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Tome XV.
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brûler le corps de ceux que Ja foudre avoîttués, & qu’il falloit simplement les inhu-mer , suivant l’ordonnance de Numa. Eneffet Festus, au mot oceisum , cite deuxloix à ce sujet : homo fi fulmine occifusefi , ei j ufia nulla fieri oportet ; l’autre estconçue en ces termes : fi hominem fulmi-nibus occifit , ne supra genua tollito ; aulieu que l’usage contraire se pratiquoit dansles funérailles ordinaires, où l’on mettoitles corps fur les genoux, pour les baiser &pour les laver, comme il paroît par ces versd’Albinovanus :

At miferanda parens fuprema nequeofcula fixit,

Frigida nec movit membra , trementefiinu.

II faut, pour le dire en paslànt, que cepoint de religion n’en fût pas un chez lesGrecs, puisque Capanée , après avoir étéfrappé du feu de Jupiter, reçut 1 es honneursdu bûcher , & qu’Evadné fa femme s’élançadans les flammes, pour confondre fes cen-dres avec celles de son cher époux. Maisles Romains s’éloignerent de cette idée &en prirent une autre, dans la persuasion queles personnes mortes d’un coup de foudreavoient été suffisamment purifiées par lefeu , qui les avoit privées de la vie.

Enfin on regardoit généralement tousceux qui avoient eu le malheur de périr parla foudre , comme des scélérats & des im-pies , qui avoient reçu leur châtiment duciel ; & c’est par cette raison que l’empereurCuras (a ), qui fut plein de courage & devertus , est mis au rang des mauvais princespar quelques auteurs.

Ce détail suffit, sans doute , pour faireconnoître les égaremens de la superstitionpaïenne, sur laquelle Séneque observe ju-dicieusement , que c’est une marque d’unesprit foible que d’ajouter foi à de pareillessottises , & de s’imaginer que Jupiter lanceles foudres , qu’il renverse les colonnes, lesarbres, les statues, & méme fes images ; ouque laissant les sacrilèges impunis, il s’amuseà brûler ses propres autels , & à foudroyerdes animaux innocens. Le genre humain,quoiqu aujourd’hui plus éclairé fur la na-

C « ) Carus fut mis an rang des dieux après famort. Voy. TeUcmont ,.8xarà!m, Sclvtepflip, &c.

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ture & la formation de h foudre, n’estpasencore guéri de ces vaines superstitions.

Cependant le lecteur curieux de mor-ceaux de littérature fur cet article, en trou-vera beaucoup dans les savans commenta-teurs de Pline, de Perse, de Juvénal, &deStace ; dans Saumaise sur Solin , dans Jose-phe, dans Scaliger fur Varron ; dans les dic-tionnaires & les auteurs d’antiquités ro-maines. (D. /.)

Foudre , (. m. & f. ( Blason.) meu-ble de l’écu, fait en faisceau de flammesmontantes & descendantes, mouvantesd’un vol abaissé en face, avec quatredards en sautoir, dont les manches ou fûtsà sinuosités angulaires, imitent les bandesvivrées.

Le foudre désigne la valeur & la vitesse ^il est l’attribut de Jupiter.

.Reliiez de Crecheîuis, en Bretagne,d’a\ur au foudre d.’argent. ( G.D.L. T.)

FoUDlE , (Archireclure.') ornementde sculpture en maniéré de flamme tor-tillée avec des dards , qui servoit ancienne-ment d’attribut aux temples de Jupiter,comme il s’en voit encore au plafond de lacorniche dorique de Vignole, & aux cha-piteaux du portique de Septime Sévere àRome. (P)

Foudres , ( Jardinage . ) ce font destouffes très-garnies qui viennent au pieddes plantes qui portent des fleurs. (K)

FOUDRE , ( Tonnelier. ) vaisseau debois ou tonneau d’une capacité extraordi-naire , & garni de cercles de fer , dont onse sert en plusieurs endroits de I’Al'ema-gne pour renfermer le vin & le conserverplusieurs années. F. Tonneau,TONNÉ.On trouvera, fur les foudres ou légresass,un mémoire détaillé, dans le tome VII desDescriptions des arts & métiers , par M.Bertrand , //2-4 0 , page 404.

FOUDROYANTE,adj. pris substan-tivement ( Artificiers. ) espece de fuséequi imite la foudre.

FOUE, (GéogJ d’autres écrivent F<x>iFuoa, Fua , ancienne ville de la baffeEgypte , fur le Nil , dans un terroir agréa-ble , à sept lieues de Rosette , & i6si. d’A-lexandrie. Long. 49. latit. 30.40. (D. J)

FOUET, fi m. se dit en général detout instrument de correction ; il y en »