F (E T
mer après quelques mois en état de portertoute la machine.
Dans le poulet, les parties inférieuresdu fœtus font très-petites, pendant que lesvaisseaux de la membrane ombilicale &ceux de la figure veineuse prêtent avec faci-lité. Quand le sang est parvenu à f extrémitéde ces membranes, que lès vaisseaux nepeuvent plus s’étendre , & que la force ducœur y trouve une nouvelle résistance, lesang de f aorte, repoussé par cette résistance,fe porte dans les extrémités, dans le poumon& dans le bas-ventre.
La révulsion agit par les mêmes principes.Dès que le sang le porte avec plus de facilitédans une autre artere , celle qui l’admetavec plus de difficulté reçoit moins de sang ;la partie qu'elle avoir nourrie, souffre dansses accroillemens, elle peut même être effa-cée. La tête croît beaucoup moins, dès queles piés & le baffin reçoivent plus de sang.C’est de cette maniéré que j explique ladestruction de quelques parties de 1 ani-mal , des branchies & de la queue qui setrouvoient dans le germe des lézards ou desgrenouilles,
Il peut y avoir dans l’humeur nutritivedes animaux des causes de la conforma-tion. Plus il y a de particules terrestres ,& plus les parties auront de solidité. Onlit dans bien des auteurs que , dans les en-virons marécageux dè Comore , les poulespresque entièrement nourries d'insectes,n'ont pas dé dureté dans les coques deleurs œufs.
La cause la plus simple de ces os amol-lis paroît être dans le détachement tropfacile des parties terreuses. L'urine de lafupiot étoit plâtreuse , & ses os s’amo-lifsoient.
Une nourriture huileuse peut relâcher &disposer les membranes à prêter plus que lasanté ne le permet. U est fur que les Suissessont sujets aux hernies ; on a dit la. mêmechose dès moines. On a cru que le grandusage de l’huile causoit ce mal dans lesreligieux, & celui du beurre dans lesSuisses. Pour les derniers, ils en usent moinsque les-Allemands septentrionaux; il n'estpoint d’ufage d’en servir aux repas : peut-être eíhçe plutôt l’agriculture plus labo-
F O I 75:9
‘ rieuse dans un pays pierreux, qu’il fauiroitaccuser.
FOGARAS , ( Géogr.) ville de Transyl-vanie, dans la province des Saxons, mais ap-partenant à celse des Hongrois, fur la rivièred’Aluta. Elle est bien bâtie & bien peuplée;elle est munie d’un bon château pour fadéfense, & donne son nom à un districtqui comprend plusieurs bourgs habitéspar des Valaques. Dans les troubles dontle pays fut affligé au siée le dernier, cetteville eut deux sieges à soutenir, lan1661 : l'undelapart du prince Kemeni,successeur de Barskay , &c l’autre de la partdes Ottomans qui protégeoient MichelApaffi. Fogaras fe rendit à Kemeni, tk.résista aux Turcs ; mais ce prince étant-mort en í 66 z , elle ne tarda pas à recon-noître Apaffi pour maître.. Long.^x, 18 ;lat. 46,30. (D. G.)
FOI, se f. ( Théol.) Pòur déterminer'avec quelque succès-le sens de ce terme en:Théologie , je ne m’arrêterai pas aux diver-ses acceptions qu’il reçoit dans notre lan-gue ; je me défendrai même de puiser íàsignification dans les écrits de nos théo-logiens. Pour remonter aux- sources de ladoctrine chrétienne, il faut recourir aux-langues dans lesquelles les-Ecritures nousont été transmises, & qu’ont parlé les-apôtres & les PP. des premiers siécles del’Eglise. Par la même raison, il nous se-roit peu utile de recueillir dans les auteurs*■latins la différente signification du mot fi.de s,,d’où nous avons fait foi, L’étymologie de -credere qui vient probablement dè crementodare, & celle d e fides qui dans son ori-gine a été synonyme de fidelitas , ne peu-vent pas nous éclairer, fur le sens du motfoi ; parce que fides & credere , considérés*comme termes théologiques , n’ont pas em-prunté leur sens du latin ;• ils l’ont prisimmédiatement des mo:s grecs triche- &zilrlt-M, employés d anales Ecritures, Scaux-quels ils ont été substitués par la vulgate& par les écrivains ecclésiastiques : de sorteque, quoique ®/<r 7 ,í ne soit peut-être pas*la racine fyllabique ( qu’on me permette-cette expression) de credere &c de fidesil est pourtant la vraie source dans laquelle-ces mots ont puisé leur signification.
UítIk &,inV 7 ív», dont fides & credere sont