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ment supposé de 4 ». (Ne pourroit-on pascroire que dans un pays aulTì plein de hau-tes montagnes que l'Italie , ^attraction deces montagnes doit influer fur la directiondu fil à-plomb, & que par conséquent lamesure du degré doit y être moins exacte &moins sûre ? C’cst une conjecture légere queje ne fais que hasarder ici). Il faudroit exa-miner de plus jusqu’à quel point les observa-tions du pendule s’écarteroient de ce mêmeapplatiífement de ^ , déduction faite deserreurs qu’on peut commettre dans les ob-servations.
Mais si le degré de 57183 toises est pros-crit , il faudra en ce cas diseuter soigneu-sement les erreurs qu’on peut commettre dansles observations, tant du pendule que desdegrés ; & si ces erreurs dévoient être sup-posées trop grandes pour accommoder l’hy-pothese elliptique aux observations , on se-roit forcé d’abandonner cette hypothèse ,& de faire usage des nouvelles méthodesque j’ai proposées, pour déterminer par lathéorie & par les observations, la figure dela terre.
Inobservation de l’applatiísement de ju-piter pourroit encore nous être utile icijusqu à un certain point. Il est aisé de trouverpar la théorie quel doit être le rapport desaxes de cette planète, en la regardant com-me homogène. Si ce rapport étoit sensible-ment égal au rapport observé, on pourroiten conclure avec aísez de vraisemblance quela terre seroit auffi dans le même cas, & queson applatiísement seroit , le même quedans le cas de l’homogénéité ; mais si le rap-port observé des axes de j upiter est différent decelui que la théorie donne, alors on en pourraconclure par la même raison que la terre n’estpas homogène, & peut-être même quelle n’apas la figure elliptique. Cette derniere con-clusion pourroit encore être confirmée ou in-firmée par l'observation de la figure de Jupi-ter ; car il seroit aisé de déterminer si le méri-dien de cette planète est un ellipse , ou non.Pour cela il suffiroit de mesurer le parallèle à1 equateur de j upiter, qui en seroit éloignéde 60 degrés ; si ce parallèle se trouvoit sen-siblement égrtl ou ittégal à la moitié del’équateur , le méridien de jupiter seroitelliptique, ou ne le seroit pas.
Je ne parle point de la méthode de dé-Tome XIV.
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terminer la figure de la terre par les paral-laxes de la lune : cette méthode imaginéed abord par M. Manfredi, dans les mé-moires de l'acadêmìe des sciences de 1734 , estsujette à trop d’erreurs pour pouvoir riendonner de certain. Il est indubitable que lesparallaxes doivent être différentes fur unesphere & sur un sphéroïde ; mais la différenceest si petite , que quelques secondes d'erreurdans ^observation emportent toute la préci-sion qu’on peut desirer ici. Il est bien plus sûrde déterminer la différence des parallaxespar la figure de la terre supposée connue ,•que la figure de la terre par la différence desparallaxes ; & je me fuis attaché par cetteraison au premier de ces deux objets, dansla troisième partie de mes recherches furle fy fié me du monde déja citées. Voye ,^ Pa-rallaxe.
Il ne nous reste plus qu’un mot à direfur futilité de cette question de la figure dela terre. On doit avouer de bonne foi, quseuégard à l'état présent de la navigation , Scà ^imperfection des méthodes par lesquelleson peut mesurer en mer le chemin du vais-seau, & connoître en conséquence le pointde la terre où il se trouve, il nous est allezindifférent de savoir si la terre est exacte-ment sphérique ou non. Les erreurs desestimations nautiques font beaucoup plusgrandes , que celles qui peuvent résulter dela non-sphéricité de la terre. Mais les mé-thodes de la navigation se perfectionnerontpeut-être un jour aísez pour qu'il soit alorsimportant au pilote de lavoir fur quel sphé-roïde il fait fa route. D’aiîleurs n’est-ce pasune recherche bien digne de notre curiosité,que celle de la figure du globe que nous ha-bitons ? & cette recherche, outre cela, n’est-ellepas fort importante pour la perfection desobservations astronomiques? Voye^ Paral-laxe, & c .
Quoi qu’il en soit, voilà l’histoire exactedes progrès qu’on a fait jufqu’íci sûr la fi-gure de la terre. On voit combien la solu-tion complété de cette grande question, de-mande encore de discussion, d’observations,& de recherches. Aidé du travail de mes pré-décesseurs, j’ai tâché dans mon dernier ou-vrage , de préparer les matériaux de ce quireste à faire, & d’en faciliter les moyens.
, Quel parti prendre jusqu’à ce que le temps