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point la néceíïìté de recourir au sens figuré.Lorsque les expressions de 1 écriture font tropmagnifiques pour le sujet qu’elles semblentregarder, ce n’tst pas une preuve générale &néceflaire qu’elles déíignent un objet plusauguste.
Quatrième réglé. On ne doit admettre defigures Sc d'allégories dans l’écriture de l’an-cien testament, comme étant de l'intentiondu S. Esprit, que celtes qui sont appuyéesfur l'autoríté de Jésus - Christ, fur celle desapôtres, ou fur celle d’une tradition constante& uniforme de tous les siécles.
Cinquième réglé. Il faut voir Jefus-Christ Siles mystères de la nouvelle alliance dans f an-cien testament, par-tout où les apôtres lesont vus ; mais il ne faut les y voir qu en larjianiere qu’ils les y ont vus.
Sixième réglé. Quand un p a stage des livressaints a un double sens, un littéral Sc un figu-ratif 3 il faut expliquer le pastage en entierde la figure , aussi bien que de la chosefigurée : on doit conserver, autant qu’il estpossible, le sens littéral dans tout le texte.Il est faux que la figure difparoistè quelque-fois entièrement, pour faire place à la chosefigurée.
On peut voir les preuves solides qu ap-porte de toutes, ces réglés le même au-teur , qui les termine par ces deux observa-tions importantes fur la nature des types Scdes figures,
i°. Les endroits de la bible les moinspropres à figurer quelque chose qui ait rap-port à la nouvelle alliance, ce sent ceux quine contiennent que des actions répréhensi-bles & criminelles. Ces sertes de figures ontquelque chose d’indécent Sc de très-peunaturel.
i°. Il est faux que les fautes des saintsde l’ancien testament cessent d'être fautes ,parce quelles sont figuratives. La préroga-tive du type Sc de la figure n’est point dediviniser 6c de sanctifier les actions qui sontfiguratives ; ces actions demeurent telles qu’-elles sont en elles-mêmes & par leur nature;si elles sont bonnes, elles demeurent bennes ;Sc si elles font mauvaises, elles demeurentmauvaises. Une action ne change pas de na-ture parce quelle en figure une autre, laqualité de type ne lui donne aucune qualitémorale - fa bonté ou fa malice ne dépend
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essentiellement que de fa conformité ou deson opposition avec la loi de Dieu. SaineAugustin, qui est dans le principe que lesfautes des patriarches sont figuratives, inpeccatis magnorum virorum aliquando rerumfiguras animadverti & indagari pojse , ne croitpas qu’elies cestent d'être soutes par cet en-droit. " L’action de Loth Sc de ses filles,dit-il, est une prophétie dans l'écriture quila raconte ; mais dans la vie des personnes! qui l’ont commise , c'est un crime >> ; ati~quando res gejia in fàclo causa damnationis ,in feripto prophetia virtutis. Lìb, II , contr.Faujì. c. xlij. (Gj
A ces réglés Sc à ces observations de M.l'abbé de la Chambre , nous ajouteronsquelques remarques fur la même matière.Figure , en théologie, a deux acceptionstrès-díssérentes : c’est dans deux sens diversqu’on dit que l’expression oculi Domini superjujlos est figurée , Sc qu’on dit que la nar-ration du sacrifice d’Iíaac dans la Genèseest figurée. Dans le premier cas il y a unefigure , au sens que les rhéteurs donnent àce mot, une métaphore. Dans le second ily a une figure , c’est-à-dire , un type, unereprésentation d’un événement distingué decelui qu’on raconte.
La premiere des réglés qu’on vient delire , est relative aux figures de l’écritureprises dans le premier sens, aux expressionsfigurées ; Sc on peut dire en général que tou-tes les réglés qu’on peut prescrire pour distin-guer dans les écrits l’expression naturelle del’expression figurée , peuvent Rappliquer àl’écriture.
Les cinq autres de M. l’abbé de la Cham-bre , ont pour objet les figures de l’écritureprises au second sens, c’est-à-dire, les nar-rations typiques ; Sc c’est fur celles-ci quenous allons nous arrêter.
On peut voir au mot Ecriture, (Théol.)les définitions des différentes sortes de sensfigurés qu’on trouve dans les écritures. Ilnous suffira ici de les envisager sous un
{ joint de vue très-simple , je veux dire pareur distinction du sens littéral. En effet, lesens mystique ou spirituel, allégorique, tro-pologique, anagogíque; tous ces ces sens-là,dís-je, sont toujours unis avec un sens litté-ral , sous l’écorce duquel ils sont, pour ainsii dire j cachés.
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