Band 
Tome XV.
Seite
67
JPEG-Download
 

F 0 F

d’Afrique dans l’Océan Atlantique , Tunedes Canaries, découverte en 1417. Elleappartient aux Espagnols, & est à trente-íix lieues de Téne'rifFe. Long. 4. lat. 2.8.30-29. 15. (D. J.)

FORTFUY ANCE, f. f. (Jurifp. ) ouplutôt FORFUYANCE , quasi foris-fuga , est une espece de droit d’aubainedont le duc de Lorraine jouit dans les du-chés. II en est fait mention en un vidimusde l’an 1577, dans lequel on voit que leduc Charles accorde à un particulier d’ac-quérir dans ses états jusqu’à huit centslivres de rente, nonobstant qu’il eût sondomicile à Verdun; & que les héritiersou ayans cause puistent lui succéder & jouirpaisiblement de ces rentes, nonobstant ledroit de jortfuyance , qui appartient auduc, &c. ( A )

FORTH (le) Ge'og, grande riviere del’Ecosse méridionale, qui a fa source prèsdu lac de Tay , baigne la ville de Sterling,& se décharge au fond du golfe d’Edim-bourg , auquel il donne auísi le nom degolfe de Forth. La riviere de Forth a en-viron trente lieues de longueur. Voye\ fadescription dansSalmonet, Hifl. des trou-bles de la Grande-Bretagne (D. J.)

FORTIFICATION , (la) f. f. oul’ART DE FORTIFIER (Ordreencyc.Entend. Raison. Philosophie ou science.Geome't. Arch. milit. Fortification.') con-liste à mettre une place ou tout autre lieucju’on veut défendre, en état de résisteravec peu de monde aux efforts d’un en-nemi supérieur en troupes, qui veut s’enemparer.

Les ouvrages qu’on construit pour ceteffet sont appellés fortifications ; tels sontnos bastions , demi - lunes , ouvrages-à-corne , &c.

Los fortifications font de différentesespeces, c’est-à-dire , qu’elles sont relati-ves à l’objet auquel on les destine, & auxmachines avec lesquelles on peut les atta-quer.

Ainsi si l’on n’attaquoit les places qu’avecle fusil, de simples murailles feroient unefortification suffisante pour y résister. Sil’ennemi n’avoit aucun expédient pour par-venir au haut de ces murailles, il feroitinutile de leur donner d’autre élévation

FOR 67

que celle qui feroit nécessaire pour n’êtrepas franchie aisément.

On voit par-là, qu’un lieu n’est fortifiéque par rapport aux différentes attaquesqu’il peut avoir à soutenir. Un château,par exemple, est fortifié lorsqu’il est en-touré de fossés & de murailles, qui le met-tent en état de résister à un parti qui n’apoint de canon ; mais ce méme châteaudevient fans défense contre une armée quia un équipage d’artillerie, parce qu’ellepeut le détruire sans que ceux qui sont de-dans puissent l’en empêcher.

Les premieres fortifications furent d’a-bord très-simples ; elles ne consistoient quedans une enceinte de pieux ou de palissa-des. On les forma ensuite de murs, avecun folié devant, qui empéchoit d’en ap-procher. On ajouta depuis à ces murs,destours rondes & quarrées, placées à unedistance convenable les unes des autres,pour défendre toutes les parties de l’en-ceinte des places. « Car, comme le dit Vé-» gece, les anciens trouveront que l’en-» ceinte d’une place ne devoir point être» fur une même ligne continue, à cause» des béliers qui battroient trop aisément» en breche ; mais par le moyen des tours» placées dans le rempart assez près les« unes des autres , leurs murailles présen-» toientdes parties saillantes & rentrantes.» Si les ennemis veulent appliquer des» échelles , ou approcher des machines» contre une muraille de cette ccnstruc-» tion, on les voit de front, de revers,n & presque par-derriere ; ils font comme» enfermés au milieu des batteries de la" place, qui les foudroient n. Nour. trad.de Fegece.

Pour défendre encore plus sûrement lepied du mur de l’enceinte & celui destours, les anciens faisoient le haut de lamuraille en maffocoulie ou mâchicoulis .Voye\ Bastion. Ils se servoient des in-tervalles des mâchicoulis pour jeter despierres, du plomb fondu , defhuile bouil-lante , & différentes sortes de matières pro-pres à éloigner l’ennemi du pied des mu-railles. On y faisoit aussi couler des massesfort pesantes, qui par leur chute & rechuteretardoient beaucoup le progrès de ses tra-vaux.

I ij