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& il faut observer que de fortes déchargesde moufqueterie produisent le même effet.Peut-être cela ne vient-il que des vapeursde la poudre brûlée, qui font aíTez abon-dantes dans l’air après plusieurs de-ces dé-charges ( íur-tout íì on les a faites dansïe voisinage des chalets ), pour agir fur lelait, il feroit facile d’en faire Texpérienceen brûlant de la poudre en plein air ; & onpourroit par ce moyen , fi la chose fe trou-voit telle , donner quelque raison du phé-nomène précédent.
Nous n’avons parlé dans cet article ,ni de la construction des appareils pour ob-server l’tleólricité des nuages, ni de ceuxqui ne fervent qu’à préserve r les édificesde 1 n foudre , non plus que de !a quantitéd’élcctricité qui fe trouve communémentdans l’athmofphere, parce que toutes cesmatières ont été traitées dans les articlesCerf-volant & Conducteur deLA FOUDRE , auxquels nous renvoyons.Mais nous devons dire un mot de la mé-thode de détourner les orages. Le son descloches est bien moins sûr que l’explo-íìon du canon. La théorie que nous venonsd’érablir , nous enseigne que ce son esttout-à-fait inutile, & ne peut produire au-cun bon effet ; mais il y a plus, l’expériencenous apprend que cette méthode est plutôtnuisible qu’utile. Car Tannée 1718 , M.Deslandes fit savoir à T académie royaledes sciences, que la nuit du ij. au i> avrilde cette année-là , la foudre étoit tombéefur vingt-quatre églises, depuis Landernaujusqu’à S. Pol-de-Léon en Bretagne, oùTon fonnoit les cloches, & qu’elle en avoitépargné d’autres, dans la même route queforage avoit suivie , & où Ton ne fonnoitpas. La matière électrique attirée par lespointes de fer qui font ordinairement pla-cées au-dessus des tours des églises, & Ré-prouvant peut-être pas autant de résistancede la part de Tair, qui étoit fortementébranlé autour des églises où Ton fonnoit,à cause de Tefpece de vibration que lescloches lui faisaient faire , étoit détermi-née par ces deux causes à tomber fur la tourou liirTégîife plutôt qu’aiíleurs. ( J. )
La foudre est beaucoup plus fréquentedans les endroits où le terrein exhale plusde soufre; au lieu qu’elle est rare dans les
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pays humides, froids, & couverts d’eau,'Le terrein n’est pas sulfureux en Egypte,ni en Ethiopie: ausli la foudre eít-elle raredans ces pays. Les anciens disoient commepar une e'pece de proverbe : les Ethiopiensne craignent point la foudre , ni les habi-tans de la Gaule les tremblemens de terre.V oj'cq Plutarque, Traite' de la superfi-tion , chap. 3. Mais l’Italie est un pays très-fujet au tonnerre : c’est aussi pour cela qu’iltonne toute Tannée à la Jamaïque.
L’utilité de la foudre est i°. de rafraîchirTathmosphere ; en ester , on observe pres-que toujours qu’il fait plus froid après qu’ila tonné: i°. de purger Tair d’une infinitéd’exhalaifons nuisibles , & peut-être mêmede les rendre utiles en les atténuant. Onprétend que la pluie qui tombe lorfqu’iltonne, est plus propre qu’une autre à fé-conder les terres.
Selon les observations de M. Mustchem-broeck , il tonne à Utrecht quinze lois paran, année moyenne; il a remarquéaustiquela direction & la nature du vent ne fait engénéral rien à la foudre , mais qu’il tonneplus communément par un vent de sud. Lafoudre est plus fréquente Tété que Thiver,parce que les exhalaisons qui s’éievent dela terre par la chaleur , font en plus grandnombre. Selon le même physicien , la ma-tière des globes de feu est la même que cellede la foudre. Voye 3 GLOBE DE FEU. Hfait quelquefois des éclairs & du tonnerreen tems serein ; ce que M. Musschembroeckattribue aux exhalaisons qui s’enstammentavant d’être montées astez haut pour pro-duire des nuages. Une grande pluie dimi-nue la foudre , ou même la fait cestèr , parceque cette pluie emporte avec elle unegrande partie de la matière qui contribue âformer la foudre. Quelquefois la nuée est ùépaisse , qu’elle empêche de voir Téclair,quoiqu’on entende la foudre.
Pour juger de la distance de la foudre }voye\ Éclair.
Les prifcillianistes croyoientque h fou-dre étoit un e.íet. du démon ; mais leuropinion a été condamnée dans un concilequi,comme l’obferve M. Musschembroeck,s’est conduit trcs-fagemenc en cela. ( 0 )
* FoUDRE , (pierre de ) Hift. nue. dphys. pierre dont le vulgaire pense que »
chute,