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<Yursger , de pleine mer , des coquillages fur{es fonds. Ce filet est: tendu fur des piquets ,& soutenu entre deux eaux par la marée. Lesmacreuses venant pour prendre des moules ,des fiions , Oc. remontant ensuite , elles fetrouvent prises par les mailles du filet : lamême chose arrive encore quand elles des-cendent pour- fe saisir de leur proie. Lesmailles de ce filet ont z pouces 9 lignes enquarté.
Les pêcheurs ont pour cette pêche en mer,deux fiâtes duport d'environ deux tonneaux,montées de six hommes. Les tissures de leursfilets ne sont composées que de 30 pieces quiont chacune f o brasses de longueur, çe quine donne à leur tissure entiere que i;oobrasses d'étendue. Ils pêchent depuis le moisde septembre juíqu’en avril. Leurs filets sont, flottés, pierres , comme les folles : ils ontordinairement deux braflès de chute ou dehauteur, la maille de trois pouces & demi àquatre pouces en quarté. Chaque bateau a80 pieces.
FLUKEN , CHifl. nat.) nom que les mi-neurs du pays de Cornouailles donnent à uneefpece de terre grisâtre, dans laquelle se trou-vent de petits cailloux ou pierres blanches :elle est dans le voisinage des filons ; & lespetites pierres qu’on y rencontre paroiflentavoir été détachées du filon , 6c roulées parle mouvement des eaux , attendu quellesfont arrondies. Il y a lieu de croire que cesont des fragmens de quartz. Voyellesuppl .-du diclioan. de Chambers.
*ELUONIE , (Mythol.) déesse qui-pré-sident à {"écoulement des réglés , Sc aux éva-cuations qui fuir ent ^accouchement. Il y ena qui la confondent avec Junon, Sc qui pré-tendent que c est la même déesse sous deuxnoms différens.
FLUORS, (H fl, nat. Minéral.) en latinfluorés ,pfeudo-gemmes , &c. Plusieurs natu-ralistes se servent de ce nom pour désignerdes crystallifations ou pierres colorées ou transiparentes , qui sont ou prismatiques , ou cu-biques , ou pyramidales , Oc. qui par-là res-semblent parfaitement à de vraies pierres pré-cieuses , dont elles ne diffèrent réellement queparce qu’elles n’ont point la même dureté.Il y a des fluors de différentes couleurs : entffet on eu trouve de rouges , que l’on
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nomme faux-rubis , pfeudo-rubinus; de vio-lets , qu’on nomme fau fies-améthystes ,pfiu-do-amethyflus ; des jaunes , pfeudo-topaftus ;de verds , pfludo-fmaragdus ; de bleu, pfeu-do-saphirus-, Scc. Walleríus, dans (z miné-ralogie , regarde les fluors comme des variétésdu crystal de roche 3 cependant il paroît qued’autres naturalistes ont étendu la même dé-nomination à des crystáux ou -à des pierrescolorées qui font ou calcaires ou gypfeufes,6 c qui par conséquent ne sont pas de la mêmenature que le crystal de roche. Il y a lieu decroire que c’est aux métaux mis en dissolu-tion , 6c atténués par les exhalaisons miné-rales qui règnent dans le sein de la terre, queles fluors sont redevables de leurs couleurs.Ce qui confirme ce sentiment , c’est quec’est ordinairement dans le > voisinage desfilons métalliques qu’on les rencontre en plusgrande quantité. .
Il y a lieu de conjecturer que le nom defluors que l’on donne à ces pierres , Sc celuide fìujfe par lequel on les désigne en alle-mand, leur vient de la propriété qu’elles ontsouvent, de servir de fondans ou de flux auxminés que l’on exploite dans leur voisinage ;alors on les regarde comme étant d'unegrande utilité , en ce quelles contribuent àfaciliter la fusion du minéral. Voye^ Flux ,Fondans , & Fusion. (—)
FLUTE , f. f. ( Littér.) L'invention de lajlûte , que les poètes attribuent à Apollon ,à Pallas, à Mercure , à Pan , fait a fiez voirque son usage est de la plus ancienne anti-quité. Alexandre Polihystor allure que Hya-gnis fut le plus ancien joueur de flûte , 6cqu’il fut succédé par Marsy as, & par Olympepremier du nom, lequel apprit aux Grecsî’ârt de toucher lés inftrumens à cordes. SelonAthénée , un certain Seiritès, Numide , in-venta la flûte à une feule tige, Silène cellequì en a plusieurs , & Marsy as la flûte de ro-seau , qui s’unit avec la lyre.
Quoi qu’il en soit, la passion de la musiquerépandue partout, fui non-seulement causequ’on goûta beaucoup le jeu de la flûte -,mais de plus qu’on eu multiplia singulièrementla forme, fi y en avoir de courbes, de lon-gues , de petites, de moyennes , de simples^de doubles, de gauches , de droites , d'é-gales, d’inégales, cte. On fit de ces instru-