«
ít
I
'e
il
>,
i-
n
ic
í-
e
i-
e
e
t
e
c
s
>
s
s
r
>
I
FOU
II examina ensuite s’il n’étoit pas possi-ble que les particules d’air étant électri-ques par elles-mêmes, tirassent leur feuélectrique de la terre dans les grands coupsde vent, par leur frottement contre lesmontagnes, les arbres , les bâtimens , &c.comme autant de petits globes électriquesfrottant contre des coussins non électriques,& que les vapeurs qui s’élevent reçussentde l’air ce feu, & que par ce moyen lesnuages devinssent électrifés. 11 imagina ,dit-il, que íi la chose étoit ainsi, il pour-roit électrifer négativement son premierconducteur, en poussant violemment avecdes soufflets un courant d’air contre ceconducteur ; le frottement des particulesd’air le dépouillant d’une partie de fa quan-tité naturelle de fluide électrique : maisl’expérience qu’il tenta dans cette vue, nelui réussit pas.
Se proposant de faire des expériences ,pour savoir de quelle efpece étoit I’électri-cité des nuages orageux, il éleva fur famaison une verge de fer. Dans la fuite desobservations qu’il fit à ce sujet, il les trouvaplus souvent électrifés négativement quepositivement; ensorte, dit-il, que dans lescoups de foudre , c’est la terre qui frappeles nuages , & non les nuages qui frappentla terre. II remarque là-dessus, que lesesters & les apparences doivent être á peuprès les mêmes dans les deux cas, & quecela ne change rien dans la pratique pourpréserver les maisons, &c. mais nous parle-rons de cela plus au long dans la fuite. Eti! ajoute que, si ces éclairoistèmens tirés desexpériences ne changent rien dans la pra-tique , il en est tout autrement pour lathéorie. On est, dit-il, aussi embarrassé àtrouver une hypothèse pour expliquer parquels moyens les nuages deviennent électri-lés négativement, qu’on l’étoit auparavantpour montrer comment ils le devenoientpositivement. Voici cependant les dernie-res conjectures qu’il propose sur ce sujet.
« Je conçois, dit-il, que ce globe de« terre & d eau , avec ses plantes, ses ani-» maux , ses bâtimens, ùc. contient une» quantité de fluide électrique répandue« dans fa substance , précisément aussi» grande qu’il en peut contenir ; c’est ce» que j’appelle la quantité naturelle.
FOU ,2s
„ Que cette quantité naturelle n’est pas,, la même dans toutes les especes de ma-„ tiere commune fous des dimensions éga-» les, ni dans la même efpece de matière„ commune dans toutes les circonstances.» Mais un pied cube, par exemple , d’une„ forte de matière commune, peut con-„ tenir plus de fluide électrique qu’un pied„ cube de quelqu’autre matière commune.» Et une livre de la même efpece de ma-,, tiere commune , quand elle est raréfiée ,» peut en contenir plus que quand elle est„ condensée. Quand lefluide électrique est,, attiré par quelque portion de matière,, commune, les parties de ce fluide, qui,, ont entr’elles une mutuelle répulsion ,» Rapprochent l’une de l’autre par Pat-» traction de la matière commune qui les» absorbe, jusqu’à ce que leur propre ré-,, pulsion soit égale à la force d’attraction„ de la matière commune qui les y con-,, dense : alors cette portion de matière,, commune n’en absorbera pas davantage.
» Les corps de différentes especes ayant,, attiré & absorbé ce que j’appelle leur„ quantité naturelle , c’est-à-dire , préci-» sèment autant de fluide électrique qu’il» convient à leur état de densité , deraré-„ faction, & au pouvoir d’attirer , ne don-„ nent entr’eux aucun signe d’électricité.>, Et si l’on charge un de ces corps d’unen plus grande quantité de fluide électriqu e,,, elle n’y entre pas, mais elle se répand sur„ sa surface, & y forme une athmosphere ;„ & alors ce corps donne des signes d’élec-» tricité;
,, J’ai déjà comparé ailleurs la matièrew commune à une éponge, & le fluide élec-» trique à Peau ; on voudra bien me per->, mettre de me servir encore une fois de» la même comparaison, pour éclairer da-» vantage ma pensée sur ce sujet.
» Quand on condense un peu une éponge,n en la pressant entre les doigts, elle ne« prend & ne garde pas autant d’eau que,» dans son état naturel de relâchement &
>, d’expansion.
„ Etant encore pressée & condensée da-» vantage , il sortira quelque peu d’eau de» ses parties intérieures , qui se répandra» sur la surface.
» Si l’on cesse entièrement de la presser
1