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la communiquer aux vapeurs qu’il y trouve,ou qui y font poussées.
Ceux à qui ces matières ne font pas tout-à-fait étrangères, verront facilement, fansde plus longs détails , quelles font mesvues, dit M. Wilcke , & quelles consé-quences on peut tirer de ce qui précede.L’expérience s’accorde bien ici avec nosraifonnemens ; car nous savons que la plu-part des orages surviennent après de gran-des chaleurs, particulièrement vers le soir& pendant la nuit : mais il faudroit unelongue fuite d’obfervations pour déci er íìtous les phénomènes s’accordent bien avecnos principes, ou non.
II est certain que notre terre a fort sou-vent un grand degré d’électricité, & elledoit alors repoustèr les nuages qui l’en-tourent ; c'est ce que l'on peut facilementconnoître à la figure de ces nuages , dontla surface inférieure est alors unie & paral-lèle à la surface de la terre ; la supérieureau contraire est tout-à-fait irréguliere. On■peut au reste mettre fous les yeux ce phé-nomène , par cette expérience. Ayez unquadre quarré de sept à huit pieds ; placezdeíïiis, à la distance de fix à huit pouces,des filsd’archal parallèles entr’eux & allantd’un bord à l'autre, & électrifez cet appa-reil. Après cela , si avec un tube de verreélectrifé on tient des flocons de coton furce quadre électrifé, on verra qu’ils fe ran-geront parallèlement à fa surface, tandisque les plus petits fe placeront par-deflùsles antres d'une maniéré tout-à-fait irré-guliere.
Mais si l'on veut faire attention à ce quenous éprouvons quelquefois en été dans nospersonnes, on doit avoir senti que la cha-leur qui précede forage, fait une touteautre impression fur nos corps, que le mêmedegré de chaleur & même un plus fortne fait ordinairement. Nous nommons cetems-Jà un air étouffé ; il nous appesantit, &il paraît qu’en même tems il tuméfie notresang.Le vent, qui pour l’ordinairerafraî-chit agréablement nos corps , nous envoiealors d’ardens tourbillons. Mais en général,il n'est pas difficile de distinguer cet étatde l’air , des chaleurs ordinaires. II est àprésumer que toutes ces sensations ne fontque des effets de I’électricité de l’air : carTome X V.
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je ne fuis pas le lcul, ajoute M. Wilcke,qui ait éprouvé chez lui une sensation delassitude ou d’accabiemer.t , après avoirété fortement électrifé , lur-tcut négative-ment, ce qui me caufoit même quelquefoisdes vertiges auxquels je ne fuis cependantpas sujet: la même chose m’arrivoitaprèsavoir frotté pendant long - tems avec lesmains un globe de verre. II dit encorequ’il lui est souvent arrivé, après avoirété renfermé chc-z lui, de sortir brusque-ment au grand air, & de sentir alors cetteodeur d’électricité , qui lui est d’ailleurssi connue , avec tant de force , qu’il étoitassirré que ce ri'étoit pas un ester de l'ima-gination. Au reste, n’entend-on pas diresouvent à gens qui n’ont aucune ccnnoif-fance de ces matières, que Pair répand uneforte odeur de chaleur ?
Après avoir mis fous les yeux du lecteurles hypothèses de deux célébrés physiciensfur la cause du tonnerre, il faut encorei’entretenir des travaux du P. Beccaria furce sujet, dont les observations & les ex-périences surpassent , par leur étendue ,toutes celles qu’on a faites jufqu’à présent,afin qu’il n’ignore rien de ce qui a été ditou fait d’important fur une matière où ily a encore beaucoup de choses à décider,& qu’il voie par lui-même la .uelle de cesopinions lui paraît la plus probable.
Pour faire ses expériences , le P. Bec-caria fe pourvut d’un appareil tel qu’au-cun physicien n’avoit encore eu. II dreííàplusieurs barres pointues dans le mêmelieu & dans différens .lieux ; il fie de mê-me usage de plusieurs cerís-volans , dontquelques-uns avoient leur ficelle garnie defil d’archal ; il y en avoit qui s’élevoienttrès-haut, & d'autres pas autant. II fe ser-vit , pour les isoler, de la machine qu’ona nommée guinde électrique à l’articleCER.F-VOLANT, & il imagina encorel’au-tre instrument, qu’on a aussi décrit aumême article, pour observer de jour la for-me de la lumière électrique, comme étantl’indice le plus sûr de Pefpece d’électricitédes nuages, qui est toujours deinême natureque celle de la barre , à cause de fa pointe.D’autres physiciens fe for t contentés Rap-procher alternativement un bâton de cireou un tube de verre, des petites bcules de
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