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rite. Le village d’Agwood, dépendance deFrome , vit naître, en 1674, la célébréElisabeth Singer, plus connue fous le nomde madame Rowe 3 morte en 1737 * Long.15. 10. lat. 51. 2.0. (D. G.)
FROMENT, f. m.triticum, {Hifl. nat.bot.) genre de plante à fleurs fans pétales ,disposées par petits paquets arrangés enforme d’épi. Chaque fleur est composée deplusieurs étamines qui sortent d’un caliceécailleux, qui est le plus souvent garni debarbes. Le pistil devient dans la fuite unesemence oblongue, convexe d’un côté &sillonnée de l’autre : ces semences font fa-rineuses & enveloppées dans la baie qui aservi de calice à la fleur. Les petits paquetsde fleurs font attachés à un axe dentelé, &forment l’épi. Tourneíort, Infiit. rei herb.Voyez Plante. (I)
Froment , ( Economie ruftiq. ) c’estle plus pesant de tous les grains ; c’est celuide tous qui contient la farine la plus blan-che , de la meilleure espece, & en plusgrande quantité.
Destiné particulièrement à la nourriturede l’homme, son excellence le rend la ma-tière d’un commerce nécessaire qui ajouteencore à son prix. Foje\ Grains , e'co-nomie politiq.
M. de Buffon pense que le froment ,tel que nous l’avons , n’est point une pro-duction purement naturelle ; que l’exis-tence de ce grain précieux n’est due qu’âla culture & à une longue suite de soins.En effet on ne trouve point dans la nature ,de froment sauvage ; mais il n’y a encorelâ-desths que des expériences trop incer-taines pour que cette opinion probablesoit au rang des vérités reconnues.
Le grain de froment semé en terre ,germe & pousse plusieurs tiges hautes dequatre à cinq pieds, droites , entrecoupéesde trois ou quatre nœuds, & accompagnéesde quelques feuilles longues & étroites quienveloppent la tige juíqu’à six pouces del’épi.
Les épis placés au sommet de la tige sontécailleux , & forment un tiííii d’enveloppesdont chacune renferme un grain : ce grainest oblong , arrondi d’un côté, sillonné del’autre, & de couleur jaune.
On distingue plusieurs especes de fro~
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ment , la différence en est légere : quant àla forme du grain, elle fe fait remarquerprincipalement dans les épis. L’espece laplus commune & la meilleure est celle dontl’épi est blanchâtre , sans barbe, & seule-ment écailleux. Celle qui est connue sousle nom de bled barbu , n’est cependant pasnon plus fans mérite: on l’appelle ainsi ,parce qu’effectivement l’épi est couvert &surmonté de barbes, comme font les épisde seigle ; le grain en est ordinairementplus gros, la paille plus dure & plus colorée :on dit qu’il est moins sujet à verser ; maisla farine en est moins blanche que celledu bled fans barbe. Le bled de Smyrne,ou bled de miracle, produit plusieurs épisassemblés en bouquet au haut de la tige. IIa quelques avantages, & encore plus d’in-convéniens.
On seme tous ces grains en automne ;ils levent, & doivent couvrir la terre pen-dant l’hiver : on les appelle bleds d’hiver ,pour les distinguer d’une autre espece defroment qu’on seme au printems , & quiest connue fous le nom de bled de mars.11 est communément barbu ; mais on envoit aussi qui est fans barbe.
Ce bled , trop délicat pour soutenir defortes gelées, mûrit dans les années favo-rables , en mème rems que celui qui a passeP hiver. En général, il produit beaucoupmoins de paille, & un peu moins de grain ;il manque souvent : cependant c’est uneressource à ne pas négliger dans les terresargilleufes, St dans celles que les pluiesd'hiver battent aisément.
Quelle que soit l’espece du froment , laculture en est laméme ; & c’est à cette cul-ture que nous devons principalement nousarrêter.
On fait qu’avant de confier le bled à laterre, on la laisse reposer pendant uneannée, quis’emploieen préparations ; ellesont trois objets , d’ameublir la terre , del’engraisier, & de détruire un nombre in-fini d’insectes dangereux & de mauvaisesherbes.
On remplit le premier objet par les la-bours ; le second , par les fumiers, les ter-res , &c. le troisième, en faisant brouterpar les troupeaux les herbes qui y renais-sent continuellement. Voye\ AGRICUL-