tale : telle est la raison pour laquelle toutfiguier qui nestpoint empaillé l'hiver, ouqui lest mal , gele aisément, sur-tout s’iltombe de la neige, du givre 8c des frimais.11 fait souvent éclore du bas quantité debranchettes creuses qui gelent en hiver, ou
Î [iii sechentau printemps soute de consistanceussisante , soit pour supporter le froid , soitpour résister au grand air du printemps.
Ainsi le régime du figuier se réduit à nele tourmenter aucunement, à lui ôter seu-lement les bois morts, 8c à appliquer à ses
f «laies l’onguent de S. Fiacre , à l’empail-er amplement durant l’hiver, & à le tirerde fa prison vers la fin de mars quand lesdangers sont passés.
L’ébourgeonnement soit de la maniérédont il a été dit ( Foye[ l’abbé Roger Sha-bol, tome I , chap. g. J , influe tellementfur la fuite de l’ouvrage, qu’on est hìr delie pas s’y reprendre à plusieurs fois ; on n’aplus qu'une simple recherche à faire detemps en temps. Les arbres ayant eu le loisirde jeter leur sou , deviennent plus sages,fans être épuisés, altérés ni fatigués.
Nous allons à présent donner en extraitce qu’en dit M. Duhamel.
Dans notre climat le figuier veut être dé-fendu du froid : si les arbres sont plantéscontre un mur que je suppose en état deles garantir de la gelée , on abaisse une par-tie des branches près de terre ; on attacheles autres contre le mur , après les avoir in-clinées aussi horizontalement qu’il est possi-ble fans les rompre , 8c on les couvre toutesde litiere, feuilles, fougt re , ùc.
Si les figuiers font plantés en buisson loindes murs, aux approches des fortes gelées,on butte le pié de chique figuier, on rap-
{ «roche toutes ses branches le plus qu’on peutes unes des autres; on les lie en plusieursitndxojts avec des liens d’ositi 8c de paille ;
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on les enveloppe de longues pailles ; enfinon file un long lien de paille gros commele bas de la jambe, avec lequel on couvrele tout, depuis le pié jusqu’à la cime , fai-sant toutes ces révolutions les unes immé-diatement contre les autres, afin que la ge-lée 8c le verglas ne puissent pénétrer : versla mi-mars, òn découvre le pié des figuiers ;8c à mesure que la saison s’adoucit, on con-tinue de les découvrir successivement, ré-servant à découvrir l’extrémité lorsqu’il n’ya plus rien à craindre des petites gelées 8cdes pluies froides, c’est-à-dire, au commen-cement de mai, un peu plutôt ou plus tard ,suivant la température de l’année 8c les pro-grès des figuiers , car orsque les fruits oheenviron trois lignes de diamètre, il faut sesaccoutumer à l’air j sauf à les couvrir dedraps ou dé paillassons si l’on est menacéde quelques nuits trop froides, 8c cela depeur qu’ils ne s’étiolent sous la paille , &qu'ensoite le soleil ne les fasse périr : òrImposition 8c la qualité des temins peu-vent avancer ou retarder leurs progrès deprès d’un mois.
Il est bon de rabattre chaque année jus-ques fur la souche , quelques uns des brinsles plus gros & les plus élevés, qui pren-nent naissance à fleur de terre dans les figUief-sélevés en buisson. M. Duhamel regardecomme un avantage la multiplication desbranches qui résulte de cette méthode. Ona vu que l’abbé Roger Shabol craint avécraison cette multiplication qui donne beati-coup de faux bois, 8c qu’il la prévient párl’ébourgeonnement. Voyons à présent ce quedit du régime’ du figuier le savant jardinierde Chelsea.
Le meilleur temps, dit-il, pour la tailledu figuier , c’est l’automne ; il ne faut jamaisrnccouicir les branches, puisque le fruit vienttoujours à la partie supérieure des bourgeonsde l’année précédente : quand les branchessont très-près les unes des autres, il vautmieux couper fur se tronc celles qui sont sur-numéraires ; on doit condamner à ce retrari -chement les branches nues , & conservercelles qui ont des branches latérales : la disetance convenable à laisser entre ces branchesprincipales est au moins d’un pié ; íoríqu’ef-íes sont bien rameuses, on peut les écarter, de quatre ou cinq pouces de plus-