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riere , dans la note qu’il a mise fur cet ar- !ride, dit dans le livre des tcnures , d oùcela a été tiré } réimprimé en Angleterre enr s§ 4 , qu’il y a faute , & qu’au lieu d c fui ilfaut lire/-o, c'est-à-dire fief. { A )
FOI , f. f. fides , ei , ( terme de Blason. )deux mains jointes ensemble, posées ordi-nairement en face.
Foi-parée , est ct Ile qui est habillée d’é-mail différent.
Une foi est le symbole de l’alliance, dela fidélité, de 1 amitié , &c.
Meímin du Pont-de-Silly , en Bretagne ;d’a^ur a la foi d’argent , mouvante des flancsde Vécu , accompagné en chef de trois étoilesd’or , &- en pointe d’un sautoir alésé de meme.
Des-A rennes, en Provence ; d’a[ur àune fui d’argent parée de pourpre , posé enbande. ( G. X. T. )
FOIBLAGE, í. m. ( Monnayage. ) est lapermission que le Roi accorde an direc-teur de íés monnoies, de pouvoir tenir lemarc des especes d’une certaine quantité degrains plus foible que le poids. f ciblagede poids est de quinze grains par marc d'or,dont un quart est trois grains trois quarts,que le directeur a pour le retourner oupour le jouer : Purgent trente - íìx grains ,dont le quart est neuf grains ; Sc pour lebillon, quatre pieces.
FOIBLE , subst. m. ( Grammaire. ) qu'onprononce'/iní/e, que plusieurs écrivent ainsi,est le contraire de fort Sc non de dur Sc desolide. Il peut se dire de presque tous lesêtres. Il reçoit souvent l’article de : le sortSc \t faible d'une épée', foible de reins ; ar-mée faible de cavalerie ; ouvrage philoso-phique foible de raisonnement, &c.
Le foible du cœur n’est point 1 e. faible deFesprit ; 1 e. fille de l’ame n’est point celuidu cœur. Une ame foib'e est sans reílorr &fans action ; elle se laiííè aller à ceux quila gouvernent. Un cœur foible s'amollit ai-sément , change facilement d’inclinations , ’ne résiste point à la séduction, à l’ascen-dart quon veut prendre íur lui, & peutsubsister avec un esprit fort; car on peutpenser fortement, & agir foiblemtnt. L'eípt'xfcible reçoit les impreíïìons lans les com-battre , embrdlè les opinions lans examen,s'eífraye fins cause, tombe naturellementd,u.s la superstition. U..Foiiii£ { Morale. }
FOI
Un crtivrage peut être foible par les pen-sées ou par L style ; par les pensées , quandelles font trop communes, ou lorsqu’étantjustes, elles ne font pas allez approfondies;par le style, quand il est dépourvu d’ima-ges, de tours, de figures qui réveillent 1ht-tention. Les oraisons fune’ res de Masca-ron font faibles, Sc son style n’a point de vieen comparaison de celui de Bossuet. Touteharangue ell faible, quand elle n’est pas rele-vée par des tours ingénieux & par des ex-pressions énergiques ; mais un plaidoyer estfoible , quand, avec tout le secours de l’élo-quence Sc toute la véhémence de Faction,il manque de rusons. Nul ouvrage philo-sophique n’est foible , malgré la so.bkílêd’un style lâche , quand le raisonnement estjuste Sc profond. Une tragédie est foible,quoique le style en soit fort, quand l’inté-rêc n’est pas soutenu. La comédie h mieux,écrite est foible , íî elle manque de ce queles latins, appeloient vis comìca , la force;comique : c’est ce que César reproche àTérence : lenibus atque utinam feriptis ad-junSa foret vis. C’est sur-tout en quoi a pé-ché souvent la comédie nommée larmo-yante. Les vers faibles ne sonr pas ceux quipèchent contre les réglés, mais contre legénie ; qui dans leur mécanique font fansvariété , fans choix de. termes , fans heu-reuses inversions, Sc qui dans leur poésieconservent trop la simplicité de la prose. Onne peut mieux sentir cette différence, qu’encomparant les endroits que Racine , ScCampistron son imitateur , ont traités. Ar-ticle de M. de Voîtaire.
Foible, f m. {Morale.) il y a la mêmedifférence entre les faibles Sc les faiblessesqu’enrre la cause Sc l’estet ; les faibles sentla cauie , \es fuib'ejfes sont l’effet. On en-tend par foible un penchant quelconque : legoût du plaisir est le foible des jeunes gens,le désir de plaire celui des femmes, l’intérêt:celui des vieillards, l’amoui de la louangecelui de tout le genre humain. Il est desfoibles qui viennent de l’cíprit, il en est qui.viennent du cœur. Moins un peuple estéclairé , plus il est susceptible des faibles quiviennent de Fesprit. Dans les temps de bar-barie l’amour du merveilleux , la crainte des.i sorciers, ia foi aux présages, aux diseurs,de bonne aventure,. &c„ écoienc d zì faibles;