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Tome quatorzième.
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seaux. Quelques auteurs ont -Cru , fans tropd’examen , que cette propriété réíulte néces-sairement de la figure sphérique des particu-les qui composent le fluide ; fur quoi voy.f article Fluide.

11 est vraisemblable que les parties desfluides ont la figure sphérique ; on l’infere,x Q . de ce que les corps qui ont une semblablefigure, roulent Sc gliflent les uns fur les au-tres avec une grande facilité , comme nousle remarquons dans les parties des liquides :i°. de ce que toutes les parties des fluidesgrossiers, que l'on peut voir à l’aide du mi-croscope , ont une figure sphérique, commeon peut le remarquer dansj le lait , dans lesang, dans la sérosité, dans les huiles Sc lemercure.

M. Derham ayant examiné dans unechambreobícure fous quelle formeparoiflèntles vapeurs, trouva, à l’aide du microscope,que co n’étoit autre chose que de petits glo-bules sphériques qui auroient pu former depetites gouttes. Si donc on trouve que tousles liquides grossiers font formés de globu-les , ne peut-on pas conclure par analogie ,que la même figure doit avoir lieu dans lesparties des liquides les plus subtils ? Mus-schenb. ejs. de Phy'fiq. §. 68j , Ù suiv.

L’expérience fait voir que les fluides gros-siers se resolvent en fluides fort subtils ; onen peut voir la preuve Sc le détail dans Vessaide Phys. de M. Muffck. §. «íjj. M. Hom-berg allure aue les métaux broyés pendantlong-temps avec l’eau , se dissolvent en celiquide. Les fluides se changent aussi en so-lides. Indépendamment de L’exemple de laglace, fauteur déja cité en rapporte plusieurs 'autres. Enfin les fluides, par la petitesse deleurs parties, pénètrent dans les corps lesplus durs ; l’buile dans certaines pierres, le,mercure dans les métaux, ùc. Les fluides ;ont aussi différens degrés de viscosité Scd’adhérence; sur quoi voy. Cohésion, &lesmém.de l’acad.dessciences, ijjt & ijqi .

On donne le nom de liquide à ce qui esteffectivement fluide, mais qui prend unesurface de niveau ; au lieu que les fluides neprennent pas toujours cette surface, commecela se remarque à l’égard de la flamme &de la fumée. En ce sens on peut dire que laflamme est fluide fans être liquide -, Sc quand

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nous avons dit au mot Feu , quelle pouvoirpe pas être regardée comme fluide, nousprenions alors le mot fluide dans son accep-tion vulgaire , c’est-à-dire dans un sens moinsétendu que nous ne le prenons ici, Sc nouslui attachions la même idée que nous atta-chons ici au mot liquide.

. On peut dire de même que l’air n est pasliquide ; car la propriété naturelle &c distinc-tive de l’air 11 ’est pas de chercher à se mettrede niveau , mais de chercher à se dilater. Si-les parties de l’air tendent à se mettre deniveau , c’est tout au plus à la surface supé-rieure de l’atmosphere , où elles font dansle plus grand degré possible de dilatation ;mais dans cet état l’air est si raréfié , Sc sesparties si éloignées les unes des autres, qu apeine a-t-il quelque existence.

Au reste , les seuls corps fluides qui nesoient pas liquides, font le feu Sc l ‘air ; Sccomme nous en avons traité assez au longdans leurs articles, nous ne parlons ici quedes fluides ordinaires , qui font en mêm©temps liquides. C O)

Fluidité , ( Économie anim. ) c’est laqualité par laquelle les globules, les particu-' les qui entrent dans la composition des hu-meurs animales , ont si peu de force de co-: héfion entr’elles , qu’elles font susceptibles-' d’être séparées les unes des autres fans au-,cune résistance sensible , Sc de céder à la,force impulsive Sc systaltique qui les sait cou-: 1er dans les différens vaisseaux ou conduits ,

: & les distribue dans toutes les parties du corps: vivant dans l’état de santé. Voy. dans \‘articleFibjle june digression fur les solides Sc les :fluides, considérés en général Sc relativementau corps humain. Voye ^ auflì Humeur ,Sang , &c. (d)

* FLUES , BRETTELLIERES , CA-NIERES, ANSIERES , CIBAUDIERES,termes de pèche; ct font deseipects «de demi-ítí\\ts.[Voye[ Folle.

Ce filet est un,de ceux qui font séden-taires , Sc qu’on retire au bout d’un certaintemps par le moyen des cablots frappés con-tre les extrémités du filet, Sc soutenus par desbouées.

* Flue a macreuse ou Courtine ,termes de pèche , forte de filet qui sert à pren-dre des oiíçaux aquatiques qui viennent