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qu’avec Paide de l’humidité ; & un four-neau par sa nature n’est pas destiné à yêtre exposé : il est vrai qu’il a à essuyercelle du garni ; mais pour lors il est neuf,il la supporte mieux, elle n’est pas de lon-gue durée, & d’ailleurs on peut le vernirpour l’en garantir. On fait que le fer ré-siste long-tems au feu ; nous en avons ex-posé les raisons, article FiUX. Voye\auJfiPhlogistique & Réduction. A lavérité, le garni empêche que la carcasse dufourneau ne jouisse de cet avantage; maisil se trouve toujours de petites crevasses ,à travers lesquelles il se sait jour: au resteil est d’expérience que ces sortes de four-neaux font les plus durables, ils ne se cas-sent pas comme ceux de terre ; & on doitremarquer que les artistes les plus exercés ,tels que les Allemands, les préfèrent à tousles autres.Si l’on craignoit encore la rouille,malgré ce que nous venons de dire, onpourroit avoir recours au cuivre ; mais ilcoûteroit bien plus cher, & pourroit secalciner.
II y a des fourneaux dont la figure pa-rois être d’abord précisément le contrairede celle qui donne le feu le plus violent ;je veux parler de ceux de décoction, quifont en entonnoir : mais il ne faut pas ungrand feu pour faire bouillir de Peau, &en second lieu il faut qu’ils reçoivent unvaisseau large : cependant fi l’on considéré,comme on le doit faire, le fourneau avecson appareil, on verra que son ouvertureest réduite aux quatre registres ; ce qui cor-rige leur défaut apparent : je dis apparent ,& en effet il n’est que cela. Les fourneauxconiques font des efpeces de fourneauxelliptiques; ils donneroient certainementmoins de chaleur s’ilsétoient cylindriques,tout étant égal d’ailleurs, c’est-à-dire, s’ilsavoient une ouverture de même diamètrepour recevoir le même vaisseau , & si laquantité du charbon étoit la même. Onobserve qu’on les fait souvent trop élevésde foyer. Quoique la chaleur monte toutnaturellement ,& soit poussée en-hautparPair qui frappe'la grille, on ne doit paslaisser de faire un fourneau elliptique ouconique par le bas ; parce qu’il faut moinsd’aliment pour le feu , que la même quan-tité y est plus à l’étroit, & fait un tas plus
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élevé, ce qui est capital, & que le feu enest plus fortement réfléchi vers le haut.Enfin un fourneau de fusion doit être el-liptique , par la même raison que ceux dedécoction sont coniques. Je ne crois pasqu’on soit tenté de nier que le feu acquièrede nouvelles forces par l’augmentation dequantité, par la réflexion; il n’est ques-tion , pour appercevoir la vérité de ce sait,que de se rappeller qu’il est plus fort dansun fourneau qui ne prend point Pair parles côtés, que dans celui qui le prend ; &qu’un charbon seul perd peu à peu sonmouvement igné, pendant que ce mouve-ment se conserve entre plusieurs , & estd’autant plus rapide qu’il est entretenupar un plus grand nombre de corps qui sele communiquent &: se le réfléchissent.On sait que plusieurs fils d’archal liés en-semble comme une gratte-bosse & souf-flés vivement, se fondent. Ce feu réfléchide toutes parts, doit augmenter de viva-cité , par la même raison que quand il estanimé par plusieurs soufflets placés circu-lairement. Mais si le mouvement consti-tue faction du feu, comme il n’y a paslieu d’en douter , il doit y avoir quelquesendroits du fourneau où ce mouvementsera le plus considérable, comme à un cer-tain espace du foyer, au milieu ou à I’ex-trêmité supérieure du fourneau. Cetteconjecture est tirée du rapport que paroítavoir le feu qui y est contenu , avec celuide la lampe de l’émailleur : ne devroit-elle pas exciter les artistes à placer dansleurs fourneaux , à diverses distances del’aliment du feu , des vaisseaux contenantdes matières qui pourroient leur donnerde nouvelles lumières fur son action ?
Nous n’avons point examiné si le feuétoit plus fort par la structure des fout -neaux , qu’avec plusieurs soufflets. On netrouve point de comparaison là-destùsdansles auteurs, qui la plupart ont dit oui &non. Je crois qu’il n’est pas nécessaired’avertir que, si les soufflets ne peuventdonner un feu plus violent que celui quedonne le fourneau de M. [Pott par fastructure, il s’ensuit qu’il faut s’en tenir àcette derniere ; elle épargne les soufflets& leur embarras.
Mais les figures elliptiques & parabo-