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Tome quatorzième.
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Çumendam admotiet nos , vel illud aperiam ìnpar abolis os mcum. Origen. in praefar. Histo-ria. fcripturœ interdum interserit quoedam velminus gefla , vel quœ omnino geri non pojsunt ,interdum quœ pojsunt geri nec tamen gejlasunt.IV, de princip. S. Augustin , en rejetantcette opinion d’Origene , qu’il y avoit danslecritute des choses qui n étoienr jamais ar-rivées , & qu on ne pouvoir pas entendre àla lettre, soutient qu il faut pourtant rappor-ter les événemens de l’ancien testament àla cité de Dieu , à l'église chrétienne , àmoins qu’on ne veuille s'écarter beaucoupdu sens de celui qui a dicté les livres saints :ad hanc de qua loquimur Dei civitatem omniareferantur , fi ab ejus fenfu qui ijla conscripfitnon vult long} aberrare qui exponit. Lib, XV,C. xxvj, de civitate Dei.

En général , ils ont presque tous dit queDieu en inspirant les écritures , ne seroitpoint entré dans les petits détails qu’on ytrouve à chaque pas, s'il n’avoit eu le des-sein de cacher sous ces détails les vérités dela morale Sc de la religion chrétienne : d’oùl’on volt que c’est d’après des principes fixes& un système suivi, quils ont expliqué lesécritures de cette façon.

Je me crois obligé de terminer cet articlepar une remarque du savant & judicieuxFleury. Je sais, dit-il, que les sens figurés ont

été de tout temps reçus dans l’église.

Nous en voyons dans 1 écriture même,comme l’allégorie des deux alliances, signi-fiées par les deux femmes d’Abraham ; maispuisque nous savons que l’épître de S. PaulLux Galates n est pas moins écrite par inspi-ration divine que le livre de la Genèse, noussommes également assurés de l’histoire & del’appli cation, & cette application est le senslittéral du passage de S. Paul. Il n’en est pasde même des sens figurés que nous lisonsdans Origene, dans S. Ambroise, dans S.Augustin. Nous pouvons les regarder comme

les pensées particulières de ces docteurs.

te nous ne devons suivre ces applications,qu’autant qu elles contiennent des véritésconformes à celles que nous trouvons ailleursdans récriture , prise en son sens littéral.Cinquième discours. (h)

Figure , (Lcgiq. Métaphyfi) tour demotste de pensées qui animent ou ornent le dis-cours, C’est aux rhéteurs à indiquer toutes

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les especes de figures ; nous ne cherchons icique leur origine, & la cause du plaisir qu elles nous font.

Aristote trouve l’origine des figures dansl’inclination qui nous porte à goûter tout cequi n’est pas commun. Les mots figurésn’ayant plus leur signification naturelle,nous plaisent , selon lui , par leur déguise-ment , & nous les admirons à cause de leurhabillement étranger ; mais il s’en faut bienque les figures aient été dans leur berceaudes expressions déguisées , inventées pourplaire par leur déguisement. Ce n’est pas nonplus la hardiesse des expressions étrangèresque nous aimons dans les figures , puisqu’el-les cessent de plaire si-tôt qu’elles paraissenttirées de trop loin. Nous donnons fans au-cune recherche le nom de nuée à cet amasde traits que deux armées lançoient autre-I fois l’une contre l’autre ; & parce que l’air| en étoit obscurci, l’image d’une nuée se pré-sente tout naturellement, & le terme suit1 cette image. Voici donc des idées plus philo-sophiques que celles d’Aristote fur cette ma-tière.

| Le langage , si l’on en juge par les monu-| mens de l'antiquité & par le caractère de lachoie, a été d’abord nécessairement figuré ,stérile & grossier, ensorte que la nature portales hommes, pour se faire entendre les unsdes autres , à joindre le langage d’action ôcdes images sensibles à celui des sons articu-lés ; en conséquence la conversation, dansles premiers siécles du monde, fut soutenuepar un discours entremêlé de mots & d’ac-tions. Dans la fuite, l’usage des hiéroglyphesconcourut à rendre le style de plus en plusfiguré. Comme la nature & la nécessité, &non pas le choix & Part, ont produit les di-verses especes d’écritures hiéroglyphiques,la même chose est arrivée dans l’art de laparole. Ces deux maniérés de communiquernos pensées ont nécessairement influé l’une; fur l’autre ; & pour s’en convaincre on n’aqu’à lire dans M. Warburthon le parallèleingénieux qu’il fait entre l’apologue , la pa-rabole , l’énigme & les figures du langage ,d’une part ; te d’autre part les différentesespeces d’écritures. Il étoit aussi simple enparlant d’une chose, de se servir du nom dela figure hiéroglyphique , symbole de cettechoie, qu’ii avoit été naturel, lors de l'ori-

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