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Tome XV.
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Les fouages dont la levée étoit ordonnéepar le roi pour fournir aux besoins extraor-dinaires del’état, étoient d’abord quelque-fois compris sous le terme général d 'aide :telle fut Paide établie en conséquence del’aíîèmblée des états tenus à Amiens endécembre 1363, qui consistoit dans un droitde fouage ou imposition par feux. II enfut de même de l’impoíîtion qui sot misesur chaque feu dans le Dauphine , eni 3 6 7 -

Dans la fuite , les fouages furent distin-gués des aides proprement dites, qui seperçevoient fur les denrées & marchan-dises , à çause que certaines personnesétoient exemptes des fouages , au lieu quepersonne n’étoit exempt jles aides : c’estce que l’on voit dans des lettres de Char-les VI du 24. octobre 1383 , portant quel’aide qui étoit alors établie, feroit payéepar toutes sortes de personnes, & notam-ment par ceux des habitans de Languedocqui s’en prétendoient exempts ; & la raisonqu’en donne Charles VI, est que ces aidesn’avoient pas été établies seulement pourla défense de ceux qui n’étoient pas tailla-bles, mais austì de ceux qui étoient tailla—blés ; & que lesdites aides n’étoient pas parmaniéré de fouage , mais par maniéré d’im-poíìtion & de gabelle.

II y avoit des villes, bourgs & villages,qui étant dépeuplés, demandoient une di-minution de feux, c’est-à-dire, que l’ondiminuât l’impoíìtion qu’ils payoientpourle fouage , à proportion du nombre de feuxqui restoit ; & lorsque ces lieux ruinés serétablissoient en tout ou en partie, on cons-tatoit le fait par des lettres qu’on appelloitréparation de feux : on fixoit par des let-tres le nombre des feux existans, pour aug-menter le fouage à proportion du nombrede feux qui avoient été réparés, c’est-à-direrétablis.

Quelques auteurs disent que les taillesont succédé au droit de fouage ; ce qui n’estpas tout-à-fàit exact : en effet, dès le temsde S. Louis & même auparavant, nos roislevoient déjà des tailles pour les besoins del’état. Ces tailles n’étoient point ordinaires..Le roi & même quelques-uns des grandsvaítàux de la couronne, levoient aussi dès-lors un droit de fouage dans certaiaes pro-

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vinces. Les ducs de Normandie ,.les com.tes de Champagne & autres seigneurs, per-revoient chacun dans leur territoire desdroits de fouage.

Ces droits cestoient néanmoins quelque-fois moyennant d’autres impositions; ainsilorsque les communautés d’habitans de lasénéchaussée de Beaucaire se soumirent,le 18 février 1357, à payer au comte dePoitiers, en qualité de lieutenant-généraldu royaume , un droit de capage ou capi-tation, ce fut à condition que tant qu’ilpercevroit ce capage, il ne pourroit exigerd’eux aucune autre imposition, soit à titrede fouage ou autrement.

Charles V fit lever un droit de fouagepour la solde des troupes : il étoit alors dequatre livres pour chaque feu.

Du tems de Charles VI, le prince deGalles voulut imposer en Aquitaine surchacun feu un franc, le fort portant lefoi-ble ; ce qui ne réussit pas.

Charles VII rendit 1 efouage perpétuel,& depuis ce tems il prit le nom de taille.

II n’y a donc plus présentement àe fouagequ’au profit des seigneurs qui sont fondésen titre ou possession suffisante pour leverce droit sur leurs sujets.

Quelques curés prétendent aussi droit defouage sur leurs paroissiens le jour de pâques.Voye\ Spelman, en son Glossaire ; les Re-cherches de Pafquier , liv. II , ch. 7 ; leGlossaire de Lauriere, au mot fouage. {A )* FOU ANNE, f. f. FISCHURE ouTRIDENT, ( Pêche. ) instrument de pê-cheur ; c’est une espece de rateau de fer agrandes pointes droites, emmanché à l’ex-trêmité d’une longue perche. On pique lafouanne à plomb vers les embouchures desrivières , pour prendre les flets ensables-On ne se sert guere de la fouanne que quandon ne peut employer le filet.

Les riverains de Port-Louis en Breta-gne , pêchent à la fouanne. Cet instru-ment a , parmi eux, deux, trois, ou cinqtiges ou doigts, & fa gaule six à sept piedsde long. Pour se soutenir sur les vases, lespêcheurs attachent fous leurs pieds, deschameaux de fond de barrique. Us vontainsi le long des rivages , lorsque la marescommence à perdre, ou qu’elleest retiree-Us lancent de tems en tems la fouanne fut

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