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Tome quatorzième.
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L'impulsion des parties plus groíTìeres quel’eau , produit la blancheur. Le sel est trans-parent pendant qu il est confondu ; il devientblanc , quand il a perdu une partie de soneau. Plus il y a de parties terreuses, moinsil y a d’eau , & plus la transparence origi-nale des parties se change en blancheur Sc«en opacité..

En rendant les parties opaques, lsimpul-jsion des humeurs les rend visibles. Ce n'estpas la petitesse absolue qui cache le poumon,l'estomac Sc k vésicule du fiel de ['embryon;■c'est leur transparence. On rend ces viscères-visibles, non pas en grossi fiant leur volume,mais en y versant un acide, & en les rendant^opaques.

Les autres couleurs naissent peu-à-peu.JLe rouge dans le sang , le jaune très-vif..■dans le foie , le verd Sc le bleu dans la bilecystique , le noir dans l’œil naissent succèsiìvement,; celui-ci naît le dernier. Lesparticules colorantes font plus grossièresapparemment, Sc ne peuvent être ame-nées que par des vaisseaux considérable-ment dilatés.

Les odeurs & les faveurs naissent encoreplus tard. Les particules odorantes font plusgrossières que celles qui colorent, &c lesparticules qui sont l'objet du goût , plusgrossières encore que celles dont s'occupel’odorat.

La pesanteur spécifique du foetus aug-mente avec la densité , Lc la proportion des.élémens terreuxs.

Je n’ai plus à parler que des causes de laconformation du fœtus. Lkxpansion est lapremiere. C'est à elle qu’appartient lacéroisCernent, la solidité, l’addition d'une matièrenouvelle, ^introduction des parties coloran-tes , de celles qui ont de la saveur, la multi-plication des vaisseaux sanguins, l'endurcissèment du tissu cellulaire, la naissance de kgraisse.

L'attraction a de grands effets ; c’est celledu tissu cellulaire qui produit les plis de*la vésicule du fiel, de 1a carotide, du colon.Elle réunit les os, elle en diminue le nom-bre , en rapprochant les os voisins que desmembranes séparaient. Elle forme le ccpur,comme nous savons décrit.

Les os changent peu-à-peu de figure parigttraction ; ils étoient lissés Sc cylindri-

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ques dans le fœtus encore tendre ; les musclés en entraînent des lames extérieures oades tubercules. U se forme des cellules, desapophyses, des épines. Les os eux-mêmesíè courbent; l'exemple en est connu dansle fémur & dans k clavicule. L’intestindu fœtus est retiré dans le bas-ventre ; lejaune le fuit.

La pression endurcit les os; elle lesexcaveen déprimant les parties des os où des musclés font placés : de cylindriques, les oslongs deviennent plus ou moins triangulai-res. C'est elle qui parait changer k situa-tion du cœur , & le rendre perpendiculaireau lieu d'horizontal qu’il étoit dans l’em-bryon de l’oiseau. On sait que les peuplessauvages appktislènt k tête de leur nationen pressant k tête encore tendre des enfans,avec des masses d'ar.gile , ou bien avec dcpetites planches. Le visage du fœtus humain,très-large dans les premiers temps, est ap-plati par les mains Sc les genoux , entre les-quels le fœtus place fa tête.

La pression des parties les plus mollesa de 1 influence fur les plus dures. Lecerveau imprime au ciel de l’orb te desmarques profondes de ses collines. Lamoelle de l’épine creuse l’apophyíè de l’osoccipital.

La pression endurcit les muscles, elle pro-duit des tendons ; il y en a fort peu dans lefœtus , & ces tendons font pâles & vascu-leux. Dans l’adulte , la face des muscles quirépond à dautres muscles considérables, esttendineuse dc luisante.

Une autre causé concourt à la conforma-tion du fœtus , c'est 1a dérivation & k ré-vulsion. Nous appelons dérivation , quandpar une cause quelconque le sang se porteavec une nouvelle vitesse, Sc en plus grandequantité , dans une partie du corps animal.C’est ainsi que le bassin , très-peu profonddans le fœtus , s'approsondit &c devient beau-coup plus ample , après 1a ligature des artè-res ombilicales. Le sang de l'aorte, repoussépar cet obstacle, enfile les branches libres del'artere ombilicale, & étend les vaisseauxdu bassin. L'utérus & les parties génitales,avec les os Sc les muscles nourris par cesmêmes vaiileaux, en prennent des accroisté-mens considérables. La même causé aug-■ mente 1a force & k grandeur des piés. Sc lés