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dans l'alongement du pendule. Il est; à re-marquer que dans la table précédente , on aaugmenté de s de ligne les longueurs dupendule observées à Paris Sc à Pelle» ( ce queje n’avois pas fait dans l'endroit cité de mesRecherches fur le fyfiême du monde ) ; parceque les longueurs obíervées440, 57, &: 441,
17, font celles du pendule dans Pair, & queles longueurs 440 , 67 , 441 , tj , fontcelles du même pendule dans un milieu nonrésistant, ainsi que les trois autres qui les pré-cédent.
Mais si d’un côté la loi de l’accourcistë-ment du pendule est aster conforme à l'hy-pothefe elliptique, de Pautre la quantité dePaccourciflement fous Péquateur ne fe trouvepas telle qtPelle devroit être , si l’applatiste-ment de la terre étoit 2j, ; elle est plusgrande que cette fraction. Ainsi les expé-riences du pendule semblent austì donnerquelque échec à la théorie newtonienne dela figure de la terre , dans laquelle 011 regardecette planète comme fluide Sc homogène.Ceci nous conduit naturellement à parler detout ce qui a été fait jusqu à nos jours, pourétendre & perfectionner cette théorie.
M. Huyghens avoit déterminé la figurede la terre dans l’hypothefe , que la pesan-teur primitive fut dirigée au centre , Sc quela pesanteur altérée par la force centrifugefût perpendiculaire à la surface. M. Newtonavoit supposé que la pesanteur primitive ré-sultât de Pattraction de toutes les parties dela terre, & que les colonnes centrales fustenten équilibre, fans. égard à la perpendicu-laritéàla surface.MM. Bougyer Sc deMau-pertuis ont fait voir de plus dans les mémoiresde Vacadémie des sciences de ij ^4 , que laterre étant supposée fluide avec MM, Huy-ghens Sc Newton, il étoit nécestaire, pourqu'il y eût équilibre entre les parties , dansune hypothèse quelconque de pesanteur versun ou plusieurs centres , que les deux prin-cipes hydrostatiques de M. Huyghens & deM. Newton s'accordastent entr'eux , c'est-à-dire , que la direction de la pesanteur fut
Î ierper.diculaire à la surface , & que de pluses colonnes centrales fustent en équilibre.Ils ont démontré Pu n &c Pautre qu'il y a uneinfinité de cas où les colonnes centrales peu-vent être en équilibre , fans que la pesan-teur soit perpendiculaire à la surface, Sç ré-
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ciproquement ; ik qu'il n'y a point d’équi-libre , à moins que l’observarion de ces deuxprincipes ne s’accorde à donner la mêmefigure. Du reste ces deux habiles géomètresont principalement envisagé la question dela figure de la terre , dans la supposition quela pesanteur primitive ait des directions don-nées vers un ou plusieurs centres : l’hypo-these newtonienne de Pattraction des partiesrendoit le problème beaucoup plus difficile,.
Il l'étoit d'autant plus que la maniéré dontil avoit été résolu par M. Newton pouvoitêtre regardée non-seulement comme indi-recte , mais encore comme insuffisante Sc:imparfaite à certains égards : dans cette solu-tion, M. Newton supposoit.d’abord que laterre fût elliptique , Sc il déterminoit d’a-près cette hypothèse l'applatistement qu'elledcvoit avoir : or quoique cette suppositionde la terre elliptique fut légitime dans Phy>-pothese de la terre homogène , cependantelle avoit besoin d’être démontrée ; sans celac’étoit proprement supposer ce qui étoit enquestion. M. Stirling démontra le premierrigoureusement, dans les Transaâions philo-foph. que la supposition de M. Newtonétoit en effet légitime , en regardant la terrecomme un fluide homogène , Sc . commetrès-peu applatie. Bientôt après M. Clairaut,dans les mêmes Transaâions , n°. 44A,-étendit cette théorie beaucoup plus loin. Ilprouva que la terre devoir être un sphéroïdeelliptique, en supposant non-seulement qu'ellefut homogène , mais qu'elle fût composéede couches concentriques , dont chacuneen particulier différât par fa densité des au-tres couches ; il est vrai qu’il regardoit alorsles couches comme semblables ; or la simi-litude des couches, ainsi que nous le verronsplus bas , Sc que M. Clairaut s’en est assuréensuite , ne peut subsister, dans l’hypothtseque ces couches soient fluides.
En 1740 , M. Maclaurin , dans son ex-cellente piece sur,le flux Sc reflux de la mer,qui partagea le prix de l’académie des scien-ces , démontra le premier cette belle propo-sition , que si la terre est supposée un fluidehomogène,dont les parties s’attirent,& soientattirées outre cela parle soleil ou par la lune,suivant les loix ordinaires de lâ gravitation,ce fluide tournant autour de son axe avecune vitesse quelconque, prendra nécessaire-