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Tome quatorzième.
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nous procure de nouvelles lumières ? savoirattendre Lc douter.

Il est temps de finir cet article, dont jecrains qu’on ne me reproche la longueur,quoique je l’aie abrégé le plus qu’il m’a étépossible : je crains encore plus qu’on ne fasteaux savans une efpece de reproche, quoiquetrès-mal fondé , de ^incertitude où ils íbntencore fur la figure de la terre, après plusde 80 ans de travaux entrepris pour la déter-miner.Cequidoit néanmoins me rassurer,c’estque j’ai principalement destiné l’article qu’onvient de lire, à ceux qui s’intérestent vraimentau progrès des sciences ; qui savent que levrai moyen de le hâter est de bien démêlertout ce qui peut le suspendre ; qui covmois-sent enfin les bornes de notre esprit Sc denos efforts, Sc les obstacles que la natureoppose à nos recherches : eípece de lecteursà laquelle feule les savans doivent faire atten-tion , & non à cette partie du public indif-férente Sc curieuse, qui plus avide du nouveauque du vrai ,use tout en se contentant de touteffleurer.

Ceux qui voudront s’instruire plusàfond,ou plus en détail, fur l’objet de cet article ,doivent lire : la mesure du degré du méridienentre Paris & Amiens, par M. Picard , cor-rigée par M.M. les académiciens du nord,Paris, 1740 ; le traité de la grandeur ct de lafigure de la terre , par M. Castini, Paris ,1718 : le discours de M. de Maupertuis furla figure des astres, Paris, 1732 : la mesuredu degré au cercle polaire , par les académi-ciens du nord, 1738 : la théorie de la figurede la terre, par M. Clairaut, 1742 : la mé-ridienne de Paris vérifiée dans toute P étenduede la France , par M. Castini dc Thury ,1744: la figure de la terre , par M. Bouguer,1749 : la mesure des trois premiers degrés duméridien, par M. de la Condamine, 1751:Vouvrage des PP. Maire & Boícovich, quia pour titre, de lìtterarìâ expeditione per pon-tificam ditionem , Sec. Romce , 17 y f : mesréflexions fur la cause des vents, 1749 : laseconde & troisième partie de mes recherchesfur le système du monde , 1734 & 1756 j& plusieurs savans mémoires de MM.Euler,Clairaut , Bouguer , de Maupertuis, &c,répandus dans les recueils des académies dessciences de Paris , de Pétersbourg , dc Berlin ,&c. (O)

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Figure, en Astrologie, est une descrip-tion ou représentation de l’état Sc de la dis-position du ciel à une certaine heure, quicontient les lieux des planètes & des étoiles,marqués dans une figure de douze trianglesappellés maisons. Voyc^ Maisons.

On la nomme austì horoscope Sc thème.Voyc{ Horoscope , &c.

Figure, en Géomancie, s’applique auxextrémités des points, lignes ou nombresjetés au hasard , sur les combinaisons ouvariations deíquels ceux qui font profes-sion de cet art fondent leurs prédictionschimériques.

Figure, (Tkêolog.) est austì un termequi est en usage parmi les théologiens,pour désigner les mystères qui nous fontreprésentés Sc annoncés d’une maniéréobscure sous de certains types pu de cer-tains faits de l’ancien testament. V. Type.

' Ainsi la manne est regardée comme letype Sc la figure de l’eucharistie : la mortd’Abel est une figure des souffrances de Je-sus-Christ, (cc.

Beaucoup de théologiens Sc de critiquessoutiennent que toutes les actions , les histtoires , les cérémonies , &c. de l’ancientestament, ne font que des figures, des ty-pes Sc des prophéties de ce qui devoir arri-ver dans le nouveau. Voye ^ Mystique.

, Charniers.

M. l’abbé de la Chambre, dans son traitéde la religion , tome IF, définit, iv, p. %jo ,donne plusieurs réglés pour l’intelligence dusens figuré des écritures, que nous rapporte-rons ici, parce qu’il n’arrive que trop louve n tqu’on se livre à cette opinion , que tout estfigure, fur-tout dans P ancien testament, Scqu’on en abuse pour y voir des choses qui11’y surent jamais.

Premicre réglé. On doit donner à l’écritureun sens figuré Sc métaphorique, lorsque lesens littéral renferme une doctrine qui metfur le compte de Dieu quelqu’impeiftctionou quelqu’ìmpiété.

Seconde réglé. On doit donner un sens fi-guré , spirituel Sc métaphorique aux proposi-tions de récriture , lorsque leur sens littéraln’a aucun rapport naturel avec les objets dontelles veulent tracer l’image.

Troisième réglé. La simple force des ex-pressions pompeuses de lecriture n’établit