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dt l’émailleur. Les métaux quìls veulentsouder étant de fusion plus difficile quela soudure, celle-ci entre en fonte la pre-mière à la faveur du borax, ôc fond la par-tie du métal à laquelle elle est appliquée.C'est-là le point que les bons artistes sa-vent bien saisir pour retirer leurs piecesdu feu : car fans cette attention, la par-tie soudée ne tarde pas à tomber dans lefeu en goûtes métalliques , & son a per-du son temps & les peines. On connoîtque la fusion est à son point, quand onvoie que la surface de Pendrait soudé aPéclat du miroir, &; réfléchit de mêmeles objets. Les scories légéres qui se for-ment en mème temps à la surface du mé-tal , ôc qui s’opposent à faction de la sou-dure & du fondant, sont fondues & vi-trifiées par le borax : il s’ensuit que dansles circonstances où l’on a àestàyer un usten-sile d’or ou d’argent, on ne doit jamaisen couper un estai dans les endroits sou-dés ; parce que la soudure pour l'or étantun alliage d’or, d’argent, ôc quelquefoisde cuivre , celle de l’argent, un alliagede ce métal avec le cuivre, l’ustensile es-sayé se trouvera toujours fort au-deílòusde ion titre réel.
On employé auffi quelquefois les selsavec les métaux imparfaits & leurs chaux;mais ils en calcinent une partie, & mêmela vitrifient; fans compter que leurs par-ticules divisées se calcinent bien toutes feu-les , & résistent par-là à leur réunion :ainsi ils ne doivent jamais être traités parees fondans , sur-tout dans ces estais, oùils causeraient des erreurs considérables.Voye^ les Frux. Le borax ne fait pas mê-me exception à cette réglé, quoique cesoit le corps qui de tous accéléré le plusla fusion, ôc que par-là il ait été regardécomme un flux réductif. Si l’on veut dé-pouiller , par exemple , un alliage d’or &d’argent du cuivre qu’ils contiennent, ony ajoute du borax : ce sel met la masse enfonte non seulement, mais attaque encoreles molécules des scories cuivreuses quisurnagent, où l’or est niché comme dansles pores d une éponge ; il a la propriétéde les résoudre, de s’unir avec elles, ôcde les convertir en un verre qui surnagele régule composé du culot principal &Tome XIK
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de l’accestoire des molécules qui étoiencéparses dans les' scories.
Mais il y a une troisième espece de corpsqui, étant absolument réfractaires par eux-mêmes, se fondent avec d’autres de mê-me nature : tels font le spath alkalin avecd’argille, la craie avec la même argille.
C’est sur la propriété qu’a la litharge,&c conséquemment le plomb , de fondreles terres ôc les pierres, ôc tous les métauxôc demi-métaux, qu’est fondé le travaildes mines dont on retire Por , l’argent ,& le cuivre par son moyen : quand elleest mélée bien intimement par la vitrifica-tion avec la mistè de ces corps composés,une addition de phlogistique la réduit enun régule, qui se précipite au fond par sonplus grand poids spécifique, emportantj avec lui les métaux précieux dont elle a; dépouillé la masse de scories qui la fur-: nagent : il y en reste un peu à la vérité,
1 mais on peut le retrouver en partie. Voye%_les Flux , & les articles (Euvre , Liqua-tion , & Essai.
I On n’a foin de bien fermer les vaisseauxoù l’on fond les verres tirés des métaux,que pour empêcher la chute des charbons;on conçoit à-présent qu’ils y. porteraientun principe inflammable qui ne manque-rait pas de réduire en régule une portiondu métal qu’on a eu en vue de vitrifier:cet inconvénient n’est guere à craindre,quand la surface de lssmatière vitrifiableest couverte de nitre. Ce sel, qu’on em-ployé ordinairement comme fondant, dé-tonne avec le charbon qu’il détruit en s’ai-kalisant. Voye[ Nitre Jíx. par les charbons.Les pailles, les cheveux, les m mus brinsde bois , & enfin tous les corps réductifsou qui peuvent le devenir, dont nous avonsparlé , produisent le même phénomène.
Parmi les fondans, on en trouve quise séparent des corps après qu’ils ont exercéleur action fur eux. On conçoit aisémentencore que tel fondant qui reste uni a uncorps après la fusion , se séparera d’un au-tre après cette opération, ou fous quel-qu’autre condition. Les corps qui ne res-tent point unis ensemble, quand Pu n aservi de fondant à l’autre , sont le plombuni à l’or ôc à l’argent, quand le grand/eu a vitrifié le premier, ou scorifié saY y y y