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Tome quatorzième.
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mines la quantité de son applat".(sèment;mais à la vérité les résultats difsiéroient en-tr’eux, selon la nature des hypothèses furlesquelles on s’appuyoit. M. Huyghens sup-posant que la pesanteur primitive, c’cstà-dire non altérée par la force centrifuge,'fut dirigée vers le centre, avoit trouvé que laterre étoit un Iphéroïde elliptique, dont l'axectoit au diamètre de f équateur env.roncomme 577 à 578. F. Terre, Hydros-tatique Sc Sphéroïde; M. Newton étoit

E arci d'un autre principe, il fupposoit quet pesanteur primitive vînt de ['attractionde toutes les parties du gloire, Sc trouvoitque la terre étoit encore un sphéroïde ellip-tique , mais dont les axes étoient entr’euxcomme np à 2-50 ; applatiílement plus quedouble de celui de M. Huyghens.

Ces deux théories, quoique très-ingénieu-fes, ne réíolvoient pas suffisamment la ques-tion de la figure de la terre : premièrementil falloit décider lequel des deux résultatsctoit le plus conforme à la vérité, Sc le sys-tème de M. Newton, alors dans fa nais-sance , n’avoit pas fait encore allez de pro-grès pour qu’on donnât l'exclulion à ('hy-pothèse de M. Huyghens ; en second lieu,dans chacune de ces deux théories, on sup-posoit que la terre eut absolument la mêmefigure que fi elle étoit entièrement fluide Schomogène, c’est-à-dire également dense danstoutes ses parties ; or l’on sentoit que cettesupposition gratuite renfermoit peut-êtrebeaucoup d’arbitraire, Sc que si elle s’écar-roit un peu de la vérité ( ce qui n''étoit pasimpossible ), la figure réelle de la terre pou-voir être fort différente de celle que la théo-rie lui donnoit.

De-là on conclut avec raison , que lemoyen le plus fur de connoître la vraie figurede la terre , étoit la mesure actuelle des degrés.

En effet, si la terre étoit sphérique, tousles degrés seroient égaux, & par conséquent,comme on l’a prouvé au mot Degré , ilfaudroit faire par-tout le même chemin surle méridien, pour que la hauteur d’unemême étoile donnée augmentât ou dimi-nuât d’un degré ; mais si la terre ri est passphérique, alors ses degrés seront inégaux,il faudra faire plus au moins de chemin furle méridien, selon le lieu de la terre où l’onícra, pour que la hauteur d’une étoile qu’on

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observe, diminue ou augmente d’un degré.Maintenant, pour déterminer suivant quelsens les degrés doivent croître Sc décroîtredans cette hypothèse, supposons d'abord laterre sphérique & d’une íubst nce molle ,Sc imaginons qu’uns double puissance appli-quée aux extrémités de l’axe, comprimela terre de dehors en dedans , suivant ladirection de cet axe : qu’arrivera1-il ì cer-tainement l’axe diminuera de longueur, Scl’équateur s’élevera : mais de plus la terresera moins courbe aux extrémités de l’axequ’elle n'étoit auparavant, elle sera plus ap-platic vers l’axe, Sc au contraire este sera,plus courbe à l’équateur. Or, plus la terrea de courbure dans la direction du méri-dien , moins il faut faire de chemin danscette même direction, pour que la hauteurobservée d’une étoile augmente ou diminued'un degré ; par conséquent si la terre estapplatie vers les pôles, il faudra faire moinsde chemin fur le méridien près de 1 equa-teur que près du pôle pour gagner ou pourperdre un degré de latitude ; par conséquentfi la terre est applatie , les degrés doiventaller en diminuant de l’équateur vers le pose& réciproquement; la raison qu’on vientd'en donner est suffisante pour ceux qui nefont pas géomètres ; en voici une rigoureusepour ceux qui le font.

Soit ( fig. izGéog, ) C le centre de la terré pC P l’axe ; E C le rayon de l’équateur ; E HP une portion du méridien ; par le point Hquelconque, soit menée HO perpendiculaireau méridien EHP, laquelle ligne HO toucheen O la développée GO F. Fi Développée;HO fera le rayon oscillateur en H. F. Oscu-lateur : soit pris ensuite le point h tel quele rayon osculateur h o saisie un angle d’undegré avec HO ; il est aisé de voir que H hreprésentera un degré du méridien ; c’est-à-dire , comme il a été prouvé au mot Degré,qu’un observateur qui avanceroit de Hen k ,trouveroit en h un degré de plus ou de moinsqu’en H dans la hauteur de toutes les étoilesplacées fous le méridien. Or , H h étant àtrès- peu près un arc de cercle décrit du rayonHO (ou ho qui lui est sensiblement égal )il faute aux yeux , que si les degrés Hh vonten augmentant de l’équateur E vers 1e poseP, les rayons oscillateurs HO iront aussi enaugmentant ; puisque le rayon d’un cercle cík

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