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Tome quatorzième.
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Sc i se roi t explosion ; parcs que I’eau déjàchaude, étant tout-à-coup frappée Sc miseen expansion par un corps embrasé , nemauqueroit pas de le faire fauter de toutesparts , au danger de l’artiste : c’est pour lamême railon qu'011 n’en jette dans I'eau quepeu-à-peu & aux bords de la terrine. Unepetite quantité présenté plus de surface àI’eau , à proportion de son volume ; Sc s'ilarrive qu’elle soulève I’eau qui la couvre,elle en fait moins jaillir aux bords de laterrine , où elle est moins profondémentplongée.

La chaux de l’antimoine sortant du creu-set est , abstraction faite de la grande quan-tité du tartre vitriolé Sc de la petite portiondu nitre , un alkali fixe rendu caustiquepar la chaux demi - métallique de l’anti-moine. Voye^ ci-de(sous céruse d’antimoine.C’est à-delsein de lui enlever ces differenssels qu’on répctte les lavages, & de favo-riser par-là la division des molécules d’an-timoine diaphonique, que ces sels inter-poses tenoient unis par leur intermède. C’estencore pour la même raison qu’on fait cesfortes de lavages en grande eau ; car plusil y en a , plus les molécules ont de quois’étendre , Sc plus elles sont divisées ; lanscompter que les sels en sont mieux dissous.

De huit onces d’antimoine Sc de vingt-quatre de nitre, Lemery a eu onze oncesun gros d’antimoine diaphorétique : les cal-culs de Mender se trouvent à-peu-près lesmêmes. Comme cette acrédon de poidsvient, selon toute apparence, des débris dessels, au-moins pour la plus grande partie,il n’est pas étonnant qu’on n’en retire pasautant de régule à proportion, si l’on réduitl’antimoine diaphorétique. V. Réduction.

Selon la doctrine commune des chinaistes , ii au lieu d’employer un creuset, onprojette la matière en de très- petites quan-tités dans une cornue de terre tubulce Scrougie au feu, à laquelle on adapte plu-sieurs ballons enfilés dont le dernier est ou-vert , les vapeurs noirâtres Sc épaisses dontnous avons parlé, paflènt dans les récípiens,Sc s’y condensent. On y trouve un anti-moine diaphorétique très - divise, Sc unphlegme légèrement acide Sc alkali volatil,ainsi qu’on peut s’en convaincre par l’expé-rjence : c’est la petite portion de l’acide ni-

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creux, qui ayant été dégagée par l’acide vi-triolique du soufre , est échappée à l’em-braíement. Le phlegme est de l’acide vitrio-lique Sc de l’acide nitreux décomposes : cesvapeurs ainsi retenues reçoivent le nom declyjsus simple d’antimoine. Quelques auteursprétendent austì qu’il y a de l’acide vitrio-lique ; Sc en ce cas elles doivent prendrecelui de clyjsus compose, selon Mender.

On lait encore, selon Lemery, l’anti-moine diaphorétique dans les vaisseaux fer-més , en le servant d'un pot ou d’une cu-cuibite de terre, surmontée de trois aludelsaustì de terre , Sc d’un chapiteau de verre,auquel on adapte un récipient. Voye^ Alu-del, Fleurs de soufre, Fleurs d’An-timoine. La cucurbite est fenêtrée, pourqu’on puiíse y projeter le mélange, dontles doses font toujours les mêmes. On trou-ve dans la cucurbite une.mastè semblable àcelle que l’on a retirée du creuset : mais lesparois des aludels Ion t tapilsees de fleursblanches, d’autant plus émétiques qu’ellesfont plus élevées : en forte qu’il n’y a guèreque les plus balles, ou celles que la trusiona élevées, qui soient asièz dépouillées deleur phlogistique, pour n’être que diapho-niques.

L’adepte Geber n’a parlé de l’antimoinequ’en pallànr. Le moine anonyme qui vi-voit au douzième íiecle , Sc qui est connusous le nom emblématique de Basile Va-lentin (veye^ Chimie ) , est le premier quiait traité des préparations de 1 antimoine.On y trouvera le diaphorétique minéral,sous le nom de poudre Hanche d’c n imoine,dans le petit nombre d’opérations positivesqu’il a données parmi les secrets d’Alchi-mie , sous le nom de ce demi-métal : envoici la traduction. Prenez de bon antimoi-ne de Hongrie , ou de tout autre pays ,pourvu qu’il soit bien pur : réduisez-le enpoudre fine ; mêlez-le avec parties égalesde nitre purifié de la troisième cuite. Pro-jetez Sc frites détonner ce mélange peu-à-peu dans un creuset neuf vernistë , en-touré de charbons ardens.mettez en

poudre fine La malse dure qui est restée dansle creuset ; mettez cette poudre dans unvase vernisse ; versez dellus de I’eau com-mune tiède ; décantez cette eau aprèssavoir lailsée raíseoir. Répétez ce lavage