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Tome XV.
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liques n’ont pas été feulement appliquéesaux fourneaux , Gauger en a encore faitusage pour ses cheminées ; il en a fait lesjambages paraboliques, ou en quart cfel-lipse , parce qu’il n’est question d’y réflé-chir la chaleur que vers leur partie infé-rieure , aíìn qu’eile entre dans la chambre:ainsi elles différent des fourneaux , en ceque ceux-ci contenant le vaisseau qui doitsubir faction d u feu, ils peuvent êtreconiques ou elliptiques par le bas, pourréfléchir la chaleur vers leur milieu. Cen’est pourtant pas qu’il n’y en ait auíîi dansle goût des cheminées, c’est-à-áire des pa-raboliques seulement par le haut ; mais ilsne doivent pas être auíîi bons, par les rai-sons que nous avons alléguées, quoiquel’air pousse le feu en-haut & supplée enquelque forte aux fonctions des courbes.Mais le tuyau des cheminées de Gaugerest trop large ; son contre-cccur devroitêtre parabolique comme fes jambages, fansqu’on pût craindre la fumée. Ses cheminéesfont imitées en quelque forte dans les che-minées à la Nanci , qui font en tôle &qu’on dit ne pas fumer, ce que je crois vo-lontiers. Leur tuyau est bien , en ce qu’iln’a guere qu’un demi-pied de long furquatre ou cinq pouces de large : mais sielles ont cet avantage fur celles de Gauger,en revanche elles ne font pas si bien parle devant, qui fait une hotte à peu prèsparabolique comme les côtés. Ce devroitêtre le derriere ; il est vrai qu’elles n’au-roient pas tant de grâce , mais ce qui estbon doit être beau. Les jambages parabo-liques de Gauger empêchent encore la fu-mée conjointement avec fes ventouses &son soufflet ; on pense bien que c’est parceque cette fumée est concentrée fur la flam-me , & en est brûlée en partie : c’est cequi doit arriver dans les cheminées à laNanci, dont le tuyau est encore plusétroit ; & je crois que cette ^méthode doitêtre admise , parce que ces fortes de che-minées peuvent encore chauffer considé-rablement par leur tuyau, qu’il faut pro-longer en tuyau de poêle.

Généralités ultérieures. II faut que lescorpuscules du feu , dégagés de leur com-binaison , passent à travers les pores du fer,d’un poêle par exemple, telsqu’ils sortent

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à peu près du charbon ; car on volt fur unpoêle & même fur un fourneau , le mêmefourmillement dans f air que fur un ré^chaud dont les charbons ou la braise fontà l’air libre. On peut s’aííùrer de ce phé-nomène , en fixant la vue fur un mur blan-chi , un peu au-dessus d u foyer qu’on vou-dra examiner ; on apperçoit un fourmille-ment qui fait vaciller la vue fur le mur,soit que la direction des rayons de lumièrequi en viennent soit troublée, ou que lavapeur qui en est la cause soit visible oufaste cette illusion. De quelque façon quecela soit, on appelle ce phénomène four-millement , parce qu’il paroît que la sensa-tion est la même à peu près que dans lamaladie qui porte ce nom. Enfin , qu’ellesoit due ou à l’air , ou au feu , ou à uneaction particulière de l’un & de l’autre,elle n’en existe pas moins, & este est mêmeplus visible , si le soleil éclaire l’endroit oùl’on fait I’expérience. Tout le monde con-noît l’effet qu’elle produit fur les spiralesqu’on attache aux poêles ; mais il faut qu’unchymiste sache que l’air qui monte aveccette vapeur, est autant de perdu pourl’intérieur de fes fourneaux : cet incon-vénient n’est jamais plus sensible que quandon en allume plusieurs les uns près des au-tres. Le feu y est en partie suffoqué, enconséquence de la raréfaction & de la lé-gèreté de l’air environnant. La chose aégalement lieu quand le soleil, sur-tout enété , éclaire l’endroit où le fourneau estsitué. On retient l’air qui est entraîné parcette vapeur, en fermant la cheminée &n’y laissant que le tuyau du fourneau , en-forte que tout l’air du laboratoire ne peutpaffèr que par son soupirail.

L’effet n’est pas toujours le même de lapart du même appareil, quoiqu’on gou-verne le feu avec la même exactitude : cesdifférences viennent de celle de l’athmof-phere ; car comme il est vrai, à n’en pou-voir douter, que tout charbon est d’autantplus animé que l’air est plus dense & lefrappe .avec plus de rapidité, ce qui estprouvé par le vent des soufflets, il est évi-dent que le feu des fourneaux fera beau-coup moins actif lorsque le rems fera chaud& mou , & que l’air de l’athmofphere feraplus léger. L amer remédie à cet inconvé-nient ,